Après une tempête, Jafaar, un pêcheur palestinien de Gaza, remonte par hasard dans ses filets un cochon tombé d’un cargo. Bien décidé à se débarrasser de cet animal impur, il décide toutefois d’essayer de le vendre afin d’améliorer son existence misérable. Le pauvre Jafaar se lance alors dans un commerce rocambolesque et bien peu recommandable… Dans cette tragi-comédie, l’ensemble du petit peuple de Gaza, coincé entre sa misère absolue au quotidien, les contraintes des militaires Israéliens et le diktat des barbus aux commandes, est représenté par ce pauvre pêcheur dont l’unique souci est de survivre au jour le jour et qui, pour cela, est prêt à tout. Jafaar, dans une permanente dérision de lui-même, même dans les moments tragiques, évolue dans cette histoire à l’humour mordant… et nous laissera espérer que si l’on peut s’entendre, malgré toutes les différences, à l’échelle individuelle, on peut s’entendre in fine, à l’échelle collective.
Bahta, jeune chômeur et amateur de danse, se laisse emporter par la folie islamiste. Portrait d'une jeunesse frustrée et tiraillée entre le désir de liberté et les échappatoires idéologiques, ce film est un appel au modernisme et à la remise en question de la place de l'Islam dans la société tunisienne moderne.
Omrane, la quarantaine, ancien employé de maison, fait des affaires : il se charge de placer à Tunis les jeunes filles de son village comme bonnes à tout faire. Il perçoit leur salaire, le redistribue aux familles et se porte garant de la virginité des filles. Rebeh, la plus rebelle de ses recrues, ne pouvant plus supporter sa condition, s’est enfuie de sa place.