Après la guerre du Vietnam, c’est une autre forme de guerre que filme
Oliver Stone, celle que se livre, chaque jour dans le monde, les acteurs de la haute finance. Avec “Wall Street”, Stone s’attarde sur la corruption et le rapport de l’être humain à celle-ci. Dénonciation de l’affairisme et des yuppies des 80’s, “Wall Street” est sorti en 1987, l’année du Krach boursier mondial.
Michael Douglas y tient ici le meilleur rôle de toute sa carrière (Warren Beatty était d’ailleurs le choix initial de Stone). Pourtant, sur le tournage, les relations entre Stone et Douglas étaient tendues, le réalisateur reprochant à l’acteur un manque de réalisme dans son incarnation de Gekko. La rumeur raconte ainsi que si le fameux discours “Greed is Good” qu’entame Douglas au beau milieu du film est si bon, c’est parce que l’acteur était animé par la colère qu’il entretenait envers Stone. Mis en scène tel un film de guerre, “Wall Street”, est un pur thriller financier solide et désarmant. Pour beaucoup, “Wall Street” est non seulement le meilleur film de Stone, mais aussi son plus personnel car celui qui expose le mieux les démons du réalisateur (le mal, l’argent, le mensonge, la corruption, l’idéalisme, etc.).