Rencontre
D’abord, il faut remonter à ma découverte de
Calvaire, que j’ai vu à Cannes et qui m’a frappée. Il y avait la cruauté de l’absence, du manque de tout : physique, mental, sexuel. Le film avait une façon d’exprimer ce manque jusqu’à l’insupportable. En sortant de la salle, j’avais envie de rencontrer l’auteur. Longtemps après, le scénario de
Vinyan est arrivé, de façon un peu chaotique. Fabrice n’avait pas encore trouvé son interprète, il hésitait entre une française et une anglaise. J’ai retrouvé dans le script, certaines des choses qu’il y avait dans
Calvaire. Mais un sujet pareil, on ne peut pas le faire avec n’importe qui. Chez Fabrice, il y a une sorte de folie, d’overdose et en même temps une grande pudeur.