À la fin des années 50, une révolution agite l’univers du music-hall : le succès phénoménal du rock, dont les jeunes vedettes attirent les foules, tandis que les numéros traditionnels - acrobates, jongleurs, ventriloques - sont jugés démodés. Notre héros, l’illusionniste, ne peut que constater qu’il appartient désormais à une catégorie d’artistes en voie de disparition.
Parade est l'histoire d'une grande fête au cours de laquelle Jacques Tati organise une rencontre entre spectacteurs, artistes, clowns, enfants et lui-même.
Tout au long du film, adultes et jeunes forment une seule masse enthousiaste et unie par le spectacle.
Dès le début, une petite fille et un petit garçon symbolisent, en un seule regard échangé, la joie d'être ensemble. Le public participe directement au spectacle qui tient à la fois du music-hall et du cirque, en Tati, et Monsieur Loyal, dirige et anime la représentation.
Monsieur Hulot part en voiture présenter une invention au salon international de l'automobile à Amsterdam. La route est longue, bruyante, bondée. Avec la personne qu'il a engagée comme relation publique, la route sera semée d'embûches et de déconvenues.
Tati, professeur es gags, explique à des élèves, un peu bornés, les rêgles élémentaires du comique, démonstrations à l'appui. Un premier film pour Nicolas Ribowski, lui-même assistant de Tati pour Playtime, puis devenu réalisateur à la TV.
Monsieur Hulot se retrouve parmi un groupe de touristes américaines qui font un tour des capitales européennes. Jusqu'ici tout se ressemble mais Hulot va apporter un peu d'originalité à leurs visite.
Dans un quartier moderne où tout est très (trop) bien agencé, vivent M. Arpel, son épouse et leur fils Gérard que cette vie sans saveur ennuie. L'intrusion dans la famille du frère de Madame, personnage rêveur et plein de fantaisie, sème le trouble dans cet univers aseptisé, d'autant plus qu'il devient rapidement le meilleur ami de Gérard.
Présenté en Sélection Officielle, section Cannes Classics au Festival de Cannes le 16 Mai 2009
M. Hulot arrive dans sa voiture pétaradante à l'hôtel de la plage dans une station balnéaire sans relief. Tout se ressemble, les résidences, les chateaux de sables et les vacanciers. Mr Hulot lui fait tache dans le décor et provoque malgré lui plusieurs petites bourdes.
11 novembre 1918. Les cloches sonnent pour l'armistice. À Nogent-sur-Marne a lieu un enterrement. François Jaubert, jeune homme accablé de chagrin, écoute le glas, pense à Marthe qui vient de mourir. Ses pas le portent vers la maison qu'elle habitait. Il revoit le passé... En 1917, François Jaubert, lycéen de 16 ans rencontre Marthe Grangier, de quelques années plus âgée que lui et fiancée à un soldat, Jacques Lacombe.
La fête se prépare à Follainville, un village de la campagne française. François, le facteur de la région y voit au cinéma le fonctionnement de la poste aux Etats-Unis. Il décide alors de moderniser sa tournée en s'inspirant du style à l'américaine et provoque malgré lui un grand nombres d'incidents.
La romantique Sylvie rêve d'un amour avec le fantôme qui hante le château de son père. Pour ses seize ans, son père engage un jeune homme pour jouer le rôle d'un fantôme. Mais suite à un malentendu, trois fantômes se succèdent lors de la fête et provoquent d'inévitables quiproquos.
Suite à l'abandon pour cause de blessure d'un boxeur lors d'un match très attendu, un coach recrute, pour disputer le combat, un jeune garçon de ferme très enthousiaste mais novice en matière de boxe… Le jour J, sur le ring, le jeune homme a bien du mal à faire face à son adversaire, un champion de la discipline, et le pauvre bougre s'arrête même pour consulter un manuel au beau milieu du combat ! Avec l'aide du postier du village, il viendra tout de même à bout du colosse, à l'issue d'un combat épique ! Jacques Tati, qui a écrit le scénario de Soigne ton gauche et y interprète le jeune héros, laisse déjà entrevoir son sens du burlesque et sa fascination pour les jeux sonores. Comme le commentait lui-même le réalisateur de L'École des facteurs, Soigne ton gauche est un film « qui retraçait (ses) déboires sportifs et (lui) permettait de découvrir un personnage comique assez nouveau à l'époque pour le cinéma français : le facteur. » (Jacques Tati)