Notes de Prod. : 7h58 Ce Samedi-là

    en DVD le 16 Avril 2008

Notes

Il aura fallu cinq ans pour que le jeune producteur Michael Cerenzie se jette à l’eau et adresse le scénario de 7h58 Ce Samedi-là, premier script de Kelly Masterson, à un cinéaste aussi réputé que Sidney Lumet. Mais Cerenzie était persuadé, malgré l’absence de casting et de financement, qu’il était fait pour le réalisateur : « Le scénario était extrêmement bien écrit, avec une structure narrative intéressante et des personnages forts ». Et il avait raison, c’est Lumet en personne qui l’a rappelé pour lui faire part de son appréciation : « J’ai trouvé que c’était une histoire formidable, surprenante de page en page. J’étais ravi... Cupidité, culpabilité, trahison et vengeance, tout y était. J’ai pensé à quelques modifications et comme c’était plus facile, plus rapide et probablement moins cher, j’ai préféré les faire moi-même ». Il y voyait un vrai mélodrame fait de « blessures et d’affronts que vous gardez pour vous pendant cinq ou dix ans voire une vie entière... ».
Un mélodrame donc, un drame populaire où l’exagération de l’expression, des gestes, des sentiments prédomine : « Le mélodrame a une portée très large. Ce qu’il demande de vous, c’est de faire taire l’incrédulité pour des circonstances de plus en plus monstrueuses ». Lumet défend son point de vue face à tous ceux, comme Michael Cerenzie, qui ne verraient dans ce film qu’un « thriller dramatique » : « Si vous travaillez sur un drame bien fait, l’histoire doit réellement sortir des personnages […] Les mélodrames sont vraiment remarquables quand l’écriture ou la réalisation, aidés par le talent des acteurs, peuvent représenter l’histoire de ces personnages sans jamais avoir à en dire davantage sur eux ». Cette histoire de deux frères ordinaires, entraînés dans une spirale d’évènements épouvantables à cause des leurs mauvaises décisions, est une réelle tragédie familiale. Une tragédie comme au théâtre dont sont issus les acteurs principaux du film : Philip Seymour Hoffman, Ethan Hawke, Marisa Tomei ou encore Albert Finney. Et on leur attribue beaucoup, et notamment le co-producteur William Gilmore, persuadé que « le projet dépendait avant tout beaucoup du choix des acteurs ». Cerenzie raconte que « Sidney, en lisant le script, avait quasiment la distribution en tête. C’était littéralement gravé dans son esprit ». Pour Lumet, « Philip Seymour Hoffman est aujourd’hui l’un des meilleurs acteurs aux Etats-Unis. Marisa Tomei est un trésor. Il n’y a pas deux prises qui soient pareilles avec elle et toutes sont vraies. Ethan Hawke est véritablement un acteur qui travaille ses rôles. Quant à Albert Finney, c’était très émouvant pour nous deux de travailler de nouveau ensemble. Il est resté toujours aussi humble, à la fois modeste, respectueux du travail des autres, et très généreux ».
 

Box-office au 15 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 39 144 entrées
  • Cumul IDF : 93 996 entrées

  • 1ère semaine France : 74 208 entrées
  • Cumul France : 172 416 entrées