Présenté en Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes le 14 Mai 2011
Bien qu’ayant perdu son travail, Michel vit heureux avec Marie-Claire. Ces deux-là s’aiment depuis trente ans… Leurs enfants et leurs petits-enfants les comblent… Ils ont des amis très proches… Ils sont fiers de leurs combats syndicaux et politiques…
Leurs consciences sont aussi transparentes que leurs regards.
Ce bonheur va voler en éclats avec leur porte-fenêtre devant deux hommes armés et masqués qui les frappent, les attachent, leur arrachent leurs alliances, et s’enfuient avec leurs cartes de crédit.
Leur désarroi sera d’autant plus violent lorsqu’ils apprendront que cette brutale agression a été organisée par l’un des jeunes ouvriers licenciés en même temps que Michel, par l’un des leurs…
Michel et Marie-Claire vont peu à peu s’apercevoir que leur agresseur, Christophe, n’a agi que par nécessité. En effet, il vit seul avec ses deux petits frères et s’en occupe admirablement, veille à leurs études comme à leur santé…
À l’époque où les Rolling Stones chantaient « Lady Jane », Muriel, François et René, amis d’enfance, nés dans les ruelles populaires de Marseille distribuaient des fourrures volées à toutes les ouvrières de leur quartier.
Ils cessèrent leurs cambriolages après avoir tué un bijoutier dans un parking et, pour se faire oublier, ne se virent plus jusqu’au jour où le fils de Muriel est enlevé…
La bande se reforme alors pour réunir l’argent de la rançon.
René Kreuymerkers habite dans une station de ski des Alpes du Sud, avec sa fille Suzanne. Flamand exilé en France, il vivote tant bien que mal en tachant d’oublier une ancienne vie. Un jour, une lettre, et soudain son passé le rattrape. Face à un secret qu’il ne peut plus cacher, il doit affronter à nouveau l’homme qu’il a été. Au risque de perdre sa fille...
Tandis qu’une voix-off nous raconte la Pastorale, cette vision de la naissance du Christ en Provence, Natacha s’imagine en Vierge Marie portant Jésus dans son ventre, sur les quais désaffectés de Marseille. Son Joseph, c’est Jérémie, son amour de jeunesse, son amour de toujours. Jérémie qu’elle n’a pas revu depuis de nombreuses années, sauf quand il passe à la télé aux côtés du ministre de la Santé : Jérémie est devenu quelqu’un d’important, il parcourt le monde tandis que Natacha est restée médecin de quartier, dans la ville où elle est née, dans la cité où elle a grandi.
Jérémie, pourtant, se tient près d’elle, mais elle n’en sait rien.
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 16 Mai 2002
Sur le chemin des contrebandiers, un jour de pique-nique, Marie-Jo applique la lame d’un couteau sur son poignet.
Elle aime profondément Daniel, son mari, et aime aussi fort Marco, son amant.
Lorsque Marie-Jo quittera leur maison pour vivre un temps avec Marco, Daniel attendra son retour sans violence, juste avec une douleur vive qui l’empêche de respirer.
Tous les trois savent qu’il n’y a pas d’issue…
Ces deux amours sont impossibles à vivre.
LA VILLE EST TRANQUILLE, c'est l'histoire…
… de Michèle, ouvrière à la criée aux poissons, qui ne vit que pour sauver sa fille de la drogue…
… de Paul qui trahit ses amis dockers en grève pour devenir chauffeur de taxi…
… de Viviane, musicienne qui ne supporte plus la gauche réaliste que représente son mari…
… d'Abderamane, transformé par la prison, qui cherche à aider ses frères…
… de Claude, que des militants d'extrême droite sont les derniers à écouter…
… de Gérard, dont le rapport à la mort, la sienne et celle des autres, fait mystère…
…des parents de Paul, retraités, qui ne voteront plus jamais…
…d'Ameline, dont le corps affiche la santé qu'elle voudrait insuffler au peuple en lui rappelant ses origines pré-monothéistes…
…de Sarkis, qui se bat pour le piano à queue dont il rêve…
Des histoires singulières, enchevêtrées, qui se déroulent dans le même temps et dans le même espace, Marseille, en l'an 2000, et qui, face à la montée de l'insignifiance et de la confusion attestent que "la ville n'est pas tranquille".
NOTES DU REALISATEUR :
"Au commencement, il y avait un titre, ce titre-là.
Lorsque l'on regarde Marseille depuis Notre Dame de la garde, on a l'impression d'une ville qui s'est allongée, étendue comme pour se reposer des fatigues de la journée… C'est le soir… Le soleil rejoint la mer et on peut imaginer des tas de jolies choses…Les sons sont assourdis… Les gens sont rentrés chez eux, dînent, se racontent des histoires, fêtent leur anniversaire…
J'ai toujours pensé que cette sérénité n'était qu'une apparence, que de mauvaises choses rouillaient, des choses dangereuses, effrayantes qui pouvaient à tout instant mettre le feu à cette ville.
À Marseille sous le soleil de l'Estaque, Jeannette tente de voler deux pots de peinture sur le chantier d'une cimenterie en démolition. Marius, le gardien des lieux, la surprend et l'intercepte.
Dans une ville de Marseille en déclin, des personnages tentent de survivre. Et bien qu'ils soient chômeurs ou à la rue, ou bien prostitués, stripteaseuses, stériles ou handicapés, tous parviennent, depuis leur refuge "Le Perroquet Bleu", à maintenir la tête hors de l'eau car ils s'aiment depuis très longtemps, à la vie, à la mort !