« Je crois que mon premier film est
Viva Zapata, tous ceux qui sont avant, je ne les aime pas. De tous les films que j'ai faits, c'est sûrement un de ceux qui me sont le plus chers » dira à plusieurs reprises le réalisateur.
« Il y a beaucoup de choses à l'origine de
Viva Zapata, mais ce fut d'abord mon idée. J'étais allé dire à Steinbeck que je pensais à cet homme. Et John s'empara soudain du projet avec vigueur, cela l'intéressait. Mais il y avait quelque chose de plus profond et peut être d'à peine conscient chez nous : nous cherchions tous deux une façon d'exprimer ce que c'était d'être de gauche et progressiste tout en état antistalinien. Je crois que quelque part au fond de moi j'avais toujours cherché un sujet comme ceux des grands films soviétiques que j'aimais dans les années 30. J'avais depuis 1935 l'idée de faire un film sur Zapata, depuis que j'avais entendu parler de lui au cours d'un voyage à Mexico. Son dilemme tragique nous intéressait : une fois qu'on a pris le pouvoir grâce à la révolution, que faire du pouvoir et quelle sorte de structure construire ? »