Zulu
Interdit aux moins de 12 ans
Genre : Thriller - Durée : 1H45 mn
Sortie en salles le 04 Décembre 2013 - en VOD/DVD le 18 Avril 2014
Presse
Spectateurs

Résumé du film

Dans une Afrique du Sud encore hantée par l'apartheid, deux policiers, un noir, un blanc, pourchassent le meurtrier sauvage d'une jeune adolescente. Des Townships de Capetown aux luxueuses villas du bord de mer, cette enquête va bouleverser la vie des deux hommes et les contraindre à affronter leurs démons intérieurs.

Nationalité : France
Duree : 1H45 mn
Sortie à la Vente en VOD/DVD le 18 Avril 2014
Sortie en salles le 04 Décembre 2013
Année de production : 2013
Présenté en Sélection Officielle, Hors compétition au Festival de Cannes le 26 Mai 2013
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En savoir plus sur Zulu

Entretien avec Jérôme Salle, réalisateur et coscénariste

Commençons par le festival de Cannes : vous êtes un jeune réalisateur, Zulu n'est que votre quatrième film...Comment vivez-vous ce moment unique de clôturer le plus grand rendez-vous mondial du cinéma ?
Ce serait mentir de dire que je ne me sens pas stressé. Ça donne le sentiment que tout va se jouer en une projection ! Il y a l’idée d’un verdict immédiat... Mais je suis très fier d’aller à Cannes avec Zulu. La fierté l’emporte sur le stress.

Est-ce que l'aventure Zulu est directement liée à celle de Largo Winch 2, qui était déjà une production internationale ?
Oui et non. Les deux films sont tellement différents. En sortant de l’expérience , j’avais à la fois l’impression d’avoir progressé, d’avoir emmagasiné beaucoup d’expérience, tout en étant frustré parce que le film ne me ressemblait pas vraiment et que les autres ne percevaient pas ce que je pouvais et ce que j’avais envie de faire. Il me fallait absolument un projet plus personnel. C’est à dire trouver une histoire qui me touche et la raconter avec un style qui me ressemble.

Et ce projet-là démarre avec le roman de ?
J’étais en train de finir le tournage de Largo Ii et mon monteur, Stan Collet, m’a parlé du livre de Caryl en me disant que le producteur, , avait acheté les droits, qu’il cherchait un réalisateur et que, d’après lui, ce serait un sujet parfait pour moi. J’ai donc lu le roman de Caryl que j’ai effectivement adoré. J’ai contacté Richard via mon agent. Ça s’est passé rapidement même si je dois reconnaître que je me suis engagé dans ce projet avec une certaine prudence. Cette histoire se passe entièrement en Afrique du Sud avec des personnages tous sud-africains et, à part Mandela ou Desmond Tutu comme tout le monde, je ne connaissais pas grand chose de ce pays. Donc je ne savais pas si je serais capable ou légitime pour tourner ce film ! Richard a eu la bonne idée de me proposer d’aller passer deux semaines là-bas, pour me balader, sentir l’atmosphère. C’était une excellente idée puisque je suis vraiment tombé amoureux du pays et plus spécifiquement de Cape Town, où se déroule l’histoire. D’ailleurs aujourd’hui, après y avoir vécu pendant des mois, presque une année entière, je me sens chez moi là-bas. C’est une sensation assez étonnante... En tout cas, ce premier séjour là-bas m’a convaincu qu’il fallait être fidèle au bouquin dans lequel l’Afrique du Sud est
un personnage à part entière. Et ne surtout pas «franciser» un des personnages en utilisant un subterfuge scénaristique comme il en avait été question à un moment. Il fallait faire un vrai film sud-africain ! C’était évidemment plus compliqué car ça obligeait à faire le film entièrement en anglais, avec un casting international. Pas simple. Heureusement, Richard a eu l’envie, le courage et la folie de tenter l’aventure !

Le film étant basé sur le roman originel, quels sont les enjeux ou les thèmes qui vous ont inspiré au moment de vous lancer dans ce projet ?
Ce que je voulais développer avant tout, c’est cette idée du pardon qui parcourt tout le film. Comme le dit Desmond Tutu : «Pas d’avenir sans pardon.» Le film traite de la difficulté et de la nécessité de pardonner pour aller de l’avant. J’ai un agent à Los Angeles depuis mon premier film, Anthony Zimmer, et je reçois régulièrement des scénarios de là-bas. Pas mal de ces scénarios sont étiquetés «revenge movie». Cette thématique de la revanche, c’est presque un genre à part entière aux États-Unis. Or j’ai un peu de mal avec l’idée de glorifier ce sentiment. Le plus grand classique en matière d’histoire de vengeance, c’est «Le comte de Monte Cristo» et il se trouve que c’est sans doute mon roman préféré ! Mais dans le livre de Dumas, la fin vous fait ressentir l’absurdité, la vacuité de la vengeance. Ce n’est pas le cas de la plupart des «revenge movies», loin de là ! Alors tourner un thriller qui prenait le contre-pied de ce «genre», de cette philosophie, ça m’intéressait. Et l’Afrique du Sud est le pays idéal pour traiter du pardon. À la fin de l’apartheid, le gouvernement a mis en place des «commissions vérité et réconciliation» afin d’éviter l’engrenage de la vengeance et de permettre aux bourreaux de demander pardon à leurs victimes. Et d’être ensuite amnistiés, pardonnés. Un processus de réconciliation pacifique qui a été repris depuis dans d’autres pays, en Afrique ou en Amérique latine.

Avec une vision très rude de l'Afrique du Sud, où l'on a l'impression qu'un apartheid social a remplacé l'apartheid racial...
Sincèrement, je ne crois pas que ma vision soit rude. Ce pays, c’est comme l’image du verre à moitié vide ou à moitié plein... Quand on parle avec des Sud-africains, on est frappé par le regard souvent sombre, parfois très pessimiste qu’ils portent sur leur pays. Et moi je leur disais souvent : «Mais regardez : vous avez fait quelque chose d’incroyable. Après des décennies d’un régime atroce, vous vous en êtes sortis sans bain de sang. Et même si ce n’est pas toujours simple, vous vivez ensemble. Rien que ça, c’est un succès !» Seulement, le fait qu’il y ait eu évolution et pas révolution, cela peut donner le sentiment que les choses changent lentement. Trop
lentement pour certains. Mais un traumatisme tel que l’apartheid ne peut pas se régler en une génération. Il faut laisser du temps au temps disait Mitterrand... Pas toujours facile à accepter.

Quand un metteur en scène étranger arrive sur place avec un film qui parle de violence, de drogue, des townships, comment les choses se passent-elles ? Comment avez-vous été reçu ?
En me rendant là-bas, je me suis aperçu peu à peu qu’être étranger était peut-être finalement pour moi un avantage, pour raconter cette histoire ! Je n’ai pas, sur mes épaules, le poids de la culpabilité que peuvent ressentir beaucoup de blancs de ma génération, ni le poids de la souffrance et des humiliations passées que peuvent ressentir les noirs, les métis ou les indiens. Et ça me donne sans doute une plus grande liberté pour converser librement, avec tout le monde. Ensuite, il faut passer du temps à rencontrer les gens, discuter, comprendre. Vous savez, les Sud-africains sont eux-mêmes assez lucides sur l’état de leur pays. Ils sont souvent plus durs que je ne le suis ! Je considère au final que Zulu est un vrai film sud-africain : nous n’étions que cinq Français sur place. Tout le reste de l’équipe et du casting, mis à part Forest et Orlando, était composé de Sud-africains. J’ai tout de suite été clair en leur disant que je venais faire un film qui parlait d’eux, de leur pays, et que j’abordais ce travail avec beaucoup d’humilité, que j’avais besoin d’eux pour tenter de coller à la réalité de ce pays si complexe. Je tenais à ce que ce film puisse être vu par le public sud-africain comme un film sud-africain. Le casting a duré plusieurs mois. Il y a des acteurs formidables en Afrique du Sud qui, malheureusement, n’ont accès le plus souvent qu’à de petits rôles, sur les productions internationales. Ce tournage a d’ailleurs permis quelques belles histoires. par exemple, jeune acteur qui joue Dan Fletcher et qui s’est révélé exceptionnel, va déménager à New York cet été car il va monter sur scène à Broadway avec pour jouer «Roméo et Juliette» dès le mois de septembre ! Ou , un ancien membre des gangs, qui était en centre de réhabilitation lorsqu’il a été repéré lors d’un casting sauvage. Randall est un véritable talent naturel qui a tenu ce rôle important avec une assurance incroyable. La journée, il tournait face à et le soir il rentrait, toujours accompagné d’un responsable, à son centre de réhabilitation. Je l’ai revu récemment.
Il est sorti du centre. Il va bien. Il travaille. Il a un agent et il est bien décidé à continuer dans cette voie. Ce travail d’acteur lui a permis de donner une nouvelle direction à sa vie. Tous ces acteurs ont apporté tellement au film.

Avec un écueil dans lequel il ne fallait pas tomber : celui de filmer une Afrique du sud de carte postale. Certes, il y a des scènes superbes, notamment celles de la plage ou du désert, mais on n'est pas dans un guide touristique !
Non, d’abord parce que j’ai voulu filmer l’Afrique du Sud comme un personnage à part entière, avec sa complexité. Et j’ai pris soin - et cela suit l’action du livre d’ailleurs - que nous tournions partout : dans le centre de Cape Town, dans les quartiers résidentiels du bord de mer, mais aussi dans les townships ou le quartier des Cape Flats. Le quartier historique des métis. Le quartier des gangs. Tout le monde a entendu parler des townships, vu des photos de ces bidonvilles colorés... Il y a même des circuits touristiques... Mais les Cape Flats, c’est autre chose. Là, vous ne verrez aucun touriste ! C’est la misère, la prostitution, les supermarchés de la drogue... C’est le chauffeur qui conduisait notre mini van pendant les repérages qui m’y a emmené : un membre de sa famille y dirige un gang ! Nous avons tourné dans des coins où personne n’avait tourné avant nous. Personne. Et nous avons travaillé avec les résidents aussi bien pour la production, la sécurité que la figuration. Et ça s’est très bien déroulé. Les habitants étaient tellement fiers qu’il se passe quelque chose de positif dans leur quartier.

On sent bien que vous revendiquez ce film en tant qu'auteur et cinéaste. Que vouliez-vous absolument garder du roman mais aussi apporter de personnel à cette histoire ?
Partir d’un tel roman, c’est d’abord un plaisir : les personnages sont forts, l’intrigue est intelligente. Ça aide ! Caryl Férey est un auteur formidable. En plus, j’ai découvert que c’est un homme formidable. Avec , mon coscénariste, il nous a quand même fallu simplifier les choses pour faire rentrer un livre de 400 pages en deux heures de film... Et puis encore une fois, je me suis concentré sur cette thématique du pardon pour qu’elle parcourt tout le film... La difficulté et la nécessité de pardonner pour aller de l’avant. Que ce soit pour un être humain, une communauté ou un pays.

En détournant au passage le principe très classique du film "de flics", celui des deux collègues qui n'ont rien à faire ensemble mais qui vont aller au bout de leur mission...
Oui. Vous remarquerez d’ailleurs qu’Ali et Brian sont très rarement ensemble dans le film ! Bien sûr, on ressent fortement leur amitié et leur respect mutuel. Mais au fond, ces deux types sont aussi très seuls... Ils sont à l’image de leur pays, vivant avec le poids du passé. Noir ou Blanc, ils portent la responsabilité des actes de leurs parents, de leurs ancêtres.

Parlons maintenant de vos deux comédiens principaux : et . Ils étaient vos choix depuis le début ?
Non, les choses ont bougé en ce qui concerne Forest. Un autre comédien avait été évoqué avant que je n’arrive sur le projet, mais il y a eu un problème de date trois mois avant le tournage... En fait, ça s’est joué en une nuit. Une nuit qui a mal commencé et qui a très bien fini. Quelques heures après que nous ayons dû renoncer au comédien initial, le manager de Forest m’a envoyé un mail me disant qu’il connaissait le projet, que Forest était libre à ces dates et qu’il serait sûrement intéressé par le rôle ! Il était trois heures du matin et j’étais comme un fou dans ma chambre d’hôtel à Cape Town ! Pour moi Forest est un des plus grands acteurs de sa génération. Un surdoué ! On lui a immédiatement envoyé le scénario et il a donné son accord en deux jours. Pour Orlando, nous avions besoin d’un blanc anglo-saxon et nous avions une liste de 3 ou 4 comédiens possibles. C’est moi qui ai insisté pour que ce soit lui... Même si je sais que ce n’était pas un choix évident pour tout le monde ! Il y a trois raisons objectives qui m’ont motivé : d’abord, le personnage de Brian pouvait vite devenir une caricature. Le flic épave, qui a des problèmes avec son ex- femme, qui ne parle plus à son fils, qui boit et prend des cachets, on l’a vu très souvent... Je me suis dit qu’, qui dans la vie dégage une énergie très positive, pouvait nous surprendre, donner une autre couleur à Brian et justement éviter le cliché. Ensuite, en me renseignant sur sa vie, j’ai appris qu’il avait des liens intimes, familiaux avec l’Afrique du Sud. Son père, Harry Bloom, qui n’était en fait pas son père biologique, était un journaliste et écrivain sud-africain connu, militant anti apartheid. Il a dû fuir le pays et c’est ainsi qu’il a rencontré la mère d’Orlando en Angleterre. Ça aussi, ça me semblait une piste intéressante à creuser... Enfin, dès notre première rencontre, j’ai senti l’incroyable motivation qui l’animait. Il avait parfaitement compris l’histoire et le film qu’on pouvait en tirer. Nous étions sur la même longueur d’onde et comme Orlando est un homme intelligent, il ne restait plus qu’à travailler ensemble pour façonner Brian. Ce rôle était un vrai risque pour lui mais il m’a bluffé.

Un risque et un enjeu pour les deux d'ailleurs...
Dans un monde idéal, un film devrait à chaque fois être un défi, que l’on soit réalisateur ou acteur. Nous devrions tous à chaque fois nous faire peur, nous mettre en danger. Avec Zulu, j’ai vraiment ressenti cette sensation, pour eux comme pour moi...

Deux remarques techniques à présent : tout d'abord le souffle que vous donnez aux scènes d'action par l'utilisation de la caméra à l'épaule et ensuite l'intelligence du montage qui donne souvent l'impression qu'une scène s'imbrique dans la suivante.
Le mot-clé que j’ai répété à toute l’équipe, et en priorité à mon chef opérateur, Denis Rouden, et à mon chef décorateur, Laurent Ott, c’était ma volonté de tourner un film «âpre». Je ne voulais pas qu’il soit beau, propre sur lui, mais rude, rugueux, pour coller à la violence de l’histoire. Les décors sont réalistes, justes. Leur esthétique naît de leur authenticité. Pour le filmage, il me fallait aller aussi vers la simplicité et le réalisme. D’ailleurs il n’y a pas que de l’épaule dans le film, loin de là. Il y a en fait tous les outils, tous les jouets classiques... Steadycam, grue, hélicoptère, etc. Mais je crois, j’espère, que ce n’est jamais tape à l’œil. C’est toujours au service du récit. Cette histoire était quand même très complexe à raconter alors j’ai été, du début à la fin, obsédé par le récit. Pour moi, lorsque vous êtes réalisateur, raconter une histoire, c’est l’essence même de votre travail. Ça peut paraître simple, mais ça ne l’est pas du tout. Quant au montage, je l’ai confié à Stan Collet : rappelez-vous, c’est lui qui m’avait parlé le premier du roman «Zulu» ! C’est notre deuxième collaboration et il est venu monter en parallèle à Cape Town alors qu’au départ il devait rester à Paris. Mais sur place, je me suis rendu compte que j’allais être un peu seul et que j’allais avoir besoin d’un autre regard sur le film... Il avait pour consigne de ne rien laisser passer, de me dire les choses désagréables, d’être intransigeant et il a parfaitement rempli ce rôle ! Grâce au numérique, 24 heures après les avoir tournées, je voyais mes scènes montées et du coup, je ne pouvais pas me mentir sur mon travail. Je suis très fier et content du montage du film car il est faussement simple, bourré de petits trucs un peu partout. Ça semble transparent, limpide mais ça ne l’est pas du tout.

Je reviens à Cannes pour finir : Zulu sortira en salles en France le 6 novembre mais il y a cette urgence de la clôture du festival...Est-ce que cette pression supplémentaire vous a aidé à laisser le "bébé" vous échapper ?
Sans doute, même si je ne fais pas partie de ces réalisateurs qui ont du mal à lâcher leur «bébé» ! Lorsqu’on fait un film, on passe un contrat, juridique mais surtout moral je crois avec un producteur, un distributeur. J’essaye toujours de respecter mes engagements et la date de livraison du film en fait évidemment partie. C’est la règle du jeu. Si vous ne l’aimez pas, mieux vaut ne pas jouer. Ou trouver un autre partenaire avec d’autres règles ! La seule différence avec Zulu, c’est que les finitions sur le mix, l’étalonnage ou les effets spéciaux seront terminés au dernier moment et, en fait, je ne verrai la version définitive que le dimanche 26 mai dans la grande salle du Palais avec 2 500 personnes autour de moi ! Heureusement, même si c’est mon quatrième film, c‘est peut-être le premier dont je sois vraiment fier. En tout cas, c’est celui qui ressemble le plus à ce que je souhaite faire en matière de cinéma. Alors cela me donne un peu de sérénité. Un peu.

Entretien avec Caryl Férey, auteur

Avant d'être un auteur de polar reconnu, vous avez travaillé dans un guide de voyage...Est-ce que c'est cette expérience qui vous a donné le goût des contrées lointaines puisque Zulu se passe en Afrique du sud et que vos deux romans précédents, Haka en 1998 et Utu en 2004, se déroulaient en Nouvelle-Zélande ?
Cette passion du voyage vient d’abord de ma propre vie : j’ai fait un tour du monde à l’âge de 20 ans et pour moi, cela correspond à mes études ! L’idée était avant tout de partir et loin effectivement. La sensation de se sentir sur une terre australe m’est unique et agréable... En fait, le plus dur, c’est toujours de quitter son «bled» : une fois qu’on a décidé de partir, on peut aller partout...

Entretien avec Julien Rappeneau, coscénariste

Si l'on regarde votre parcours de scénariste, entre 36 Quai Des Orfèvres, Pars Vite Et Reviens Tard et Zulu, vous avez notamment abordé par trois fois déjà des ambiances plutôt rudes en matière de polar. Qu'est-ce qui vous fascine dans ces univers-là ?
J’y trouve la possibilité d’accompagner des personnages très forts, confrontés quotidiennement à la violence du monde tout en ayant, toujours, leurs problématiques personnelles et humaines à gérer. Ce sont souvent des personnages riches, complexes, donc intéressants. C’était vraiment le cas dans le roman de Caryl Férey avec ces héros dont l’identité est totalement nourrie de l’histoire particulière de l’Afrique du Sud. Par ailleurs, le polar offre la possibilité de bâtir des histoires rythmées, prenantes, mystérieuses, ce qui est excitant pour un scénariste. Il y avait tout cela dans «Zulu» ! Avec un personnage supplémentaire fascinant, qui fait partie intégrante du roman et du film : l’Afrique du Sud, en particulier la ville du Cap. Ce n’est pas un pays que l’on a l’habitude de voir au cinéma. Et c’est évidemment l’une des choses qui nous a beaucoup plu avec Jérôme Salle à la lecture du roman de Caryl Férey.

Entretien avec Alexandre Desplat

Zulu est une nouvelle étape de votre travail de composition pour ...D'où vient l'envie de poursuivre cette collaboration, très différente des films Largo Winch?
Jérôme m’a contacté lorsqu’il préparait le premier volet de Largo. Nous nous sommes rapidement très bien entendus ! J’ai tout de suite apprécié sa franchise, son énergie et son exigence en matière de mise en scène. Je ne me suis pas trompé...

Caractéristiques du DVD

Infos techniques DVD :
Format 2.35 - Ecran 16/9 compatible 4/3 - COULEUR - DUREE : 1h42
Interdit aux moins de 12 ans
Zone 2
Audio: Français et Anglais DD 5.1
Sous-titrage: Français (audiovision)

Bonus DVD :
Film annonce
Making of

Infos techniques Blu-Ray :
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