Surnommées les «grandes horizontales», les courtisanes étaient très en vogue dans le Paris de la fin du XIXe siècle.
Célèbres à travers le monde pour leur beauté, leur esprit, leur conversation et leur savoir-faire, ces demi-mondaines étaient au centre de la vie sociale et politique de Paris, divertissant les hommes les plus puissants des arts, de la noblesse et de l’État tout en restant isolées de la société dans leur monde clos.
Elles influaient sur la mode et leur train de vie ostentatoire soulignait l’opulence de leurs amants, très courues qu’elles étaient par les riches aristocrates européens qui se disputaient leurs faveurs.
Faveurs qui, bien sûr, n’étaient pas bradées. Les courtisanes les plus renommées amassaient d’énormes fortunes, grâce à de sages investissements et de judicieux achats de propriétés et de biens. Elles ne pouvaient monnayer que leur personnalité et leur beauté et les plus perspicaces d’entre elles savaient que leur prestige ne survivrait pas à leurs charmes.
Parmi les courtisanes les plus en vue de l’époque, il y eut Apollonie Sabatier, qui accueillit dans son salon des intellectuels tels que Baudelaire et Flaubert, Marie Duplessis qui fut immortalisée par Alexandre Dumas fils dans sa pièce
La Dame aux camélias, Esther Pauline Lachmann qui fut connue sous le nom de La Païva et épousa le comte Henckel von Donnersmarck, et Cora Pearl, une Anglaise de naissance qui compta parmi ses amants le prince Napoléon, cousin de Napoléon III.