Quatre ans que l'on attendait de revêtir la cape d'Altair. Quatre ans que l'on cherchait son regard dans toutes les vidéos qui circulaient sur le net. Quatre ans que l'on espérait cette liberté chérie que l'on nous promettait... Dire que j'étais fébrile en glissant le jeu dans ma PS3 serait un euphémisme. Et voilà mon beau prince virtuel qui se lance enfin dans sa course à l'assassinat, en pleine guerre sainte, il y a plus de mille ans. Dur de trouver un personnage plus charismatique... Le pur héros sans foi ni loi, avec tout ce qu'il faut de classe, d'arrogance, et de beauté, capable de se glisser dans la foule sans se faire repérer, d'assassiner tout ce qui bouge et de grimper sur tout et n'importe quoi. De quoi faire rougir de honte le fameux Prince de Perse... Dire qu'Ubisoft nous a bien eu, ça aussi serait un euphémisme. Non, pas de panique,
Assassin's Creed tient bien toutes ces promesses. Mais le scénario, écrit jusqu'au bout des ongles et digne d'un
Matrix ou d'un
Existenz, nous scotche à notre manette dès les premières secondes. La classe, encore.
Difficile donc de résister à l'envie de se glisser dans la peau de cet Assassin professionnel, déchu par son Maître, et qui va devoir remplir neuf missions – comprenez, assassiner neuf personnes – pour retrouver son rang perdu. D'autant que de Damas à Jérusalem, la modélisation des villes est tout bonnement somptueuse.
Chaque maison, chaque toit, chaque poterie est bourré de détails, véritable travail d'orfèvre géré de main de maître par les équipes d'Ubisoft. Tout simplement bluffant. La liberté promise est bel et bien là, elle aussi… Mais attention, la liberté a un prix, et à vous de vous infiltrer en douceur, repérer les lieux, et liquider les mal venants sans vous faire remarquer, car les gardes ont la fâcheuse habitude de vous trouver suspect. Et c'est sans doute là que le bas blesse. Les neufs missions et sous-missions (espionner, voler, tuer, secourir…) se ressemblent affreusement, et les méchants (arrivant parfois de nulle part) vous coincent parfois un peu trop souvent. Lassant…
Alors, oui, c'est sûr, le jeu n'est pas parfait, c'est vrai. Des défauts qui peuvent être énervants, voire même vous faire taper très fort avec la manette sur votre canapé et poussant quelques cris parce que vous venez de vous faire tuer. C'est vrai. Et pourtant…
Pourtant dans son scénario, sa réalisation, sa mise en forme, son héros, Assassin's Creed est bel et bien l'un des meilleurs jeux de l'année… Voire, même, peut-être plus que ça.
Notre avis : 16/20
Aurélie Maulard