John Cusack (Jackson Curtis)
Jackson Curtis est un civil qui découvre aux informations que le monde tel que nous le connaissons va disparaître.
Harald Kloser confie : « Ce personnage ne fait pas qu’incarner les spectateurs. Je connais vraiment très bien Jackson Curtis parce qu’en plus d’avoir deux enfants, je suis un écrivain divorcé. Vous voyez où je veux en venir ? »
Le scénariste poursuit : « John est parfait dans ce rôle, absolument parfait. Je ne voyais que lui pour jouer ce personnage. »
La vie de famille de Jackson Curtis est loin d’être idéale. Auteur raté, il gagne sa vie en travaillant comme chauffeur de limousine et voit ses enfants devenir chaque jour un peu plus proches du nouveau compagnon de son ex-femme.
John Cusack note : « C’est un personnage très touchant, qui s’efforce de garder une certaine dignité et de ne pas tout perdre, mais j’ai eu envie de faire ce film pour une autre raison. Quand j’ai lu le scénario, j’ai trouvé l’histoire originale et amusante. Je ne sais pas si la fin du monde sera amusante, mais
2012 possède un humour macabre que je trouve très intéressant. »
Amanda Peet (Kate)
Kate est l’ex-femme de Jackson, a été attirée par l’opportunité de travailler avec
Roland Emmerich. Elle raconte : « C’est le maître des films d’action à grand, très grand spectacle, mais il a aussi une vraie sensibilité et de l’humour. Ses personnages sont toujours attachants, et c’est un homme qui a du cœur, cela se voit dans ses films et quand on travaille avec lui. Il est très attentionné. Il a réparti les prises de vues des scènes dans les réservoirs d’eau sur toute la durée du tournage, et quand je lui ai demandé pourquoi on ne tournait pas toutes les scènes d’un coup, il m’a répondu : « Tu tiens vraiment à passer plusieurs jours d’affilée dans l’eau ? » Il a fait ça pour nous, il ne voulait pas que cela devienne une épreuve. »
Dès son premier jour de tournage,
Amanda Peet s’est trouvée projetée dans l’univers des films de
Roland Emmerich. Elle raconte : « La première scène que j’ai tournée est celle qui se déroule dans l’épicerie. Il y a un gros tremblement de terre, et mon personnage, Kate, se retrouve coincée à l’intérieur alors que tout est en train de s’effondrer. Par chance, j’étais avec mon copain, Tom McCarthy, et nous n’arrêtions pas de rire parce que nous n’étions pas habitués à tourner des films d’action. Roland nous a dit : « Du calme, du calme. Il va se passer beaucoup de choses horribles, vous n’êtes pas au bout de vos surprises. »
Chiwetel Ejiofor (Adrian Helmsley)
Helmsley est un scientifique du gouvernement qui se précipite à la Maison Blanche quand il découvre une série de changements majeurs au niveau du noyau de la Terre, de la croûte terrestre et de l’atmosphère.
Harald Kloser explique : « Adrian est le contrepoint de Jackson. Dès le début, il sait ce qui va se passer et ce que le gouvernement projette de faire, mais pendant tout le film il doute et se demande si ce plan est vraiment le meilleur. »
Chiwetel Ejiofor déclare : « J’ai trouvé les thèmes principaux de l’histoire fascinants. Le scénario était passionnant, je n’ai pas pu le reposer avant la dernière page. L’idée est formidable. Dans cette histoire, l’humanité subit une catastrophe naturelle sans précédent. Ces derniers temps, nous avons pris conscience que les dérèglements de la nature pouvaient plonger notre monde dans le chaos. La question que tout le monde se pose, c’est de savoir quelle est notre responsabilité dans ce processus. »
Oliver Platt (Carl Anheuser)
Carl Anheuser est secrétaire général de la Maison Blanche.
Harald Kloser raconte : « C’était au départ le personnage le plus droit qui soit, une sorte de chien de garde de la Maison Blanche, un dur qui n’hésite pas à faire ce qu’il faut quand il le faut. Et puis
Mark Gordon a proposé
Oliver Platt pour ce rôle, et cela a tout changé. Oliver a apporté une dimension plus humaine à ce personnage qui reste fermement convaincu qu’il ne faut pas dire aux gens ce qui va arriver pour leur bien, étant donné que tout le monde ne pourra pas être sauvé. »
Oliver Platt observe : « Anheuser est un homme pragmatique qui essaye de résoudre une situation très complexe sur le plan moral. Comme le destin de la race humaine est en jeu, il voit son plan comme la solution la plus sensée et la plus morale qui soit, mais le fait de savoir que tout le monde ne pourra pas y prendre part rend la situation particulièrement difficile et douloureuse. »
Oliver Platt ajoute : « C’est ce conflit qui m’a donné envie de jouer ce rôle. Il y a déjà eu des films « de fin du monde », mais je crois que
2012 est le premier où le gouvernement, qui est supposé être l’autorité suprême, doit choisir ceux qui seront informés, ceux qui seront sauvés et ceux qui ne le seront pas. »
Cette idée est aussi ce qui a convaincu
Harald Kloser que l’histoire devait également être racontée depuis le point de vue d’officiels du gouvernement. Le scénariste se souvient : « Au début, nous voulions raconter cette histoire sans l’intrigue qui se déroule à Washington.
Roland Emmerich l’avait déjà fait dans ses films précédents. Mais après en avoir longuement discuté, nous avons finalement décidé que nous ne pouvions pas raconter un projet gouvernemental d’une telle ampleur sans parler des personnes qui en sont à l’origine. »
Au moment où
Roland Emmerich et
Harald Kloser ont écrit le scénario, pendant les primaires des élections présidentielles américaines, leur Président était une femme.
Harald Kloser se souvient : « Quand les résultats de l’Iowa sont tombés, j’ai crié à Roland : « Eh, je crois que finalement, notre Président ne sera pas une femme ! ».
Danny Glover (Président des Etats-Unis)
Mark Gordon raconte : « C’est un acteur fantastique. Il a apporté beaucoup de gravité à son personnage. Le public ne l’a pas vu dans un gros film hollywoodien depuis longtemps, et je pense qu’ils vont l’adorer dans son rôle de Président. »
Danny Glover note : « J’aime bien le dicton « les hommes ne font pas l’Histoire, c’est l’Histoire qui les fait ». Chacun d’entre nous est défini par sa propre histoire, par ce qu’il a vécu. Le Président Wilson doit prendre des décisions très difficiles dans des circonstances que personne n’avait jamais imaginées quand il est arrivé dans le bureau ovale. »
Il ajoute : « Je ne pense pas qu’il se décrirait comme un « leader fort », même si c’est l’image que les autres ont de lui. Il se verrait plutôt comme une personne ordinaire qui essaye d’être extraordinaire. C’est le genre d’homme qui motive les gens, et qui leur donne envie de bouger et d’agir. »
Finalement, le Président partage les découvertes scientifiques avec d’autres nations et met en place, quelques années avant
2012, un plan pour sauver les chefs d’Etat, les scientifiques, les artistes, les plantes, les animaux et les objets les plus précieux de notre civilisation.
Thandie Newton (Laura)
Chargée de la collecte et de la préservation des plus grandes œuvres d’art, Laura, la fille du Président, n’apprend la finalité exacte de sa mission que quand la catastrophe devient imminente. Un lien profond va se créer entre elle et Adrian Helmsley, et les deux personnages vont se soutenir mutuellement dans l’épreuve morale qui les attend.
Dans
2012,
Thandie Newton retrouve
Danny Glover, avec qui elle avait joué dans
Beloved, et
Chiwetel Ejiofor à qui elle a donné la réplique dans
It Was An Accident. Elle déclare : « C’est toujours un plaisir de retravailler avec des gens qu’on apprécie. J’ai travaillé avec Chiwetel il y a presque dix ans, et depuis il a beaucoup évolué en tant qu’acteur. Il a ce charisme qui vous donne envie d’avoir confiance en lui, en sa force et sa droiture morale. On veut le voir sauver le monde. Danny est très paternel, il fait très attention à moi. C’est vraiment super d’avoir une telle relation avec lui. »
Woody Harrelson (Charlie Frost)
Charlie Frost est un animateur radio. Il raconte : « Charlie est un animateur de radio pirate qui émet depuis le parc national de Yellowstone. Il vit dans son camping-car et ne cesse de hurler sur les ondes que la fin du monde est proche. J’aime bien jouer des types comme lui, complètement dingues et véhéments – même si dans le cas de Charlie les événements vont montrer qu’il n’est pas si dingue que ça. »
Il continue : « Quand on ne connaît Roland qu’à travers ses films, on pourrait penser que c’est un type dur et violent. Mais en fait, c’est l’homme le plus doux et le plus gentil du monde. Il sait très bien ce qu’il fait et ce qu’il veut. Quand on regarde un de ses films, on est cloué à son fauteuil, on est complètement emporté par l’action et l’histoire. »