« Nous voulions faire depuis longtemps un film d’horreur intellectuel, qui ne reprendrait pas le schéma essoufflé des classiques de la Hammer.
Anthony Shaffer
Le statut d’ovni culte de
The Wicker Man, mérité, doit autant à ses qualités filmiques qu’à sa « légende » où se mêlent rumeurs et anecdotes étranges. Rod Stewart aurait-il vraiment cherché à en racheter toutes les copies pour cacher la plastique exposée de sa compagne
Britt Ekland ?
L’homme d’osier brûlé - le Wicker Man du titre – a-t-il autrement existé que dans le récit de Jules César ? Ce film est-il responsable d’un renouveau néo-païen en Grande-Bretagne ? Ce qui est en revanche certain, c’est que
Christopher Lee le considère comme son meilleur film et que le négatif original a été égaré et littéralement « enterré ». Si un critique a pu le qualifier de «
Citizen Kane des films d’horreur »,
The Wicker Man est un fillm minimaliste, davantage horrifique dans son ton que dans sa forme. C’est aussi une comédie musicale faussement bucolique, un conte cruel symbolique, un manifeste pop-hippie et un cours de religions comparées. Oui, tout cela en même temps !