Musique techno, images flashs et montage rapide… dès le générique le ton du film est donné. C’est parti pour une heure trente d’images, d’action, d’humour, et bien sûr d’émotions… cocktail assaisonné à la sauce Besson / Krawczyk / Reno, le tout expatrié au Japon.
C’est dans ce choix du pays du soleil levant que réside le point fort du film. En effet, les excentricités locales y sont relativement bien mises en valeur : couleurs flashantes des rues, jeux vidéo, langue, etc. apportent au film un rythme nouveau et entraînant.
Autre point positif : la vision des
flics a nettement évolué par rapport aux précédentes productions Besson. Ils ne sont plus bêtes et méchants. Le réalisateur décline le
flic à travers trois personnages (Van Eyck, Hubert et Maurice) qui sont, pour le coup, assez bien construits et intéressants. Il en est de même pour le reste de la distribution, elle aussi orientalisée avec la présence de
Ryoko Hirosue (jeune comédienne japonaise qui joue tantôt dans un français phonétique réussi, tantôt dans un japonais très
speed).
Tout ceci nous fera sans doute oublier la faiblesse d’un scénario bâclé, lourd de raccourcis et d’invraisemblances, ainsi que les scènes d’action, peu travaillées et assez vite expédiées pour la plupart d’entre elles.
Wasabi est un bon film divertissant, mais ne vous fera sûrement pas autant d’effet que la Wasabi power, la petite moutarde qui monte au nez…
Amélie Chauvet