Comment vivez-vous l’énorme succès de la série Heroes ?
C’est incroyablement gratifiant. C’est difficile à imaginer tant qu’on n’est pas soi-même plongé dans une telle frénésie. [
Malicieux] Et puis j’arrive à un âge avancé où je peux réellement et pleinement apprécier ce succès.
Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette aventure ?
J’ai auditionné, comme tous les autres. A cette époque, le personnage était encore en cours d’écriture et ne devait se résumer qu’à une apparition dans le
pilot. Au final, il a pris un peu plus d’importance. [
Rires]
ça vous arrive de regarder des séries ?
Je regarde à peu près tout ce qui passe mais je ne rate jamais un seul épisode de
The Office ou de
Dexter. Mais bon, j’avoue que je jette aussi régulièrement un œil à
Lost ou
Grey'S Anatomy…
Ca fait quoi d’avoir une fille capable de se régénérer ?
[
Rires] Ce serait très pratique dans la vraie vie. C’est d’ailleurs un rôle taillé sur mesure pour Hayden [
Panettiere, ndlr] : elle est fine, athlétique et adore faire toutes sortes de cascades…
N’est-ce pas frustrant d’être le seul personnage sans pouvoirs ?
Et bien en fait, Suresh non plus n’a pas de pouvoirs, du moins autant que je sache [
Rires]. A vrai dire, c’est plutôt sympa d’être le seul – ou en tout cas l’un des seuls – personnage à devoir survivre par ses propres moyens. J’aime bien cet aspect de Bennet : il est à la fois vulnérable (puisqu’il n’a pas de pouvoirs) et déterminé.
Mais si vous pouviez choisir un super pouvoir… ?
Je dirais voler, ce n’est pas très original [
Rires]. Ou alors, je ferais en sorte que les gens s’écoutent les uns les autres, c’est sûrement le super pouvoir dont on aurait le plus besoin en ce moment. Quant à Bennet, un truc avec ses lunettes, du genre « SuperVision » [
Rires].
Au début de la série, on a du mal à savoir de quel côté Bennet se situe. Cette ambiguïté a-t-elle été difficile à trouver ?
Pas vraiment non. Au contraire, je trouve cette balance entre lumière et obscurité très intéressante. C’est d’ailleurs un élément que j’ai réussi à « cerner » assez rapidement : le fait que ce type soit capable des pires choses pour l’amour de sa fille.
Des anecdotes de tournage ?
[
Soupir] C’est vraiment la pire des questions… Je dirais que mon meilleur souvenir jusqu’ici n’est pas exactement lié au tournage en lui-même, mais plutôt au phénomène
Heroes. C’est tout simplement notre voyage promotionnel à Paris [
En septembre dernier, ndlr]qui m’a offert l’un des plus beaux moments de ma vie. Je sais que ce n’est ni très original, ni très croustillant, mais c’est sincère… Ca n’a duré que deux jours, mais nous en avons profité pour visiter et prendre des milliers de photos. Tout était si beau… J’adore Paris, ça faisait dix ans que je n’étais plus venu.
Un scoop sur la deuxième saison d’Heroes ?
Un spoiler ? Tout ce que je peux vous révéler c’est que l’épisode «
Four Months Later » se concentrera sur les relations familiales des personnages et qu’il se déroulera dans deux espaces-temps différents : l’un situé quatre mois après la fin de la première saison et le second… 4000 ans auparavant.
Et si je rencontre Sylar dans la rue demain matin, que me conseillez-vous ?
[
Rires] Wouah… et bien mon conseil serait de crier aussi fort que vos poumons vous le permettent étant donné qu’il est très sensible au bruit. En revanche, si vous croisez Zack [
Zacharie Quinto qui interprète Sylar, ndlr], allez prendre un verre avec lui, il est très sympa.
Propos recueillis par téléphone par Anna Laredo (Septembre 2007)