S'il est certain que
Stranglehold va plaire aux amateurs de John Woo et aux fans des jeux d'action, le soft a aussi de quoi séduire les autres. Explications.
L'as de la gâchette
Midway nous propose en effet un condensé d'action et d'aventure techniquement superbe, un jeu de shoot à la troisième personne, avec une pluie de cascades surréalistes franchement hyper fun. Dès le début, on tire dans tous les sens, on saute, on roule-boule, on pivote, on esquive, le tout en alternant pistolets, fusil d'assaut et fusil à pompe avec une facilité déconcertante. Et des pirouettes on va en faire, puisque sous les traits de Chow Yun-Fat, le héros Téquila peut sauter de rampe en rampe, se laisser glisser le long d'une poutre, s'accrocher aux lustres, le tout en tuant à tour de bras ces bandits de yakuza.
Stranglehold étonne ainsi par sa facilité d'accès : le gameplay s'apprend en 10 secondes et permet de tout réaliser sans perdre en fluidité…
A l'instar de John Woo, Tequila peut user et abuser du
slow mode - ou
bullet time - ou ralenti… Heu, peu importe son nom, comprenez par là qu'une simple pression sur R2 arrête le temps et permet de dégommer les hordes sauvages lourdement armées en cumulant les headshots, le tout sans se fouler. À noter que des étoiles bonus sont acquises en provoquant des morts violentes, et qu’en les récoltant – comme Mario dans sa Galaxy, Tequila débloquera des coups très utiles. Accessible via la croix multidirectionnelle, ces "Tequila Bomb" permettent au héros de tirer en rafale sans se soucier des munitions, de tournoyer sur lui-même en tirant, ou de jouer au sniper en visant un ennemi au loin - la caméra suivra d'ailleurs la balle avec des effets matrixiens.
Si les phases de jeu sont bourins, les cinématiques, elles, sont d'une finesse incroyable. On a véritablement l'impression d'assister à la suite du film
A toute epreuve en image de synthèse ! Seule ombre chinoise au tableau, et fait rarissime pour Mr. Woo, la caméra est parfois mal gérée, surtout dans les petits espaces. On constate aussi des problèmes de collision et les adversaires sont parfois à la ramasse question intelligence. Rien de grave en soi, car la réalisation générale est magnifique. Mais pour continuer sur les aspects négatifs, on regrette l'absence d'un bon mode multi, car si le jeu décape(ite) en solo, il reste tristoune en se connectant.
Esthétiquement de haute volée avec des personnages fidèles aux originaux - John Woo en personne se retrouve dans les options de jeu car il endosse à nouveau son rôle de barman,
Stranglehold est un défouloir haut de gamme avec des décors totalement destructibles.
Le nouveau héros de la PS3 s'appelle Tequila, le tireur le plus rapide de l'Est… À coup sûr un jeu corsé !!
Note générale : 16/20
Grégory Vhé.