De nos jours encore, le PIB est l'indicateur de richesse le plus cité en référence dans les médias, par les économistes, les journalistes ou les élus politiques. Qu'est-ce donc qui fait continuer à préconiser l'augmentation du PIB coûte que coûte si celui-ci, pour reprendre l'expression de Robert Kennedy "sert à mesurer tout sauf ce qui fait que la vie vaut d'être vécue" ? Mystère...
Indices, le nouveau film de Vincent Glenn, expose les aberrations d'un mode de calcul qui additionne en positif les réparations occasionnées par les catastrophes, et que l'on continue un peu partout à utiliser comme éclairant le "niveau de vie" des nations.
OMC – Organisation Mondiale du commerce – trois lettres pour nommer une institution internationale dont l’idéologie, les caractéristiques, les objectifs n’ont – encore – que très peu de visibilité. Comment, pourquoi, par qui et pour qui cette organisation a-t-elle été mise en place, et pourquoi est-elle si contestée ? Sous la forme d’une enquête filmée, entre investigation économique et comédie musicale, ce documentaire dresse le portrait polémique d’une instance de pouvoir dont le champ n’a cessé de s’étendre depuis sa création en 1995.
A la rencontre autant de ceux qui contestent la légitimité et les méthodes de l’OMC, que de certains de ces responsables, le premier chapitre du film tente d’apporter quelques réponses aux questions suivantes : pourquoi, par qui et pour quels intérêts cette institution internationale a-t-elle été mise en place ?
Le second chapitre tente de démystifier ce qui se cache derrière le sigle énigmatique d’AGCS : l’Accord Général sur le Commerce des Services, et les circonstances du secret qui entourent ces négociations menées au nom de l’Union Européenne.
Nous sommes encore peu à savoir que l’AGCS entrera en vigueur dans nos pays le 1er janvier 2005, certains disent de celui-ci qu’il achèvera la captation par des forces privées, exclusivement déterminée par les impératifs de profit, de secteurs aussi essentiels à la vie que l’eau, la santé, l’éducation, la culture.
En trois ans d’exploration, le narrateur nous livre une enquête sous forme d’un parcours à travers plusieurs mondes sur une même planète, en y incorporant ses propres détours à travers la musique, la photographie, le rêve, le cauchemar, détours nous rappelant que le sens de la vie est irréductible à tout enfermement dans le champ de l’économie.