Etes-vous conscient du malaise que provoque Vil romance sur le spectateur ?
Je filme des tragédies. C’est un genre qui, selon les anciens, fait évoluer le spectateur. L’évolution a toujours un prix, et les gens n’ont pas toujours la volonté de le payer. Dans ce cas, le film les dérange, mais ça m’importe peu. Ils ne devraient pas regarder mon long-métrage mais des comédies ou des programmes télévisés. Si je ne suis pas un réalisateur pour eux, ils ne sont pas un public pour moi. Je crois en l’évolution du spectateur, au fait qu’il veuille voir des choses vraies. Je suis fatigué des films tièdes et manipulatoires.