Le cinéaste montre à une amie les plans tournés depuis l’appartement d’un homme qu’il a aimé. Un an de transformations, à l’intérieur comme sous les fenêtres, où campent de jeunes réfugiés afghans.
"Je suis enfin à Buenos Aires, pour un séminaire sur le cinéma. Ivre de joie, je découvre la ville que m'avaient tant décrite les grands frères argentins, du temps des Grandes manoeuvres et du Palace. Mais la ville est aussi devenue un laboratoire où s'expérimentent toutes les révolutions, de la libération sexuelle à celle de l'art.
Un cinéaste tente de se plonger avec son équipe dans l’univers incandescent de Port-Royal et du Jansénisme, esquissant par fragments un autre Grand Siècle, étrangement familier, celui de Pascal, de Racine et des Amis de la vérité. Paysages arpentés, lectures précieuses, entretiens et notes de travail s’entrecroisent, mais la quête historique tourne peu à peu au vertige. Et d’envolées baroques en convulsions hystériques, c’est tout le film qui bascule, butant irrémédiablement sur le question sans réponse de la Grâce.
Portrait d’une ville emplie de souvenirs, souvenirs relatifs aux évènements qui s’y sont déroulés tout au long de la vie du narrateur : des histoires sur l’activisme politique, les problèmes de drogues, sans oublier les aventures sexuelles. Film « confidence » dans lequel le réalisateur nous livre quelque chose de très intime : ses mémoires, mélange de faits historiques et d’expériences personnelles. Documentaire enchanteur sur la fin des années 70 en Italie…
Vincent a 40 ans. Hanté par la figure de Schubert, cet homosexuel cultivé et fragile s’embarque avec son filleul Itvan pour un ultime et beau voyage : son voyage d’hiver.
L’homme et l’adolescent traversent une Allemagne enneigée, battue par les vents et peuplée de fantômes. Entre blessures du passé et vastes chantiers de la réunification, l’homme tente de changer le regard d’Itvan sur ces villes, ces paysages, invoquant tour à tour l’histoire, la poésie et la musique. Au fil de ce parcours initiatique, fragmentaire et glacé, porté par les mélodies romantiques allemandes, l’homme voyage aussi à travers sa propre histoire.
"Nous sommes à Paris, près des grands Boulevards, dans les premiers mois du xxIe siècle. Il y a les rues qui s’animent, s’éveillent et s’endorment, l’alignement des immeubles, les cours, les passages. Un destin se dessine, par fragments. Les bribes douloureuses ou tendres d’une vie passée là, vers le métro Bonne Nouvelle, nous sont révélées par 3 voix. Doucement, elles nous invitent à arpenter une autre géographie du quartier, plus secrète, plus intime."
"Je suis à Chicago pour un festival. J’envoie une lettre à l’aimé, prenant en plein visage la beauté de la ville et la violence de cette société où je ne trouve pas ma place. L’année 2000 s’achève et Chicago, gelé dans son indifférence centrale, semble attendre fébrilement la catastrophe."
Sans chronologie véritable, sans états d'âme, nous découvrons par bribes l'implacable réalité de la vie d'un jeune homosexuel dans la Rome des années 80, la chronique linéaire du sexe et de la drogue comme seules perspectives.
Le récit obsessionnel et précis de l'indifférence générale, des sincérités succesives et du manque.
Le film confronte l'érotique picturale des tableaux du Caravage avec la représentation actuelle de l'érotique gay. Deux histoires d'amour guident ce drame baroque où l'émotion surgit aussi bien du clair-obscur des corps amoureux que de superbes plans de paysages urbains et des tableaux.