Violette et Mr B.

Violette et Mr B.

Un film de , avec , Margaret Illman, Lucia Lacarra...
- Durée : 1H25 mn
Sortie en salles le 19 Décembre 2001
Spectateurs

Résumé du film

Tourné à l'Opéra de Paris.

VIOLETTE VERDY

Violette Verdy peut compter parmi ses titres de gloire d'avoir été comédienne célèbre à quinze ans comme partenaire de Jean-Louis Barrault pour la création de "Malatesta" de Montherlant, puis aussitôt étoile de la Danse avec Roland Petit ("Le Loup", Dutilleux). George Balanchine l'invita en 1958 au N.Y.C.B. où elle créera ses ballets "Tchaikovski Pas de deux", "Jewels", "Liebeslieder Walzer", "Sonatine" entre autres chefs-d'œuvres et où Jerome Robbins règle pour elle "Dances at a gathering", "In the night"…

Elle fut nommée par Rolf Liebermann Directrice de la Danse à l'Opéra de Paris (1976) puis regagna les Etats-Unis d'où elle rayonne pour transmettre ici et là la bonne parole, le "beau geste" de son maître, Mister B. ainsi que le désigne, avec vénération, le monde du ballet.

Trente ans après, c'est ce néo-clacissisme balanchinien (avec une incursion vers Robbins) qui est la matière première de mon film, sous forme de "classes de maître" que Violette Verdy administrera à propos des ballets cités plus haut à des danseurs de haut niveau pour qu'ils accèdent à la "Balanchine touch" dont elle connaît les secrets de première main.
Comme dans mes précédents films, ces séquences de "Mémoire pour le XXIème siècle" sont mêlées de récits biographiques in-situ ainsi que d'extraits d'archives illustrant le propos.


VIOLETTE ET MISTER B. : INTENTIONS ET AVEUX

Depuis plus de dix ans, ayant quitté le cinéma de fiction, j'ai abordé, profil bas, au continent plus aride du documentaire d'art où je ressasse, film après film, un Essai toujours recommencé, jamais conclu sur les arcanes de la Danse.

Pourquoi la Danse ? Sur scène le danseur est inscrit dans un espace et dans une durée qui lui appartiennent et que le cinéma le plus souvent anamorphose et trahit ; il y est un degré d'émotion que module le spectateur et il est presque impossible à la caméra de restituer ces paramètres, de rendre justice à ce saut périlleux dans la beauté à chaque fois unique et aléatoire.
Par contre, ce dont la caméra peut témoigner, c'est tout le travail qui précède et que réclame la performance ; ces heures, ces années de recherche pour provoquer l'étincelle d'une minute de spectacle. Balletomane attentif, on a pu assister à des carrières de ballerines (vingt ans au plus) où le style arrive à sa perfection au moment où le physique la trahit. Arrive alors pour les plus généreux le temps de la transmission du savoir. Et c'est là mon sujet, sans cesse repris pour jeter un pinceau de lumière sur tel style, telle chorégraphie, illustrés au plus haut niveau.

Son travail, le danseur l'exerce parfois seul, ou avec ses partenaires, ses chorégraphes mais surtout avec ses maîtres. C'et avec ces derniers que l'œil du cinéaste est le plus comblé. On assiste là à un enfantement, possession du gourou et dépossesion de légataire. Car ces maîtres ont été aussi des étoiles, c'est-à-dire des élèves d'autres maîtres. Ils "passent" comme au jeu du furet. C'est cela la Danse.

Un ballet comme "Giselle" ne s'est jamais appris dans un livre mais par transmission orale et gestuelle de génération en génération et un œil fervent de cinéaste peut apporter quelque chose à cette transmission.
Dans le cas de VIOLETTE ET MISTER B., il s'agit de tout un pan que je n'avais pas encore exploré de la danse du Xxème siècle, le néo-clacissisme de George Balanchine et de Jerome Robbins.
Violette Verdy a été ravie au cheptel des étoiles européennes par un Balanchine soucieux d'apporter à sa troupe du New-York City Ballet une touche de "gallicity" comme il disait lui-même. La "french one" a donc inspiré au Maître quelques-uns de ses ballets majeurs, "Tchaikovski Pas de deux", "Emeraudes", "Liebeslieder Walzer", "Sonatines". Entretemps, Robbins, chorégraphe-adjoint au NYCB, la débauche pour créer "Dances at a Gathering", "In the night"."



L’AVIS DE LA PRESSE :

CinéLive:
" Ce film constitue une merveilleuse initiation pour qui voudrait percer - un peu - le sens et comprendre la grâce codée de la danse, si difficile d'accès "
(article entier disponible dans Cinélive n°53, page 68)

Télérama :
" Pirouettes autour d'une ballerine chère à Balanchine."
(article entier disponible sur le site de Télérama)
Nationalité : France
Duree : 1H25 mn
Sortie en salles le 19 Décembre 2001
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