C’est
Stephen J. Cannell, cocréateur de la populaire série télévisée
21 Jump Street avec Patrick Hasburgh, qui eut le premier l’idée de donner un nouveau souffle à cette série culte sous la forme d’un long métrage.
Stephen J. Cannell est connu pour avoir été l’un des scénaristes et producteurs de télévision les plus respectés, les plus talentueux et les plus prolifiques : on lui doit entre autres
L’agence Tous Risques,
Deux Cents Dollars Plus Les Frais,
Ralph Super-héros et
Un Flic Dans La Mafia. Ses séries lui ont valu une multitude de fans et d’admirateurs.
L’un de ces admirateurs est le producteur
Neal H. Moritz, qui s’est forgé une solide réputation de producteur de films d’action.
À propos de
Stephen J. Cannell, décédé en 2010 à l’âge de 69 ans,
Neal H. Moritz déclare : «
Il était incroyablement charismatique, j’aimais tout chez cet homme. Je me souviens de notre première rencontre. Nous avons commencé à parler de 21 Jump Street et je lui ai dit combien j’aimais cette série. Il m’a dit qu’il travaillait sur son adaptation pour le cinéma, qu’il était fan de mes films et m’a demandé si j’aimerais participer au projet. Évidemment que oui ! »
21 Jump Street a été diffusée durant cinq saisons à la fin des années 80, dont les quatre premières sur Fox, et ce fut l’un des premiers succès de la jeune chaîne.
Avec Johnny Depp dans son premier rôle majeur, cette fiction sur des flics au look jeune s’infiltrant dans des lycées a été particulièrement populaire auprès des jeunes téléspectateurs que la toute nouvelle chaîne commençait à courtiser.
Neal H. Moritz et la productrice exécutive
Tania Landau ont immédiatement vu le potentiel de la remise au goût du jour de cette série phare, mais ce n’est que lorsque
Jonah Hill a donné son accord que le projet a réellement pris toute son importance.
Tania Landau déclare : «
C’est un concept génial. Deux flics à l’allure de jeunes s’infiltrent dans un lycée, et contre toute attente, démantèlent un trafic de drogue. Nous faisons beaucoup de films d’action, c’est donc sous cet angle que nous avions envisagé ce projet. Mais les choses ont changé lorsque nous avons déjeuné avec Jonah : il nous a suggéré d’en faire une comédie d’action pour jeunes adultes, et soudain, tout s’est mis en place. »
Jonah Hill raconte : «
J’ai commencé par me demander comment ce serait de revivre la période la plus importante de ma jeunesse, le lycée. On s’imagine avoir toutes les réponses aux questions qu’on se posait étant plus jeune, et puis quand on y retourne, on se rend compte que ces réponses sont complètement fausses. On est alors de nouveau assailli par le manque de confiance et les problèmes qu’on avait à 17 ans. »
L’acteur, également producteur exécutif du film, a écrit l’histoire avec
Michael Bacall, le scénariste du film. Ce dernier explique : «
Au départ, rien ne se déroule comme prévu pour les personnages. Ils prennent ça comme une seconde chance, en se disant qu’aujourd’hui, ils savent tout ce qu’ils auraient rêvé de savoir à l’époque. Mais toutes leurs connaissances ne s’appliquent plus. Jenko – qui a toujours été le mec cool du lycée – devient ami avec les intellos, et Schmidt – le plus intello des deux – fréquente les élèves les plus cool. C’est une inversion totale des rôles. »
Selon
Jonah Hill, le fait que la série n’ait plus été diffusée depuis le début des années 1990 leur a permis de moderniser l’histoire et le ton. Il raconte : «
J’ai rencontré des adolescents et je leur ai demandé s’ils connaissaient la série. Ce n’était pas le cas. Du coup, je leur ai dit que ça parlait de jeunes flics qui s’infiltrent dans un lycée, et ils m’ont répondu : « Ça a l’air génial ». L’idée de départ est vraiment parfaite pour une comédie d’action. »
L’adaptation de 21 Jump Street imaginée par
Jonah Hill et
Michael Bacall a immédiatement suscité l’intérêt de
Neal H. Moritz et
Tania Landau.
Stephen J. Cannell aussi a trouvé qu’ils avaient fait du très bon travail.
L’étape suivante dans l’évolution du projet a été de trouver un réalisateur. La production en a eu deux pour le prix d’un :
Phil Lord et
Christopher Miller, qui avaient précédemment réalisé le film d’animation à succès
Tempête De Boulettes Géantes.
Mais les réalisateurs d’un film d’animation familial auraient-ils vraiment les épaules pour cette comédie d’action pour jeunes adultes en prises de vues réelles ?
Christopher Miller s’explique : «
Nous voulions faire quelque chose de radicalement différent de ce que nous venions de faire – bien que pour être honnête, Tempête De Boulettes Géantes soit aussi une comédie d’action, mais qui s’adresse simplement à un public différent. Il reste que nous avions quand même beaucoup à prouver. Du coup, nous avons fait une présentation pour expliquer tout ce que nous ferions. Nous savions qu’il fallait qu’on leur en mette plein les yeux. »
Le scepticisme dont les producteurs avaient pu faire preuve a été vite balayé.
Tania Landau raconte : «
Ils sont arrivés incroyablement préparés. Ils avaient une présentation PowerPoint et avaient créé un book pour illustrer ce qu’ils avaient en tête pour chaque point du film. J’ai été époustouflée, tout comme Neal. Ils étaient hyper créatifs et enthousiastes – nous étions tous sur la même longueur d’onde. »
L’une des raisons pour lesquelles
Phil Lord et
Christopher Miller étaient aussi enthousiastes à propos du scénario, c’est qu’ils n’allaient pas uniquement réaliser le film – ils allaient vivre ce que vivent les héros de l’histoire.
Phil Lord explique : «
Quand j’étais jeune, je regardais 21 Jump Street parce que les jolies filles de mon lycée suivaient cette série – je voulais être au courant des intrigues. Du coup, ce projet c’est un peu comme boucler la boucle – réaliser ce film fait de moi un mec cool ! »
Avec le sens comique de
Jonah Hill sous la direction de
Phil Lord et
Christopher Miller et les qualités de producteur de films d’action de
Neal H. Moritz, le projet était composé d’un parfait mélange de talents.
Christopher Miller déclare : «
On a d’un côté l’action de Fast And Furious produit par Neal Moritz, et de l’autre le style comique de Jonah Hill. Ces composantes se mélangent, explosent puis leurs atomes se recombinent pour donner naissance à un film parfait. »
Jonah Hill déclare : «
Je me suis dit que Neal serait un très bon partenaire pour ce film car j’ai fait beaucoup de comédies et lui beaucoup de films d’action qui ont connu un énorme succès, du coup, avec un peu de chance, nous pourrions faire ensemble une très bonne comédie d’action. »
Christopher Miller ajoute : «
L’expertise de Neal a été précieuse. Par exemple, quand nous avons songé aux voitures, Neal a su exactement ce dont nous avions besoin. Il fallait que ce soit une Camaro Z28 de 1971. Uniquement ce modèle et cette année. Il savait même exactement ce à quoi le pot d’échappement devait ressembler. C’est un expert. Il en sait plus sur les voitures que n’importe qui. »
Le producteur exécutif
Ezra Swerdlow déclare : «
Il y a d’importantes courses-poursuites dans ce film. Il y en a une à travers la ville dans une limousine : des gens sont jetés hors du véhicule, d’autres tirent depuis le toit ouvrant – c’est une grosse scène d’action. Neal est tout bonnement un maître en la matière, du rythme de l’action au nombre de plans et au cadrage. »
George Aguilar, le coordinateur des cascades de la première équipe, commente : «
Cette séquence montre bien la façon dont le film équilibre l’action et la comédie. Les réalisateurs voulaient une grosse séquence d’action rythmée, mais avec une touche d’humour. C’est palpitant, on sent le danger, et à l’intérieur de leur limo ils ont une fille ivre dont ils doivent se débarrasser. C’est à mourir de rire lorsque la fille se joint à la course-poursuite. »
Neal H. Moritz commente : «
À chaque fois que je produis un film d’action, j’ai envie de faire mieux encore que le précédent. Mais il ne s’agit pas de faire des explosions ou des accidents de voitures plus impressionnants – ça ne marche pas. L’action doit être fondée sur les personnages, ce doit être du jamais vu. Pour 21 Jump Street, et parce que c’est une comédie d’action, nous avons tenté de la rendre intelligente et humoristique, de faire en sorte qu’elle s’appuie vraiment sur les personnages et leurs rapports. »
George Aguilar a une grande expérience dans les comédies d’action, ayant précédemment supervisé les cascades sur des films comme
Bienvenue à Zombieland. Il explique : «
L’action et la comédie doivent s’imbriquer naturellement. On ne peut pas s’arrêter pour une blague, il faut qu’elle fonctionne dans le cadre de la course-poursuite. Neal souhaite que ce soit réaliste, que ce soit rythmé, il veut que les gens soient impressionnés visuellement sans pour autant sacrifier le côté drôle. Il faut maintenir la barre très haut puis développer la situation comique. »
Il poursuit : «
Jonah Hill a grandement contribué aux scènes d’action. Il réfléchit et imagine sans arrêt de nouvelles et de meilleures idées. Il avait toujours un rebondissement en tête. Il a insisté pour que son personnage n’ait pas l’air très habile – il a beau être passé par l’école de police, il n’est toujours pas très bon dans certains domaines. »
Jonah Hill incarne Schmidt, l’ancien intello qui se découvre soudainement cool pour la première fois de sa vie. L’acteur déclare : «
C’est l’un des personnages les plus intéressants qu’il m’ait été donné de jouer. Il veut juste être un bon flic, mais son manque de confiance en lui remonte au lycée. Lorsqu’on l’y renvoie sous couverture, il s’enivre de puissance, oublie sa mission, et même son amitié avec Jenko. Il aime cette fausse vie de lycéen – plus qu’il n’aime sa vie de mec de 25 ans. Donc en substance, c’est l’histoire d’un garçon qui se noie dans sa propre heure de gloire. »
Face à
Jonah Hill, les cinéastes ont cherché un acteur pour interpréter Jenko – quelqu’un pour qui tout s’est bien passé au lycée et qui découvre que les choses ne sont pas si faciles la deuxième fois. Qui pourrait être beau garçon, viril, mais également drôle ?
Christopher Miller raconte : «
Lorsque nous avons rencontré Channing Tatum, nous avons réalisé qu’il était parfait pour le rôle parce qu’il est naturellement drôle et sincère. »
Phil Lord ajoute : «
Channing Tatum est toujours juste. Tout le monde sait qu’il peut jouer les héros, mais il y a une gentillesse sous-jacente chez lui qui offre un beau contraste dans son interprétation. Et puis il est tellement plus drôle que ce à quoi les gens s’attendent ! Nous savions que l’acteur qui jouerait Jenko devrait être quelqu’un qui puisse être très amusant, avec une étincelle espiègle dans l’œil, et c’est le cas de Channing. »
George Aguilar déclare : «
Channing vous charme immédiatement. Comme tout le monde, je savais qu’il était physiquement talentueux, et il a fait assez de films d’action pour savoir ce dans quoi il est doué, mais j’ignorais qu’il était aussi très drôle, et c’est une combinaison redoutable ! »
L’acteur, qui s’est également engagé en tant que producteur exécutif, confie modestement : «
Je suis un grand fan de comédies, mais elles me terrifient. J’envie beaucoup les mecs comme Jonah – alors quand il m’a appelé et qu’il m’a dit : « On fait 21 Jump Street et on aimerait que tu en fasses partie », j’ai vraiment pensé que c’était un faux numéro. La comédie est quelque chose de tellement particulier – on doit non seulement se soucier d’être sincère dans la scène, mais également savoir entrer dans le rythme, balancer les répliques drôles au moment précis où elles doivent tomber, observer leur effet et s’arrêter de parler. C’est tout un art. Heureusement, j’étais entouré d’auteurs comiques et d’humoristes de stand-up qui savaient exactement ce qu’ils faisaient. J’ai beaucoup appris. »
Phil Lord déclare : «
Channing joue la réalité du moment, et c’est la meilleure chose à faire pour un comédien comique. Il se trouve également que c’est la façon dont Jonah aime travailler – une grande partie de son talent comique vient du personnage et de la situation. Il s’agit moins de blagues hilarantes que de ce qui est drôle sur le moment, donc au final, ça fonctionne merveilleusement bien. »
Jenko, le personnage de
Channing Tatum, est l’exact opposé de Schmidt, celui de
Jonah Hill.
Channing Tatum explique : «
Ils sont allés au lycée ensemble. La première fois, Jenko était le type populaire, le sportif qui séduisait toutes les filles. Lorsqu’ils y retournent, ils découvrent qu’en dix ans, tout a changé. Avant il fallait s’en prendre aux plus petits, être un tyran, s’endormir en classe. Aujourd’hui tout le monde est végétalien et roule à l’huile végétale… Ils aiment tout ce que Jenko considère comme des foutaises. Jenko finit par traîner avec les intellos, et pour la première fois, il se rend compte que ce que font ces types – apprendre – est finalement plutôt cool. »
Jonah Hill observe : «
C’est justement parce qu’ils sont diamétralement opposés qu’ils travaillent si bien ensemble. Même un plan de nous deux est drôle car nous avons des genres très différents – on se demande comment on a bien pu se rencontrer, et encore plus devenir meilleurs amis. Dès la lecture, il a été évident que notre duo allait bien fonctionner – Channing est encore plus cool et plus talentueux que ce à quoi je m’attendais. »
Channing Tatum remarque : «
Je pense que si vous demandiez à Jenko pourquoi il a voulu devenir flic, il n’aurait pas de réponse. J’imagine qu’il a tout simplement regardé beaucoup de films policiers et qu’il s’est dit que ça serait vraiment bien. »
D’une certaine manière, l’acteur et son personnage ont eu des enfances similaires. Il continue : «
Mes amis et moi avions une vieille Civic, l’un d’eux la conduisait et l’autre faisait une roulade sur le capot pour voir qui pourrait le faire le plus vite. Je ne pense pas que Jonah ait fait ce genre de trucs stupides... »
Phil Lord commente : «
Channing nous a raconté l’histoire délirante de cette fois où il a passé la soirée avec ses potes d’enfance. Ils ont fait une grosse fête, sont allés dans le désert et ont tiré des coups de feu, ils se sont tous fait tatouer, puis ils se sont rendus chez un autre de leurs amis et lui ont fait peur, et puis ils ont tous déliré ensemble. Je lui ai demandé : « Waouh, ça s’est passé quand ? » et il m’a répondu : « Samedi ». J’adore ce mec. Jenko, c’est vraiment lui ! »
Brie Larson mène la danse des seconds rôles en incarnant Molly. Le personnage de
Jonah Hill, Schmidt, était trop coincé pour sortir avec des filles quand il était au lycée, mais il découvre qu’aujourd’hui, être intello c’est cool. Les filles – en particulier Molly, interprétée par
Brie Larson – sont folles de lui.
Les réalisateurs voulaient aller avec ce personnage au-delà de la simple pom-pom girl, ils souhaitaient une fille qui se distingue des autres. Il était important qu’elle devienne quelqu’un que le public aime, pas seulement parce qu’elle est belle mais parce qu’elle a ce petit truc en plus.
Christopher Miller déclare : «
Quand vous rencontrez Brie, quelque chose passe. Elle a un grand talent comique et c’est une actrice formidable, mais ce qui la différencie, c’est son style et son attitude. »
Molly entretient une relation plus ou moins libre et pas très épanouissante avec Eric, le trafiquant de drogue interprété par
Dave Franco. Elle a eu de nombreuses déceptions dans sa vie et a l’impression de ne pouvoir vraiment compter sur personne. Schmidt va changer tout ça ; en apprenant à le connaître, elle se dit qu’elle peut peut-être lui faire confiance. Ce qu’elle ignore, bien sûr, c’est que c’est un policier infiltré qui lui ment.
Brie Larson explique : «
Nos personnages jouent ensemble dans la pièce du lycée – il est Peter Pan et elle Wendy. Ils partagent un moment où ils se regardent dans les yeux et réalisent qu’il y a quelque chose de spécial entre eux. Plus tard, lorsque la vérité éclate, elle ne le prend pas très bien. »
Dave Franco interprète le rôle clé d’Eric, qui est à l’origine d’une grande partie de l’intrigue.
Christopher Miller commente : «
Eric vend une nouvelle drogue dans son lycée, c’est la raison pour laquelle Schmidt et Jenko sont sous couverture – ils doivent découvrir l’origine de cette drogue pour l’éradiquer. »
Le choix de
Dave Franco pour le rôle était une autre manière pour le film de montrer combien le lycée a changé depuis que Schmidt et Jenko l’ont quitté.
Phil Lord déclare : «
En gros, Dave Franco est l’homme parfait. Il est gentil, bien baraqué – les filles sont folles de lui. De nos jours, les gamins les plus cool ne sont plus les mêmes que dans un teen-movie des années 1980 – Eric est tellement cool qu’il rend Jenko fou. »
Jonah Hill raconte : «
Nous avons rencontré beaucoup de gens, mais je savais qu’il fallait qu’on choisisse Dave parce que c’est le seul mec que j’essayais d’impressionner. J’avais déjà le rôle, mais j’essayais d’impressionner le mec qui auditionnait, de lui montrer que moi aussi j’étais cool… C’est exactement ce que nous cherchions pour le rôle. »
Il était important pour toute l’équipe du film de faire du personnage de
Dave Franco quelqu’un d’équilibré.
Phil Lord déclare : «
J’ai toujours pensé que le personnage ne devait pas être un voyou totalement odieux. Au lycée, les gamins que je connaissais qui trafiquaient étaient des jeunes qui faisaient des choix foireux – ils n’étaient pas mauvais, ils étaient drôles ou charmants ou intéressants, et si vous les aviez connus, vous auriez eu des choses sympa à raconter à leur sujet. Nous pensions que c’était une bonne occasion pour montrer une vraie personne, les pieds bien sur terre, qui se trouve aussi être un dealer. »
C’est dans cette optique que les cinéastes et
Dave Franco se sont concentrés sur l’engagement environnemental du personnage. L’acteur explique : «
Ce mec cool parle de compost et de la façon d’économiser l’eau, mais en même temps il vend de la drogue. J’ai eu le sentiment que c’était une nouvelle approche du personnage. Ça a été très amusant parce que je ne jouais pas un abruti fini. Il se la joue, mais il est également charmant – on perçoit le côté plus vulnérable du personnage. »
Pour le rôle de M. Walters, le prof de sport, les cinéastes avaient une raison pour sélectionner
Rob Riggle.
Christopher Miller la dévoile : «
Nous l’avons choisi parce que c’est le mec le plus drôle qu’on puisse rencontrer. »
Phil Lord ajoute : «
Rob est quelqu’un d’athlétique, comme Channing – il a été dans les Marines. Ce qu’il y a de génial avec Rob, c’est que dans la vraie vie, il est toujours très heureux de faire ce qu’il fait. Ça se traduit directement dans ses personnages et la façon dont il les interprète : ses personnages sont simplement ravis d’être là où ils sont. Et ça s’applique bien sûr à ce prof de sport, M. Walters. C’est une merveilleuse énergie. »
Rob Riggle déclare : «
Walters est un type très sympathique. Il enseigne l’athlétisme, ils s’occupe des jeunes, donne de temps en temps des cours d’éducation sexuelle. Il adore Jenko parce qu’il est beau, un fabuleux spécimen, et déteste Schmidt parce qu’il n’est pas beau et qu’il bousille l’équipe d’athlétisme. »
Ice Cube vient compléter la distribution principale dans le rôle du chef de l’unité du 21 Jump Street. Il raconte : «
J’incarne le capitaine Dickson, l’homme intraitable et autoritaire qui envoie Schmidt et Jenko sur cette mission et fait de leur vie un enfer sur Terre. Mon rôle n’est pas uniquement de crier sans arrêt, mais d’alterner les moments forts et les moments calmes et d’être bon dans les moments drôles – équilibrer la colère sans limites de ce capitaine de police avec les blagues du scénario. C’est vraiment bien écrit, c’est très drôle. »
Phil Lord explique : «
Ice Cube est parfait pour le rôle car le capitaine Dickson est quelqu’un d’effrayant, et qu’on a désespérément envie de lui plaire. Il se trouve qu’Ice Cube m’intimide énormément – je le trouve très impressionnant, quelque chose dans les sourcils… Mais c’est quelqu’un de vraiment gentil, d’hyper sympathique et très malin. C’était un rêve de gamin de le rencontrer. Comment doit-on l’appeler ? M. Cube ? Ice ? »
Ice Cube était enthousiaste à l’idée de retravailler avec
Neal H. Moritz. Il explique : «
Je connais Neal depuis plus de dix ans maintenant. J’ai joué dans quelques films qu’il a produits – Torque, La Route S’enflamme et Xxx 2 : The Next Level. J’ai adoré travailler avec lui, et ce film est pile poil dans ses cordes – c’est drôle et ça bouge ! »
Évidemment, quelqu’un comme
Ice Cube ne peut s’identifier à l’histoire de
21 Jump Street que jusqu’à un certain point. Que pourrait-il bien vouloir changer à ses années lycée ? Il se souvient : «
Durant ma dernière année, j’ai abandonné le football pour me concentrer sur la musique. Si je revenais en arrière, je terminerais ma dernière année de foot. Mais c’est tout. J’étais l’un des élèves les plus cool de mon école – je ne changerais pas ça ! »