Kuala Lumpur. Un sans-abri, Hsiao Kang, est attaqué un soir dans la rue. Ses agresseurs lui prennent tout ce qu’il a, et le laissent pour mort. Des travailleurs bangladeshi le trouvent et le transportent chez eux, dans le bâtiment désaffecté qu’ils habitent. Il est pris en charge par l’un d’eux, Rawang, qui le soigne sur le vieux matelas qu’il vient de récupérer.
La sécheresse est telle à Taïwan que la population est invitée à remplacer l'eau par le jus de pastèque. Elle, c'est en volant l'eau des toilettes publiques qu'elle subsiste. Lui, c'est en montant sur les toits, la nuit tombée, qu'il tente de se rafraîchir en se baignant dans les citernes d'eau de pluie. Solitaires, assoiffés, épuisés par la chaleur et le désir, ils se retrouvent pour mieux se perdre dans l'excitation torride et la saveur de la pastèque.
Un jeune homme d'origine japonaise se réfugie à l'intérieur du cinéma pour se protéger de la pluie.
L'ouvreuse infirme et le projectionniste n'ont jamais eu l'occasion de se rencontrer bien qu'ils travaillent dans le même cinéma. Puisque cette nuit est leur dernière chance de se connaître, la jeune femme souhaite partager son fortune cake en forme de pêche avec le beau projectionniste.
Hsiao-Kang est vendeur de montres dans les rues de Taipei. Quelques jours après la mort de son père, il fait la connaissance d'une jeune femme, Hsiang-Chyi qui part malheureusement le lendemain pour Paris.
Oppressé par le comportement de sa mère qui attend le retour de l'esprit de son mari défunt, il se réfugie dans le souvenir de cette jeune femme et tente de se rapprocher d'elle en réglant toutes les montres et horloges de Taipei à l'heure de Paris. Là-bas, Hsiang-Chyi connaît un séjour empli de vicissitudes qui semblent mystérieusement liées à Hsiao-Kang.