Samedi 22 juillet, 15h45, au bar du Lutétia, j’attends patiemment ce cher
Vincent Lindon... J’avais déjà eu l’occasion de le croiser, dans cette rue du sixième arrondissement, près de son chez lui et de nos locaux, à Cannes lors du Festival – une de mes collègues avait même pris l’avion et l’hélico avec lui pour se rendre sur la Croisette. Et pourtant, c’était bel et bien la première fois que j’avais l’honneur de l’interviewer ! Grande gueule tout ce qu’il y a de plus attendrissant,
Vincent Lindon arrive pile à l’heure, commande un verre d’eau, oublie d’éteindre son portable et répond avec sourire et entrain à mes questions avant de rêver à ses vacances bien méritées…
Est-ce que j’ai ramené un souvenir de Cannes ? Non.
… Dans ma tête ? Mouais, un petit.
Comme à son habitude,
Vincent Lindon ne mâche pas ses mots, ne se cache pas derrière des artifices et se livre autant qu’un coffret mystérieux fermé à double tour. Et pourtant, il sait être touchant lorsqu’il parle de ces films qui lui tiennent à cœur, ses projets, les futurs, les anciens, et celui qui nous fait nous rencontrer aujourd’hui :
Selon Charlie. Un tournage selon
Nicole Garcia, un long-métrage selon lui, ses doutes, ses regrets, ses connaissances en barbecue et s’il aime terroriser
Benoît Poelvoorde… Douze minutes et quelques sourires plus tard,
Vincent Lindon s’en va direction l’aéroport pour s’envoler vers d’autres horizons… Fin de l’interview… Fin de la rencontre… Il reste les images, et les souvenirs. Découvrez à présent ce qu’est une interview… selon Vincent.
Propos recueillis par Aurélie Maulard (Paris, juillet 2006) ; Montage : Aurélie Maulard