La Nouvelle Ève...
Playstation a trouvé sa nouvelle égérie : Nariko. Elle est celle qui doit faire (re)vivre la PS3 - et surtout, faire décoller les ventes ! Bien lourde tâche pour cette jolie rouquine… Et pourtant, ne vous fiez pas seulement à son minois, car la jeune fille se révèle bien plus puissante qu’un certain Kratos de
God of War ! Car
Heavenly Sword est une vraie réussite. Graphiquement, le joueur va se prendre de grandes claques, tant avec les cinématiques jouables qu’avec les phases de combats purs. Le gameplay est lui aussi très jouissif : Nariko la maudite répond au doigt et à l’œil, avec pléthore de combos et d’épées. Car outre le côté scénaristique de l’épée maudite qui aspire la vie de son possesseur, l’Heavenly Sword se fragmente en trois armes dévastatrices, double lame à deux mains, l’ajout d’une chaîne qui permet une allonge extraordinaire, et la classique mais très destructrice épée à une main - telle celle de Siegfried ou Nightmare dans
Soul Calibur.
Dès les premières secondes, les premières images, l’immersion est totale. Les concepteurs ont raison :
Heavenly Sword est bien plus qu’un jeu, c’est une expérience à part entière, d’une beauté à couper le souffle, situé quelque part entre le cinéma, le jeu, et ces histoires dont vous êtes le héros. Les couleurs, les mouvements et expressions des personnages (tout en motion capture, dirigés de main de maître par Gollum, alias Andy Serkis) sont extraordinaires… Comme il est loin le temps de la 2D !
Parce qu’elle le vaut bien !

L’amazone aux cheveux rouges - à faire pâlir les mannequins de L’Oréal - n’est pas comme son alter ego divin seule au monde : elle sera accompagnée de Kai, une jeune guerrière semi autiste - certainement lointaine cousine des Cat’sEyes et surtout médaille d’or au tir à l’arbalète ! Les deux beautés devront donc allier leurs compétences pour combattre le roi Bohan (Andy Serkis himself)… Le soft offre aussi quelques passages d’exploration et d’énigmes - rien de bien compliqué, mais plutôt sympa. Pas mal non plus, le système de protection : Nariko se protège seule des coups, il suffit de ne pas frapper ! Alors s’ouvre la tactique imparable - pour peu que l’on ait le bon timing - de la contre-attaque. L’enchaînement des coups est sensationnel : libre au joueur de se la jouer gros bourrin qui décapite à tour de bras en fonçant dans le tas, ou fin stratège en esquivant ou parant les attaques. L’action est le maître mot, les combats fluides, le tout baigne dans une histoire onirique asiatico-médiévale qui séduit autant que cette déesse en HD.

Un personnage féminin charismatique, des séquences cinématiques interactives, des batailles épiques, un gameplay jouissif, une ambiance tant sonore que graphique somptueuse, et surtout de l’action à foison… Pas de doute
Heavenly Sword, va brûler vos rétines, Nariko faire fondre votre cœur - et surtout votre portefeuille car voilà enfin LA raison qui justifie l’achat d’une PS3 !
Grégory Vhé.