Le programme vivre ensemble
Douze réalisateurs pour douze films courts. Des horizons et des profils très divers : les jeunes et les plus anciens ; les habitués de l’engagement politique et ceux qui ne l’ont jamais fait ; ceux qui appartiennent aux minorités visibles ; ceux qui souvent dans l’exercice de leur art parlent de l’intolérance et ceux qui se penchent sur le sujet pour la première fois ; ceux qui viennent du cinéma de fiction, du documentaire ou d’un autre champ artistique.
Dès que l'on s'interesse aux relations tumultueuses entre les artistes et les critiques, les anecdotes ne tarissent pas. Il est rare qu'un artiste ne se souvienne pas d'une petite phrase meurtrière qui l'aura marqué à vie. De leur côté, les critiques ont parfois à affronter des situations délicates, sinon périlleuses. Mais une critique peut être bonne aussi, elle peut changer la vie d'un artiste...
Tchad, 2006. Le gouvernement a accordé l’amnistie à tous les criminels de guerre. Atim, seize ans, reçoit un revolver des mains de son grand-père pour aller tuer l’assassin de son père…
Présenté en Sélection Officielle, Hors compétition au Festival de Cannes le 23 Mai 2006
Pris dans l'étau de la dette et de l'ajustement structurel, le continent africain lutte pour sa survie. Face à ce drame, des représentants de la société civile africaine intentent un procès aux institutions financières internationales.
Le procès se déroule à Bamako, dans la cour d'une maison, au milieu des habitants qui vaquent à leurs occupations, attentifs ou indifférents aux débats. Parmi eux, Chaka et Melé. Elle est chanteuse dans un bar, il est sans travail, leur couple se désagrège...
Présenté à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes le 19 Mai 2003
Gonaba, nommé Inspecteur des Ecoles à Bangui après des études en France, décide brusquement de tout abandonner pour aller vivre au coeur de la forêt équatoriale, domaine des pygmées Nabingas. Son projet : les aider à s’émanciper des “hommes grands” dont le racisme lui est intolérable, quarante ans après l’indépendance du pays. Au terme d’une longue épreuve, une vérité immuable : le bonheur est la chose la plus relative au monde.
Présenté en Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes le 20 Mai 2002
Nouadhibou est une petite ville arrimée à une presqu’île de la côté mauritanienne. Abdallah y retrouve sa mère, en attendant son départ vers l’Europe. Dans ce lieu d’exil et de fragiles espoirs, le jeune homme, qui ne comprend pas la langue, essaie de déchiffrer l’univers qui l’entoure : Nana, une sensuelle jeune femme qui cherche à le séduire, Makan qui comme lui, rêve de l’Europe, Maata, un ancien pêcheur reconverti en électricien et son apprenti disciple, Khatra.
"Idrissa prend conge de Moscou, d'Ira venue a leur dernier rendez-vous et de la maison des amants mal-aimes de leurs voisins, eux aussi, la devant leur porte, par cette derniere nuit d'octobre qui n'en finit plus d'etre celle des amours impossibles."