Notes de Prod. : 14 Kilomètres

Casting

Quand je suis arrivé au Mali et plus tard au Niger, pour les repérages du film et faire le casting, l’unique acteur sûr, était Illiassou Mahamadou Alzouma, un des acteurs de mon premier film « La Grande Finale ». Je devais chercher les deux autres personnages dans ces deux pays. L’hôtel de Mopti (Mali) où je séjournais et où j’avais installé mon quartier général est devenu un vrai défilé de filles aux corps spectaculaires. Tout le monde m’enviait, et des rumeurs ont commencé à circuler sur un possible réseau de prostitution. Le travail d’Abdul, mon interprète local, était très efficace. Certaines filles arrivaient habillées comme des « sapins de Noël ».
Les journées passaient et je ne trouvais pas la « Violette » du film. Un après-midi, Alan Cantos, mon directeur de production, me dit qu’il y avait une jeune fille de 16 ans qui attendait à la réception de l’hôtel. Dans un premier temps je n’ai pas voulu la voir, elle me semblait être trop jeune, mais devant l’insistance d’Alan, je l’ai rencontrée, et en effet nous n’avons plus eu à chercher, « Violette » était devant moi. Quand nous avons fini de tourner au Mali et sur le point de partir vers le Niger, « Violette » nous dit que ses parents ne voulaient plus qu’elle parte.
À nouveau, Abdul a dû intervenir pour convaincre les parents de « Violette ». Finalement nous nous sommes engagés auprès de ses parents de la ramener saine et sauve. Après un voyage de plus de 2000 Kms, qui a duré 5 jours, nous nous sommes retrouvés à Agadez au bord du Niger, aux portes du mythique et dangereux désert du Ténéré. A Agadez nous attendait Illiassou et « Bouba » lesquels préparaient et étudiaient le scénario depuis quatre semaines. Le personnage principal, Bouba, je l’avais vu jouer dans une équipe de football. Après les premiers essais je me suis rendu compte que ce garçon était un diamant brut. Au moment où je devais commencer le tournage, « Bouba » est venu me dire que pour des raisons religieuses, il ne pouvait pas jouer son personnage : Pourquoi ? lui demandais-je Parce que je dois embrasser l’actrice. Bon, tu ne l’embrasseras pas, c’est tout. Oui, mais je dois aussi la toucher. Eh bien, tu ne la toucheras pas... Oui mais je ne peux pas permettre qu’une fille me regarde droit dans les yeux...
Après cette dernière réponse, je lui ai dit qu’il pouvait partir. Ce garçon cultivé et de bonne famille malienne, qui a étudié dans les meilleures écoles de la ville, subissait une très forte pression de la société à laquelle il appartenait. J’ai pu me rendre compte au cours de mes voyages que beaucoup d’autres jeunes musulmans la subissent aussi. Nous avons dû recommencer le travail de casting et nous avons trouvé, Adoum, un jeune homme orphelin qui avait de réelles possibilités d’acteur. Le tournage n’avait pas encore commencé que nous avions déjà reçu plusieurs appels téléphoniques du père de « Violette » pour bien s’assurer que sa fille retournerait vite dans sa famille.
Gerardo Olivares.

Notes de production

En 2003, je suis parti au Niger pour tourner un documentaire sur les caravanes qui traversent le désert du Ténéré en transportant du sel. Dans les montagnes de l’Aïr, j’ai rejoint la caravane d’Ibrahim, un Touareg, qui tous les ans traverse le désert pour aller chercher du sel dans les mines de Fachi. Un jour, nous avons croisé deux camions dont le volume de leur charge était deux à trois fois supérieur à celui de leur propre gabarit. Sur cet amas de choses indescriptibles, une centaine de passagers subsahariens, s’entassaient les uns sur les autres. Ibrahim m’a dit qu’ils allaient tous vers la Libye et de là, ils tenteraient d’entrer en Europe. De retour à Agadez - la porte du Ténéré - j’ai constaté que cette ville était une plaque tournante pour les camions qui partent vers la Libye et l’Algérie.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 5 entrées
  • 1er jour IDF : 36 entrées
  • 1ère semaine IDF : 514 entrées
  • Cumul IDF : 514 entrées

  • 1ère semaine France : 886 entrées
  • Cumul France : 886 entrées