Bertrand Tavernier : En voyant Villa Amalia que j’ai beaucoup aimé, j’ai pensé à Michael Powell disant de Selznick : « Il voulait comprendre, tout comprendre, même ce qui devait ne pas être compris, juste ressenti. »Le film joue de manière forte et incisive sur le rapport mystérieux entre ce qui doit être compris et ce qui doit être juste ressenti. Et l’on a même l’impression que ce que l’on ressent visuellement, émotionnellement, vous éclaire tout à coup, vous permet de comprendre. Quand on se lance dans un tel projet, est-ce qu’on peut déterminer, esquisser, séparer ce que l’on doit ressentir et ce qu’il faut comprendre ?