Résumé du film World Trade Center11 septembre 2001 : une chaleur étouffante règne dès le lever du jour dans les rues de New York. Will Jimeno, du Port Authority Police Department, se demande s’il ne va pas prendre un jour de congé pour s’adonner à la chasse à l’arc. Il choisit finalement de se rendre au travail et rejoint le sergent John McLoughlin, alors que celui-ci et ses collègues du PAPD commencent leur tournée quotidienne dans les rues de Manhattan. Une journée banale qui commence comme tant d’autres…
Sitôt l’alerte donnée, cinq policiers, dont McLoughlin et Jimeno, se rendent au World Trade Center et s’introduisent dans les Tours Jumelles. McLoughlin et Jimeno survivent par miracle à l’effondrement des gratte-ciel. Ils se retrouvent piégés sous plusieurs tonnes de béton, de charpentes métalliques tordues, de verre et de gravats. À défaut de contact visuel, ils peuvent s’entendre, et pendant douze heures, se soutiennent l’un l’autre sans relâche, en dialoguant sur tout ce qui donne un sens à leur vie et peut les aider à traverser cette épreuve : leurs familles, leurs carrières, leurs espoirs…
C’est leur histoire que raconte World trade center, ainsi que celle de leurs épouses, Donna et Allison, de leurs enfants et parents. Le film relate aussi l’improbable quête de l’ex-Marine Dave Karnes, qui découvre les deux hommes dans les ruines et parvient à les sauver douze heures plus tard, avec le concours de dizaines de pompiers, policiers et infirmiers new-yorkais… 15 vidéos : World Trade CenterGalerie Photos : World Trade CenterLes avis sur le film World Trade Center
Notre critique : World Trade Center -
Comme Au Cinema

Too Much
Si les vingt premières minutes de World Trade Center d’ Oliver Stone présentées au dernier festival de Cannes pouvaient être alléchantes, elles furent vite éclipsées par la projection, quelques jours plus tard, du Vol 93 de Paul Greengrass. Et c’est finalement un sentiment de grande déception que l’on ressent aujourd’hui à la vue de la totalité du film de Stone.
Le réalisateur, pourtant aguerri à la scénarisation et à la mise en scène d’histoires tirées de la réalité – Les Doors, Jfk, Nixon, Alexandre – opte pour un parti pris (très) grand public et un sentimentalisme exacerbé pour nous livrer sa vision de la tragédie du 11 septembre 2001.
World Trade Center le film nous raconte l’événement à travers l’expérience – réellement vécue – de deux policiers de New York, qui se retrouvent coincés dans les décombres des tours jumelles alors qu’ils étaient parti les évacuer. Le postulat de départ semblait précis et la signature Stone pouvait nous laisser envisager un bon film tragique. Mais World Trade Center est en fait un film ultra-patriotiste et, au-delà, ultra-conservateur. « Famille je vous aime » « Patrie je vous aime »… Autant de phrases qui auraient pu servir de sous-titre au film. Les seuls passages réussis, poignants, sont ceux directement en phase avec la réalité. On sait que l’effondrement des tours, la stupeur des familles ou le courage des sauveteurs sont des choses vécues, et par là même émouvantes. Mais rien de plus. Aucune originalité dans le traitement des faits, des images, des sentiments.
Oliver Stone insiste lourdement sur le côté familial – la femme et les enfants qu’on laisse orphelins – pour nous faire prendre conscience du degré dramatique de l’événement. Il n’en avait vraiment pas besoin. Et plus le film avance sous nos yeux, plus on se dit qu’il sera difficilement sauvable. Le réalisateur ne nous épargne en effet aucun cliché : le couloir blanc avec Jésus au bout alors que Jimeno est prêt à mourir, l’ex-Marin qui se réengage pour sauver sa patrie, la femme enceinte qui attend désespérément de savoir si son mari est vivant & les répliques comme seuls les Américains savent si bien les écrire. Un petit florilège ?
« Je ne t’ai pas aimé autant que je le devais »… « C’est grâce à ton amour que je suis toujours vivant »… « J’ai vu Jésus… il avait une bouteille d’eau à la main »… « Nous sommes des Marins, et vous êtes notre mission »… « Il va falloir des hommes courageux comme moi (dixit le marin) pour venger tout ça »
Vous voilà donc avertis. Vous connaissez l’histoire, vous savez le traitement qu’ Oliver Stone lui a réservé... Un Oliver Stone que l’on a connu plus partisan que cela, comme s’il était totalement hypnotisé par l’événement qu’il raconte.
Si vous aimez un brin les œuvres originales, jouissant d’une certaine touche artistique et ne reposant pas uniquement sur des faits, préférez mille fois Vol 93 de Paul Greengrass, sorti en salles en juillet dernier et qui devrait être disponible en dvd dans le courant du 1er trimestre 2007.
Amélie Chauvet
Critiques : World Trade Center -
Metro (le pour)

" (…) Sa force est de raconter une histoire pleine d’espoir sans sous-estimer la gravité des évènements. "
Daniel Holloway (article entier disponible sur le site de Metro).
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Télérama (le pour)

"On comprend ce qu’il y a de paradoxal à recommander un film au nom de ce qu’il n’est pas, des pièges qu’il évite, mais World Trade Center est une œuvre qui, vu son sujet, est étonnamment mesurée et modeste."
Aurélien Ferenczi (article entier disponible sur le site de Télérama)
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Positif

" (…) Une œuvre riche, originale, déstabilisante, à la fois monstrueuse et profondément émouvante. "
Adrien Gombeaud (article entier disponible dans Positif n°548, page 28)
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Télé7Jours

" Et l’émotion sincère et légitime de rimer parfois avec trémolos, grandiloquence et envolées patriotiques. "
Julien Barcilon (article entier disponible dans Télé 7 Jours n°2417, page 134)
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Elle

" Une surenchère de sentimentalisme portée par un travail sur le son remarquable, et ce sera notre unique compliment. "
Françoise Delbecq (article entier disponible dans Elle n°3168, page 56)
Caractéristiques du DVDImage : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 2.35 optimisée
Son : Dolby Digital 5.1 Surround Anglais, Français, Espagnol, Italien.
Sous-titres : Français, Anglais, Allemand, Néerlandais et 2 autres langues Anglais pour sourds et malentendants.
Bonus :
Version simple :
- Commentaires de Will Jimeno et de 3 des survivants
- Commentaires d' Oliver Stone
- 9 scènes inédites avec commentaire du réalisateur
Version double DVD Collector :
- Making Of
- Sacrifices
- Reconstruire Ground Zero
- Effets spéciaux
- Le New York d' Oliver Stone
- Bande annonce
- 4 spots TV
- Galerie photo Notes Techniques| Son | Image | Packaging | Menu | Bonus |
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| 3/5 | 3/5 | 2/5 | 3/5 | 4/5 |
Test DVD
Pour tous les amateurs d’ Oliver Stone qui avait été un peu déçu par son dernier projet centré sur les événements du 11 septembre 2001 – laissant alors de côté son aura de réalisateur politique pour tomber dans le mélodrame – ce dvd vous réconciliera peut-être avec le film. Le making of offre à World Trade Center un nouveau visage. L’impressionnante recherche du détail que ce soit dans la reconstitution de l’histoire des héros ordinaires ou dans la complexité dantesque de la construction des décors permet de remettre en perspective le travail de Stone sur ce projet.
L’entreprise de vérité et de réalisme, apparente à l’écran, est d’autant plus forte dans les bonus que les spectateurs découvrent les vrais hommes qui ont vécu cette terrible journée. L’alliance de ces deux survivants du 11 septembre avec l’équipe du film enrichit le jeu des acteurs. Le côté mélodramatique que l’on pouvait reprocher à World Trade Center en sortant de la salle apparaît ici comme une réelle expression de vie. Par les interviews des deux hommes racontant l’enfer de cette journée et des deux ans de guérison physique nécessaires, les événements du 11 septembre prennent plus de vie que dans le film et apportent une émotion bien différente puisque plus intime et moins Hollywoodienne ( Nicolas Cage est forcément de trop dans ce film exaltant la force de l’homme ordinaire). L’interview qu’ Oliver Stone donne à David Lean permet aussi de retrouver l’homme politique que l’on apprécie. En présentant un film apolitique, le réalisateur met en scène ce jour où les Etats-Unis ont été touché physiquement, un mardi où il n’était pas question de politique mais de devoir, de sauvetage et d’amour. La politique est arrivée après et Oliver Stone n’a pas dit son dernier mot à ce sujet…
C’est avec intérêt que l’on découvre aussi une visite de New York orchestrée par les souvenirs d’enfance d’Oliver Stone. Malgré son amour par cette ville, son propos est sombre. À la différence d’un Woody Allen qui sublime sans cesse cette « Big Apple » qu’il voit comme un village à préserver, Oliver Stone se rappelle des frontières indépassables entre les différents quartiers, les quelques années d’opulence mais aussi et surtout les failles de sa famille : la solitude d’être enfant unique et l’incompréhension du divorce de ses parents. Une interview très intime qui présente le réalisateur de toute sa complexité, son envie de partir au Vietnam puis son désir d’en retracer l’absurdité dans ses films, son amour pour les Etats-Unis qui passe toujours par la déception que l’image rêvée est toujours fissurée par la dure réalité.
Bien que l’on aurait aimé un film moins conventionnel de la part d’un réalisateur comme Stone, World Trade Center est l’expression d’un drame trop humain et gagne réellement a être revu avec ces compléments d’informations. Marine Bedaux Présentation des 20 premières minutes du film à Cannes !Comme Martin Scorsese l’avait fait il y a quelques années pour Gangs Of New York, Oliver Stone était présent sur la croisette pour proposer au public les premières images de son nouveau (et très attendu) film World Trade Center, avec entre autres Nicolas Cage et Martin Sheen. Mais quelle ne fut pas la frustration des spectateurs de ne voir que les vingt premières minutes du film : Quelles vingt minutes ! On y voit New York se réveiller le 11 Septembre 2001, Martin Sheen aller faire son travail de policier après avoir embrassé ses enfants tandis que Nicolas Cage démarre sa journée de pompier. Les différents quartiers de New York se réveillent comme tous les jours jusqu’au crash de l’avion (que Stone ne montre que par le biais de l’ombre d’un avion qui passe). Notes de Production«Will et moi avons une dette à l’égard de tous les hommes qui ont perdu la vie le 11 septembre», déclare le sergent John McLoughlin du Port Authority Police Department. «À travers notre histoire, ce film raconte leur sacrifice, et je sais que les auteurs de World Trade Center ont tenu à les honorer avec tout le respect qui leur est dû.»
«John et moi sommes des gens simples, issus de familles américaines on ne peut plus ordinaires», dit pour sa part Will Jimeno. «Beaucoup d’Américains moyens donnèrent ce jour le meilleur d’eux-mêmes. Je suis fier de les représenter.» Nicolas Cage interprète John McLoughlinMichael Shamberg :
« Oliver s’est laissé guider par son instinct, et il est tombé juste à tous les coups. Nous avons obtenu pour chaque rôle le comédien qui figurait en tête de nos listes, car tous les acteurs avaient un profond respect pour le sujet et voulaient y être associés.»
McLoughlin est un homme élancé, laconique, qui impose d’emblées on autorité et son intégrité. Stone choisit pour l’interpréter Nicolas Cage, comédien assurément plus expansif que son modèle et généralement apprécié pour l’intensité de son jeu. Cage devrait jouer cette fois plusieurs tons «en dessous» pour restituer le sang-froid et la détermination inébranlable de McLoughlin. Stone l’en jugeait parfaitement capable, et trouvait de l’intérêt à ce «contre-emploi». Michael Pena interprète Will JimenoMichael Pena est un jeune comédien à l’avenir prometteur, déjà remarqué dans CRASH et les séries The Shield et Les Experts. Désigné pour interpréter Will Jimeno, il s’est engagé dans la préparation du rôle avec une détermination qui ravit Stone.
Oliver Stone :
«J’ai poussé Michael à fréquenter Will ainsi qu’à se muscler pour faire siennes les attitudes et la démarche très machos de son personnage. Il s’yest attelé avec enthousiasme, et, bien qu’il soit physiquement moins imposantque Will, il a très bien capté son humour et sa générosité. Michaelest moins direct, moins ostentatoire que Will, mais il a vraiment cerné sa personnalité.» |
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