Notes de Prod. : Barnie et ses petites contrariétés

    en DVD le 06 Décembre 2001

Interview de Bruno Chiche

Comment est née l'idée de BARNIE ET SES PETITES CONTRARIETES ?

De plusieurs envies. D'abord, contrairement à la plupart des premiers films, je ne voulais pas être dans un registre autobiographique. Je souhaitais écrire une comédie, un vaudeville qui parle avec humour de l'amour, des relations amoureuses et du couple. Ensuite, il y avait aussi la volonté d'écrire un film d'acteurs.

C'est un scénario qui a été dur à écrire?

C'est Alain Layrac qui a écrit la première version du script. Tout de suite, j'ai aimé le sujet. L'idée de départ était formidable. On a donc commencé à travailler sur la structure avec Fabrice-Roger Lacan. Même si c'est toujours dur d'écrire une comédie, c'était amusant de faire évoluer des personnages dans un univers de vaudeville. On recherchait des quiproquos, on essayait mutuellement de se faire rire…

Jusqu'à quel point vous retrouvez-vous dans les malheurs de Barnie ?

Mystère ! Je dirais que c'est une autobiographie émotionnelle et pas factuelle. Ce qu'il y a de moi dans cette histoire, c'est un peu ce qu'il y a en chacun de nous. C'est-à-dire que très souvent on ne sait pas choisir. On regarde l'assiette du voisin. On a envie d'avoir douze vies. Par exemple, j'adorerais me marier, avoir des enfants, une famille très installée. En même temps, si j'ai ça, obligatoirement, je vais avoir une autre envie.

Votre film est une comédie. C'est un genre que vous affectionnez tout particulièrement ?

Dès le départ, je voulais faire un film de genre. J'avais donc le choix entre faire rire, faire pleurer ou faire peur… Si j'ai choisi la comédie, c'est tout simplement parce que c'est mon vrai plaisir de spectateur. Mais la comédie ne se limite pas uniquement au rire, parce qu'elle s'appuie généralement sur des situations dramatiques. S'il n'y a pas forcément de recette pour réussir une comédie, il faut en tout cas être le plus sincère possible, jouer les scènes au premier degré, ne pas tricher, chercher l'effet pour l'effet… Ce qu'il y a de merveilleux aussi, quand on réussit une comédie, c'est que lorsqu'on entend les gens rire dans la salle, on se sent moins seul.