Notes de Prod. : 16 Blocs

    en DVD le 09 Janvier 2007

A propos du film...

16 BLOCS marque une rencontre au sommet. Le réalisateur Richard Donner, à qui l’on doit entres autres Maverick et la série L'Arme Fatale, met en scène celui qui a littéralement inventé un type de personnage à lui tout seul, Bruce Willis. Et forts de leurs expériences respectives, ils ont décidé ensemble d’aller beaucoup plus loin...

Deux hommes, deux heures pour changer de vie

Bruce Willis incarne Jack Mosley. Cet inspecteur désabusé n’est plus que l’ombre du brillant inspecteur qu’il
était. Suite à une faute commise six ans plus tôt, il ne se supporte plus. Il est devenu étranger à lui-même. Le malaise et le dégoût qu’il éprouve l’ont peu à peu étouffé. Sa vie ne l’intéresse plus, il fuit en permanence, dans la boisson ou dans la solitude.
La définition du personnage de Bruce Willis est passée par toute une série d’étapes. Afin de maîtriser l’environnement professionnel de Jack, Bruce Willis a patrouillé plusieurs nuits avec des policiers de Brooklyn aux côtés de l’inspecteur Mike Keenan, membre de la Police de New York depuis 22 ans, qui a aussi servi de conseiller pour toutes les questions de procédure.
Sur le plan physique, Bruce Willis s’est également beaucoup investi. Au début du film, son teint pâle est le fruit d’un maquillage qui souligne les symptômes de l’alcoolémie. Pour avoir le regard humide et les yeux rouges, les maquilleurs ont utilisé des vapeurs de menthol. L’acteur marchait avec une pierre dans sa chaussure droite, ce qui le faisait réellement boiter.

Jack se retrouve confronté à Eddie Bunker, un délinquant prêt à tout pour s’en sortir et témoin gênant dans une affaire de meurtre.
C’est à Mos Def, rappeur et comédien, que les cinéastes ont décidé de confier le rôle de ce hors-la-loi en quête d’une seconde chance. Richard Donner explique : «Mos est vraiment un comédien surprenant. Il a emmené le personnage bien plus loin que nous ne l’avions imaginé. Mos possède un univers très riche dans lequel il puise sans cesse pour jouer. Si vous écoutez les paroles de ses chansons, vous vous rendrez compte que c’est un poète et un philosophe. Il a une vision de la vie extrêmement concrète et très élevée. Son personnage avait besoin de cette expérience pour exister. Mos partage avec Eddie une pureté idéaliste et une certaine naïveté.»

Richard Wenk, le scénariste, confie : «Cette histoire, c’est d’abord la rencontre d’un homme qui avait tout pour s’en sortir mais qui a renoncé, avec un autre qui n’a jamais rien eu et qui pourtant ne renonce pas. Jack Mosley est un flic auquel plus personne ne croit, pas même lui, et Eddie Bunker se débat dans une série d’échecs où il cherche désespérément des signes qui le conduiraient vers une vie meilleure...»
Richard Donner poursuit : «Le sujet promettait de l’action mais aussi beaucoup d’enjeux humains. L’action seule ne suffit pas, elle est démultipliée lorsqu’elle sert une bonne histoire, et celle-ci en est une. L’idée que cela se passe quasiment en temps réel me plaisait aussi. Le spectateur est soudain impliqué comme jamais dans le compte à rebours que vivent les protagonistes. »

Tournage et cascades

Le tournage de 16 Blocs a débuté en avril 2005 à Toronto.
Après neuf semaines sur place, l’équipe est partie à Manhattan pour deux semaines supplémentaires. Dans la mesure du possible, Richard Donner a réalisé le film dans l’ordre chronologique.Il explique : «L’histoire,
au-delà des moyens et de l’action, impliquait quelques problèmes logistiques. Nous avons tourné dans deux villes différentes, sur cinquante-cinq jours, à des centaines de kilomètres de distance, par tous les temps... Et pourtant, il fallait que l’on puisse croire que tout se déroule sur deux heures de temps sans aucun faux raccord. Afin de se garantir une cohérence optimale, et pour permettre aux comédiens de maîtriser plus facilement l’évolution de leurs personnages, nous avons décidé de tourner dans la continuité. Il était ainsi plus simple de savoir où ils en étaient, aussi bien sur le plan psychologique que dans l’action.»

Le directeur de la photographie, Glenn MacPherson, confie : «Richard souhaitait une image réaliste, brute. Il fallait que le spectateur se sente au côté des protagonistes, au plus près de leurs émotions et de ce qui leur arrive. Que le trajet à faire soit si court et pourtant si difficile renforce l’impact de tout ce qui se passe. »
L’un des temps forts du film est une impressionnante poursuite en bus. Elle a été tournée à Toronto sur douze jours. Pour la mener à bien, la production a acheté et fait venir cinq bus de New York, dont deux ont servi pour le tournage proprement dit - un pour l’extérieur et l’autre pour les intérieurs, les trois autres étant utilisés pour les prises spéciales et les cascades. L’un des bus a été coupé en deux pour pouvoir être monté sur un camion et négocier ainsi le virage le plus spectaculaire. La poursuite implique plus de vingt-cinq autres véhicules et près de cinquante cascadeurs. La scène finale, celle du crash, a été filmée par douze caméras placées sur la trajectoire et sur tous les axes stratégiques. Le superviseur des effets spéciaux, Laird McMurray, commente : «Il nous aura fallu trois semaines pour tout mettre en place, et à peine quarante minutes pour tout exploser ! »
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 51 888 entrées
  • Cumul IDF : 103 575 entrées

  • 1ère semaine France : 127 935 entrées
  • Cumul France : 223 432 entrées