Note d'intention du réalisateur
J’étais très en colère quand j’ai écrit Another Gay Movie. Après le relatif succés de Edge Of Seventeen, j’ai eu beaucoup de mal à montrer mon film suivant, Gypsy 83. Malgré le fait que le public des différents festivals montrait leur enthousiasme, les distributeurs, eux, ne comprenaient même pas l’affiche du film. (Qui pouvait imaginer qu’un road movie gay serait si difficile à vendre !!), ils disaient que le film n’était pas « assez gay ». Je me souviens que nous étions en caleçon en pliant notre linge avec mon copain (et coscénariste), Tim Kaltenecker, et discuter de notre frustration quant à l’état actuel du cinéma gay. Malgré notre goût pour les comédies romantiques gay, nous pensions qu’il fallait que le genre se prenne un coup de pied au cul. Tim m’a dit « Et si nous faisions un Scary movie gay ?».
Je lui ai répondu, « Que penses-tu d’un Porky’s gay ? Ils veulent un film gay, nous allons leur offrir le film le plus gay jamais réalisé. »
Je dois remercier George W.Bush pour l’inspiration qu’il m’a procurée. J’étais parfaitement écoeuré par le programme politique de son parti, j’ai alors décidé que j’allais secouer tout ça. Je me suis servi du film Female Trouble, de mon héros, John waters, pour trouver de l’inspiration et je me foutais de la censure.
Plus facile à dire qu’à faire. Produire ce film s’est révélé être une gageure. J’ai commencé à travailler avec un producteur m’ayant assuré qu’il était fait pour produire ce film déchaîné, que j’avais carte blanche. Mais au bout d’un an de travail, quand le temps vint de tourner, il voulut complètement diluer le film. J’ai cessé de travailler avec lui et j’ai attendu de faire le film que je voulais réaliser.
Dieu merci, mon meilleur ami, Jesse Adams, est venu à mon secours. Je connais Jesse depuis notre adolescence, il m’a aidé pour mes deux précédents films (entre autre une aide précieuse pour le repérage du film Edge). Another Gay Movie n’aurait pas pu se faire sans son dévouement et celui de notre distributeur, TLA, qui a cofinancé le film et accepté de le sortir sans visa de censure. Avec l’argent que nous avons pu lever auprès de formidables investisseurs privés, Jesse et moi, sommes partis pour Los Angeles afin de tourner le film.
En m’inspirant du mode de vie de la banlieue californienne, je voulais donner l’impression d’un monde immuable, un genre de Brady Bunch moderne. Grâce au dévouement de notre décorateur et costumier nous y sommes parvenu en seize jours de tournages avec un budget plus que modeste.
Ma plus grande joie fut de travailler avec des comédiens aussi talentueux et intrépides. J’ai pris un temps fou à trouver les quatre acteurs principaux, mais une fois le tournage commencé, je n’ai eu qu’à m’asseoir et les regarder improviser et améliorer mon scénario. Je voulais absolument éviter des comédiens gays, et travailler avec des acteurs comme Scott Thomas et Graham Norton fut un rêve devenu réalité. La cerise sur le gâteau fut que mon idole, Nancy Sinatra, chante la chanson, Another gay sunshine Day que Marty Beller et moi avions écrit.
Il y a, dans la chanson que Nancy chante, la strophe suivante : « et les ours danseront avec les poulets ». Nous avons décidé de laisser le politiquement correct à la porte et nous nous sommes concentrés sur les stéréotypes, tout en essayant de les tourner à notre avantage. Dans mon univers les mauviettes peuvent sortir avec les Mr muscles (ils peuvent aussi se faire tirer – pour une fois !), la camionneuse est un aimant à pom-pom girls, le looser gay a ses chances avec le gars cool. Je voulais un monde où les gays de toutes les couleurs, de toutes catégories et de tous sexes se mélangent et jouent ensemble.
Durant mon séjour à L.A. j’ai eu le privilège de loger à Ravenswood dans un appartement situé à deux pas de la résidence de Mae West. Mae fût ma première icône de jeune gay et j’ai toujours apprécié la façon dont elle a révélé sa sexualité. J’ai voulu faire un film dans l’esprit de Mae où l’homosexualité pouvait être à la fois mise en valeur et drôle, et comme Mae mon but principal était de faire rire.
J’ai tenté de créer un univers, heureusement pas si lointain, où personne ne souffre, où personne n’est tourmenté ou n’agonise autour de leur identité. Un univers où les gays sont aussi normaux que les Brady Bunch et où les vierges folles veulent la même chose que leurs pendants hétérosexuels – se faire tirer. J’ai enfin réussi à faire le film que je voulais faire étant adolescent, le film que Jerry Falwell voudrait absolument bannir.
Je lui ai répondu, « Que penses-tu d’un Porky’s gay ? Ils veulent un film gay, nous allons leur offrir le film le plus gay jamais réalisé. »
Je dois remercier George W.Bush pour l’inspiration qu’il m’a procurée. J’étais parfaitement écoeuré par le programme politique de son parti, j’ai alors décidé que j’allais secouer tout ça. Je me suis servi du film Female Trouble, de mon héros, John waters, pour trouver de l’inspiration et je me foutais de la censure.
Plus facile à dire qu’à faire. Produire ce film s’est révélé être une gageure. J’ai commencé à travailler avec un producteur m’ayant assuré qu’il était fait pour produire ce film déchaîné, que j’avais carte blanche. Mais au bout d’un an de travail, quand le temps vint de tourner, il voulut complètement diluer le film. J’ai cessé de travailler avec lui et j’ai attendu de faire le film que je voulais réaliser.
Dieu merci, mon meilleur ami, Jesse Adams, est venu à mon secours. Je connais Jesse depuis notre adolescence, il m’a aidé pour mes deux précédents films (entre autre une aide précieuse pour le repérage du film Edge). Another Gay Movie n’aurait pas pu se faire sans son dévouement et celui de notre distributeur, TLA, qui a cofinancé le film et accepté de le sortir sans visa de censure. Avec l’argent que nous avons pu lever auprès de formidables investisseurs privés, Jesse et moi, sommes partis pour Los Angeles afin de tourner le film.
En m’inspirant du mode de vie de la banlieue californienne, je voulais donner l’impression d’un monde immuable, un genre de Brady Bunch moderne. Grâce au dévouement de notre décorateur et costumier nous y sommes parvenu en seize jours de tournages avec un budget plus que modeste.
Ma plus grande joie fut de travailler avec des comédiens aussi talentueux et intrépides. J’ai pris un temps fou à trouver les quatre acteurs principaux, mais une fois le tournage commencé, je n’ai eu qu’à m’asseoir et les regarder improviser et améliorer mon scénario. Je voulais absolument éviter des comédiens gays, et travailler avec des acteurs comme Scott Thomas et Graham Norton fut un rêve devenu réalité. La cerise sur le gâteau fut que mon idole, Nancy Sinatra, chante la chanson, Another gay sunshine Day que Marty Beller et moi avions écrit.
Il y a, dans la chanson que Nancy chante, la strophe suivante : « et les ours danseront avec les poulets ». Nous avons décidé de laisser le politiquement correct à la porte et nous nous sommes concentrés sur les stéréotypes, tout en essayant de les tourner à notre avantage. Dans mon univers les mauviettes peuvent sortir avec les Mr muscles (ils peuvent aussi se faire tirer – pour une fois !), la camionneuse est un aimant à pom-pom girls, le looser gay a ses chances avec le gars cool. Je voulais un monde où les gays de toutes les couleurs, de toutes catégories et de tous sexes se mélangent et jouent ensemble.
Durant mon séjour à L.A. j’ai eu le privilège de loger à Ravenswood dans un appartement situé à deux pas de la résidence de Mae West. Mae fût ma première icône de jeune gay et j’ai toujours apprécié la façon dont elle a révélé sa sexualité. J’ai voulu faire un film dans l’esprit de Mae où l’homosexualité pouvait être à la fois mise en valeur et drôle, et comme Mae mon but principal était de faire rire.
J’ai tenté de créer un univers, heureusement pas si lointain, où personne ne souffre, où personne n’est tourmenté ou n’agonise autour de leur identité. Un univers où les gays sont aussi normaux que les Brady Bunch et où les vierges folles veulent la même chose que leurs pendants hétérosexuels – se faire tirer. J’ai enfin réussi à faire le film que je voulais faire étant adolescent, le film que Jerry Falwell voudrait absolument bannir.
