Notes de Prod. : 2046

    en DVD le 26 Mai 2005

NOTE Du réalisateur

Nous avons tous besoin d’un endroit où stocker, voire cacher, souvenirs, pensées, impulsions, espoirs et rêves. Ce sont des aspects de nos vies que nous ne pouvons résoudre ou plutôt sur lesquels nous ne pouvons agir, mais en même temps nous redoutons de nous en délester.
Pour certains cet endroit est un lieu réel, pour d’autres un espace mental, pour un plus petit nombre ce n’est ni l’un ni l’autre. 2046 est un projet entamé il y a quelque temps. Le chemin pour achever le film fut long et riche en péripéties. Tout comme les souvenirs que nous chérissons, il est difficile de s’en défaire.

La Musique
Les extraits musicaux obéissent à des cycles, au gré des souvenirs et des oublis. Une partition peut resurgir d’un film à l’autre, mais elle invite toujours au même voyage, semblable à un train qui refait indéfiniment le même trajet. Les morceaux se mêlent les uns aux autres ; une impression nouvelle s’ajoute à la précédente sans parvenir à l’estomper entièrement.

Notes Poétiques

0;?0W? la bande originale de 2046 est, après In The Mood For Love, de nouveau signée Shigeru Umebayashi, il s’agit d’une musique aux inspirations les plus diverses. Des thèmes récurrents – un air de bel canto, des rythmes latins comme échappés de night-clubs ou encore des mélodies instrumentales – sont non seulement associés aux personnages, mais évoquent également un sentiment d’abandon propre aux univers nocturnes de Honk Kong et de Singapour – et aux histoires d’amour, faites d’engagements et de trahisons. Ces partitions exacerbent le terrible sentiment de vide qui nous étreint face au déclin du Shanghai mythique d’avant 1949. Le " temps ", quant à lui, est rythmé par les fêtes de Noël, comme le chante si bien Nat King Cole, de sa voix suave et réconfortante.