À la demande de Naomi Kawase, 21 cinéastes et artistes du monde entier ont produit chacun un court métrage d'une durée de 3 minutes et 11 secondes. Ils parlent du sens universel de la famille, au-delà des frontières et du temps.
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 18 Mai 2011
Région d'Asuka, berceau du Japon. Les habitants y nourrissaient autrefois leur existence du simple passage du temps - aujourd'hui, les gens n'ont plus cette patience.
A l’époque, ils pensaient que les trois montagnes environnantes, Unebi, Miminashi et Kagu, étaient habitées par les dieux. Un poète en avait fait une métaphore des troubles qui l’agitaient.
Aujourd'hui, Takumi et Kayoko mènent leur existence en tentant de prolonger les espoirs et rêves inassouvis de leurs grands-parents. Ils portent en eux les récits et l’esprit des siècles passés.
Le Dr Yoshimura, âgé de 78 ans, est à la tête d’une clinique qui accueille de futures mères qui souhaitent un accouchement naturel. Elles viennent pour cela de tout le Japon. En rupture avec les dictats médicaux, il prône pour les femmes enceintes une activité physique soutenue et un accouchement non médicalisé.
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 26 Mai 2007
Un pensionnaire d'une maison de retraite, Shigeki, s'engage dans une aventure non sans risques aux côtés de son aide-soignante (Machiko), devenue son amie, suite à un accident de voiture.
Désemparé, perdu, le vieil homme décide de partir par la forêt. Machiko n'a alors guère d'autre choix que de le rejoindre. Seuls au monde, les deux amis tissent de véritables liens et prennent un bain de nature, un bon moyen pour eux de se sentir à nouveau vivants....
En 2004, naissait Mitsuki, le premier enfant de Naomi Kawase. A partir de cet événement et du rapport intense qu'elle entretient avec sa grand-mère nonagénaire,la réalisatrice japonaise s'interroge sur son rapport au monde.
Présenté en Sélection Officielle au Festival de Cannes le 24 Mai 2003
Le Dieu Jizo est le protecteur des enfants, des femmes en attente d’enfants, et des voyageurs. Il symbolise la bienveillance, la détermination et l’optimisme.
Jizo-San est généralement représenté comme un enfant moine, portant une canne de pèlerin, avec six anneaux pour avertir les animaux de son approche.
Naomi Kawase quitte Nara pour son arrière-pays de montagnes et de forêts. Elle y rencontre des personnes âgées souvent solitaires. Délicatement, la cinéaste recueille auprès d’elles une parole rare et intime.
Naomi Kawase travaille désormais, beaucoup. La grand-mère lui reproche d’être absente et de ne pas prendre assez soin d’elle-même. La cinéaste esquive et continue à filmer, toujours très proche des visages. Le film transmet l’éclatante et indicible déclaration d’amour entre les deux femmes.
Très tôt le matin, Naomi Kawase arrive dans le quartier animé de Shibuya à Tokyo. Munie de sa caméra vidéo et d’un appareil photo, elle mène l’expérience d’entrer en contact avec tous ceux qu’elle croise. Ce sera donc une journée de rencontres et de conversations avec des inconnus, avec lesquels elle échangera à chaque fois un objet, et une photographie.
Deux ans après Dans ses bras, Naomi Kawase filme sa grand-mère dans ses gestes quotidiens et sans cesse répétés, en particulier les soins dont elle entoure son potager. De la même manière, la cinéaste filme chaque
jour et inscrit son geste cinématographique au cœur de la relation qu’elle entretient avec son aïeule.
Ce film ouvre une série de documentaires autobiographiques où Naomi Kawase revient sur ses origines et cherche à conjurer sa « solitude de naissance ». A 23 ans, elle se décide à partir à la recherche de son père, cet inconnu dont les seules traces qu’elle possède sont quelques photographies de son livret de famille.