Zodiac se concentre sur un sadique sexuel qui a terrorisé la Californie du Nord dans les années 70.
Cette histoire, inspirée d'un fait réel, a défrayé la chronique. En effet, un tueur en série - 22 meurtres à son actif - provoque la police en lui envoyant des lettres. Dès lors, trois personnes entreront en scène, bien décidées à mettre un terme aux agissements du "serial killer". Durant l'enquête, 2500 personnes furent suspectées, mais le mystère sur son identité reste entier car celui-ci n'a jamais été retrouvé...
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Les avis sur le film Zodiac
Impressions Cannoises : Zodiac
Comme Au Cinema
C’est sa première fois à Cannes. Rien que pour ça, on a tous la pression pour lui. Pire : il se pointe avec un film de 2h30 sous le bras dont tout le monde, ou presque, connaît déjà la fin. La pression, on vous dit !
Parce qu’il est vrai, il faut bien l’avouer, Fincher, c’est un peu notre chouchou : l’orfèvre de l’image fâché avec les sujets simples (et qu’importe que certains le taxent d’ « esbroufe »), le surdoué ultra archi copié.
Cette fois, le malin nous provoquerait presque tant son Zodiac sent le projet aussi casse-gueule que génial : une histoire vraie, un serial killer impuni ayant traumatisé l’Amérique des 70’s, des vies brisées, un casting trop beau pour être vrai… Ça sent le soufre… ou le coup de maître.
Verdict ? Encore une fois, le réalisateur surprend et balance, au passage, la première claque du Festival.
Une mise en scène au couteau (qui s’en étonnerait ?) dont la sobriété masquerait presque la virtuosité (les prouesses techniques s’impriment dans la rétine sans qu’on en soit même conscient), une direction d’acteurs insultante de justesse servant un scénario d’une densité effrayante pour le grand écran, une vraie bande son comme on les aime, etc.
Ah non, c’est sûr, sur ce coup-là, David Fincher ne s’est pas loupé. Passé maître en suspense, il nous fait traverser décennies et crimes, enquêtes et désillusions avec une simplicité radicale. Jouant sans arrêt la balance entre thriller, slasher, film d’investigation ou long-métrage psycho-sociologique, le réalisateur de Seven s’attaque directement à notre intellect comme à nos peurs les plus primaires. On ne peut que l’en remercier. Tensions, frustrations, obsessions, la plongée est passionnante.
Décidemment, cette année sur la Croisette, la barre est haute. Très haute…
Au suivant !
" Zodiac est peut être le meilleur film de David Fincher à ce jour. Le réalisateur (…) met en scène la traque interminable de l’un des plus célèbres tueurs en série de l’histoire des États-Unis "
J. V. (article entier disponible dans Metro du 16/05/2007)
Télé7Jours
" Entrecroisant les personnages et les intrigues au son d’une formidable musique d’époque, il livre une œuvre fascinante (…) "
Philippe Ross (article entier disponible dans Télé7Jours n°2451, page 130)
20 Minutes
" Une maestria qui pourrait lui valoir un prix, pour sa première apparition à Cannes en compétition officielle "
C. Vié (article entier disponible sur le site de 20 Minutes).
VSD
" David Fincher (…) tire un film dense impressionnant de minutie et de rigueur."
Olivier Bousquet (article entier disponible dans VSD n°1551, page 61)
Le Nouvel Observateur
" Le film est brillant, long, dispersé entre plusieurs personnages, mais la mise enscène est d’une rare maîtrise. "
François Forestier (article entier disponible dans Le Nouvel Observateur n°2219, page 120)
" David Fincher a gagné son pari avec Zodiac ! Pendant près de trois heures, il passionne le spectateur (…). Les familiers de « l’affaire du Zodiac » seront sans doute particulièrement bluffés par l’exactitude de la reconstitution. "
Caroline Vié (article entier disponible dans 20 Minutes du 17/05/2007)
Les Inrocks
" Jubilatoire, angoissant, souvent drôle, bien écrit, splendidement et magistralement dirigé, Zodiac sera sans aucun doute l’un des évènements les plus réjouissants du Festival de Cannes. "
J.-B.M. (article entier disponible dans Les Inrocks n°598, page 29)
Le Point
" Au-delà de l’enquête minutieusement reconstituée, ce sont donc les ravages qui l’interessent Fincher a réalisé un grand film crépusculaire "
François-Guillaume Lorrain (article entier disponible dans Le Point n°1809, page 106)
Télérama
" Le récit (…) s’impose au spéctateur, témoin et enquêteur, entraîné, presque malgré lui dans l’effort de rassembler, synthétiser les fragments épars."
Aurélien Ferenczi (article entier disponible dans Télérama n°2992, page 52)
Paris Match
" Sollicité davantage par la réflexion que par l’action, le spectateur se trouve partie prenante de cette enquête quasiment ésotérique… "
Alain Spira (article entier disponible dans Paris Match n°3026, page 42)
Image : DVD 9 - 16/9 compatible 4/3 – Format 1.85 Son : Dolby Digital 5.1 Anglais, Français Sous-titres : Français, Anglais, Néerlandais
Bonus :
- Des bandes annonces
- "This is zodiac":making of (27m)
- Promotion HD/BD
Notes Techniques
Son
Image
Packaging
Menu
Bonus
4/5
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Test DVD
Après seulement six films, David Fincher n'a plus rien à prouver à personne. Seven ou Fight Club l'ont érigé au rang de réalisateur prodige, Zodiac le confirme aujourd'hui. Inutile donc de préciser que c'est avec un plaisir non négligeable que l'on découvre ce DVD… Mais avant de commencer, précisons que les amateurs de bonus ne trouveront pas leur bonheur dans cette édition - mais David Fincher ne les a pas oublié pour auatnt, puisqu'il prépare une édition director's cut remplie de suppléments pour 2008 !
Pas de panique pour autant, ce coffret a toute sa place dans votre DVDthèque. Certes, les menus sont vraiment (vraiment) très simples, mais le rendu du film est très réussi. (Ne soyez pas choqués par les points blancs et autres griffures au début du long-métrage, c'est normal !) Par la suite, les images sont très nettes, très sombres bien sûr mais joliment contrastées et très agréables. Pareil pour la bande-son, avec un 5.1 à vous mettre les choquottes dans votre canapé... Le pied. Côté supplément, un seul making-of à se mettre sous la dent, donc, mais plutôt réussi : 27 minutes à suivre l"équipe pour mieux connaître les dessous du film, de l'affaire (Robert Graysmith, et les vrais flics chargés de l'enquête témoignent aussi). Un reportage qui permet aussi de mieux connaître le réalisateur, sa ténacité, son envie, ses règles à suivre… On peut donc dire que les éditeurs ont privilégié la qualité à la quantité, et finalement, ce n'est pas plus mal. Un beau coffret donc, pour un film à ne pas manquer.
2 février 2005 David Fincher, le réalisateur de Fight Club a annoncé son envie de tourner ZODIAC, un thriller inspiré des livres de Robert Graysmith. Après le tueur aux péchés capitaux de Seven, le cinéaste s'attaque donc au sadique sexuel qui a terrorisé la Californie du Nord dans les années 70. Cette histoire est inspirée d'un fait réel. Durant l'enqûete, 2500 personnes ont été suspectées d'être le Zodiac, un serial killer qui n'hésitait pas à envoyer des lettres de provocations à la police. Mais le mystère sur son identité reste entier, celui-ci n'a jamais été retrouvé, il se pourrait même qu'il soit encore en vie.
«Dans mon quartier, les gosses de mon âge en avaient une peur bleue. Allait-il se pointer au bout de la rue, se glisser dans la cour de notre école, monter dans notre bus ? Chacun redoutait le Zodiac», se souvient David Fincher.
Pour Fincher, comme pour tous ceux qui grandirent au début des années soixante-dix, l’insaisissable tueur connu sous le sobriquet de Zodiac, cristallisa à lui seul les pires terreurs de l’enfance.
Les auteurs et créateurs du film nouèrent une étroite collaboration avec Bryan Hartnell et les policiers chargés de l’enquête pour comprendre ce qui s’était passé le 27 septembre 1969, au Lac Berryessa.
L’inspecteur Ken Narlow, qui avait alors grade de sergent, est aujourd’hui à la retraite, mais en contact suivi avec le bureau du shérif de Napa, en tant que consultant sur le dossier Zodiac :
Zodiac couvre plusieurs époques sans donner pour autant dans le «film d’époque». Évitant le piège de la reconstitution, Fincher et ses collaborateurs optèrent pour un maximum de sobriété : «Je ne voulais pas d’un pastiche visuel, d’un ersatz de «Starsky et Hutch», d’un kitsch à la sauce seventies. Par souci d’authenticité, j’ai incorporé aux décors le genre de meubles ou d’accessoires quasi intemporels qu’on se transmet de génération en génération, et qu’on trouve chez tout le monde. C’est clairement le cas dans l’appartement de Robert. J’aurais pu faire passer plus de Volkswagen dans le champ, mais je pense que nous avons donné une bonne re- présentation de l’époque, même si elle n’est pas techniquement irréprochable. La musique, de toute manière, mettra le spectateur sur la voie.»