Présenté en Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes le 13 Mai 2011
Arirang
est une histoire
dans laquelle Kim Ki-duk joue trois rôles.
A travers Arirang, je franchis une colline de ma vie.
A travers Arirang, j'essaie de comprendre l'Homme, je remercie la nature et j'accepte ma condition actuelle.
De nos jours,
entre le monde des hommes, où s'entremêlent des désirs,
le monde des fantômes, rempli de chagrin
et le monde imaginaire, où se cachent nos rêves,
nous devenons fous,
sans début ni fin.
Qu'est-ce que l'affection, de stagner ici et là dans mon coeur et de pourrir ainsi?
Pourquoi reste-t-elle au sommet de ma tête pour questionner mes émotions?
Pourquoi se cache-t-elle au fond de mon coeur pour éprouver ma compassion?
Quand je n'ouvre pas mon coeur à quelqu'un, je deviens une personne mauvaise et je l’oublie, mais quand je lui ouvre mon coeur, je ne peux jamais le laisser partir, comme un lâche.
Ô
Arirang.
Oui.
Entretuons-nous
cruellement dans notre coeur jusqu'à la mort.
Aujourd'hui aussi,
en me contrôlant, je me laisse envahir par la rage,
en souriant, je tressaille de jalousie,
en aimant, je hais,
en pardonnant, je tremble avec une envie de tuer.
Attendez voir.
Je vais me tuer,
moi qui me souviens toujours de vous.
Jin se réveille après un cauchemar dans lequel il cause un accident de voiture en allant chez son ancienne compagne. Se rendant sur les lieux, il arrive sur la scène d’un accident identique à celui de son rêve.
La police retrouve le chauffard grâce à une caméra de surveillance et se rend chez le suspect.
Après deux ans de vie commune avec Ji-woo, See-hee s'inquiète de l'avenir de leur couple, de l’usure que le temps pourrait apporter à leur amour. Jalouse, elle ne supporte plus que son compagnon regarde d'autres femmes ou leur adresse ne fût-ce que quelques mots innocents. Mais, entre deux crises de colère et de larmes, See-hee se désole surtout de n'avoir que le même visage et le même corps à offrir, nuit après nuit, à celui qu'elle aime avec passion...
Présenté en Sélection Officielle, Un Certain Regard au Festival de Cannes le 12 Mai 2005
Un vieil homme vit avec une jeune fille qu'il retient loin du monde, sur un bateau en pleine mer. Il compte l'épouser lorsqu'elle aura 17 ans. Les pêcheurs, de passage sur l'embarcation, ne manquent pas de remarquer la ravissante jeune fille, toujours farouchement surveillée par son protecteur. Mais, les rêves de mariage de ce dernier tournent à l'obsession lorsque s'éveille chez sa promise un intérêt pour un jeune homme de la ville…
Tae-suk arpente les rues à moto. Il laisse des prospectus sur les poignées de portes de maisons. Quand il revient quelques jours après, il sait ainsi lesquelles sont désertées. Il y pénètre alors et s'installe dans ces lieux inhabités, sans jamais rien y voler. Il va même jusqu'à laver le linge et réparer les objets cassés qui l'entourent.
Le destin tragique de trois adolescents dans une petite ville de Corée. Chang-Guk vit avec sa mère prostituée dans un vieux bus américian converti en habitation. Jihum est le fils d'un vétéran de la guerre de Corée et travaille comme peintre assistant dans une boutique de portrait. Quant à Eunok, elle a perdu son père pendant la guerre. Tous ont été marqués par l'histoire de leur pays.
Sur la frontière entre la Corée du Nord et la Corée du Sud, des militaires attendent que des espions franchissent cette ligne invisible. Une nuit, un couple de civils pénètrent dans cette zone interdite.
«...On ne sait pas si le monde dans lequel nous vivons maintenant est un rêve ou la réalité. Mais là, quelqu’un tue quelqu’un d’autre. Bang !...»
Yeo-Jin n'a pas encore vingt ans, elle vit avec son père veuf. Sa meilleure amie, Jae-Young, est prostituée. Yeo-Jin lui sert pour ainsi dire de manager - elle fait le tri des clients et veille à ce qu'il paient leur dû. Un jour, Jae-Young s'amourache de l'un d'eux et lui donne rendez-vous pour un dîner à trois.
Un vieux moine vit en ermite avec un enfant moine. Un nouveau cycle de quatre saisons commence, un nouveau cycle de vie avec ses joies et ses peines dans la tranquillité d’un temple flottant sur l’eau.
Du Printemps… à l’été… à l’automne… à l’hiver... au printemps…
Pour commencer, on est au printemps, le temps de l’enfance et des arbres bourgeonnants.
Chef de gang et maquereau local, Han Gi tombe sous le charme de Sun Hwa, une jeune étudiante de 21 ans qu'il rencontre par hasard sur un banc public. Il se jette sur elle et l'embrasse violemment. Souillée par cet inconnu Sun Hwa parvient à se libérer avec l'aide d'agents de police. Pour l'humilier, elle lui crache dessus en public. Han Gi échafaude dès lors un plan machiavélique afin de contraindre Sun à se prostituer pour lui.
Un film de Kim Ki-duk, avec Suh Jung et Kim Yoo-seok.
PREAMBULE :
Libéré des contraintes imposées par le régime militaire, le cinéma coréen gagne peu à peu tous les écrans du monde, de l’Asie à l’Europe. D’abord imprégnés de contestations politiques et sociales, les cinéastes coréens jouent désormais la diversité, la pluralité des approches, des thèmes et des esthétiques.
L’expansion du cinéma coréen le place aujourd’hui entre deux eaux : la première, très trouble, est celle des logiques de marché, du cinéma produit culturel et culture du produit.
La seconde, plus profonde, est celle où se baignent quelques cinéastes à la vision à jamais irréconciliable avec ce monde : Jang Sun-woo (FANTASME), Hong Sang-soo (VIRGIN STRAPPED BAR BY HERBACHELORS) et aussi Kim Kl-duk qui, avec son dernier film L’ILE, a définitivement choisi son camp.
SYNOPSIS :
La belle Hee-jin s’occupe d’îlots de pêche au beau milieu d’un site naturel idyllique.