Notes de Prod. : Les Noces rebelles

    en DVD le 21 Juillet 2009

Notes de tournage

Le 27 Avril 2007 - Kate Winslet, Leonardo Di Caprio et Kathy Bates chez Sam Mendes

Nommée et renommée aussi bien en tant qu’actrice que réalisatrice, Kathy Bates fait partie de ces artistes qui peuvent faire n’importe quoi (de l’inoubliable Misery au ludique Le Petit Monde De Charlotte) et rester ultra fréquentables.

Alors qu’on l’attend aux génériques de Bee Movie (avec Jerry Seinfeld) et de P.s. I Love You (aux côtés de Hilary Swank et Gerard Butler), l’actrice oscarisée (et moult fois nommée) vient de signer pour tourner dans le prochain film de Sam Mendes (également oscarisé, tiens donc…) : Revolutionary Road.
A cette occasion, elle retrouvera Leonardo Dicaprio et Kate Winslet (Madame Sam Mendes à la ville) avec qui elle avait tourné Titanic.

Le film sera une adaptation du roman éponyme de Richard Yates (La Fenêtre Panoramique en français) et auscultera la vie d'un couple (DiCaprio-Winslet) vivant avec ses deux enfants dans une banlieue américaine des années 1950, pris en tenaille entre leurs vrais désirs et la pression sociale. Bates, pour sa part, incarnera leur « bienveillante » voisine.

Compte tenu des emplois du temps de ministres de cette brochette d’acteurs (DiCaprio est notamment attendu sur les plateaux de Ridley Scott et Stephen Gaghan), le tournage commencera cet été.
Le film sera distribué par les studios DreamWorks.

Note de la production

« Bon nombre de gens ont considéré ce livre comme un pamphlet contre la banlieue, et cela m’a beaucoup déçu. Je l’avais voulu davantage comme une charge contre cette soif générale de conformisme qui s’est emparée de tout le pays contre ce désir de coller aveuglément et désespérément à la sécurité à tout prix... Je voulais suggérer que la route de la révolution de 1776 était devenue, dans les années 50, quelque chose qui ressemblait beaucoup à une impasse.»

Le roman et son adaptation

«La Fenêtre panoramique» a été le premier roman de Richard Yates. L’auteur avait 36 ans quand le livre est sorti et a fait instantané- ment de lui le centre de l’intérêt du monde littéraire. Dès sa parution, et sans interruption depuis, d’autres auteurs reconnus ont salué le talent de Yates et la puissance évocatrice de son livre. Tennessee Williams le disait «Immédiatement, intensément et brillamment vivant. S’il manque à ce livre quelque chose pour devenir un chef-d’œuvre de la fiction américaine moderne, je ne vois pas bien quoi.» Kurt Vonnegut désigna ce livre comme «le «Gatsby le Magnifique»de notre temps». Et William Styron dit qu’il s’agissait «d’un roman, ironique, magnifique qui méritait de devenir un classique.» Beaucoup ont comparé Richard Yates à Francis Scott Fitzgerald, dans le sens où il est devenu le chroniqueur de son époque. Yates a fait avec le désir, l’ambition et le chaos conjugal de «l’ère de l’anxiété» ce qu’avait fait Fitzgerald avec «l’ère du jazz». Au fil du temps, le roman semblait devenir plus pertinent, voire prescient, évoquant l’ère du numérique, l’évolution de la place de la femme dans la société et l’augmentation de son pouvoir dans les foyers américains, et le désir pressant de conformisme de tout un peuple. À ce jour, «La Fenêtre panoramique» reste une œuvre aussi provocante qu’intemporelle.

Un réalisateur d’exception pour un projet hors du commun

Les producteurs désiraient un réalisateur dont la sensibilité puisse fonctionner en accord avec l’acuité de la vision de Richard Yates. Ils ont choisi Sam Mendes, réalisateur anglais lauréat de l’Oscar, connu pour avoir porté un regard extérieur sur la vie américaine dans des films comme American Beauty, Les Sentiers De La Perdition ou Jarhead - La Fin De L'Innocence. Également plébiscité pour son travail au théâtre, Mendes a un véritable don pour dévoiler ses personnages à travers les détails et tirer de ses acteurs des interpré- tations extraordinairement intimes et complexes.

Les personnages

Frank Wheeler (Léonardo Dicaprio)

«Parfois, tard le soir, quand sa gorge était sèche, ses yeux rou- gis, lorsque ses épaules retombaient, qu’il décidait quand même de s’accrocher, il dénouait sa cravate en la laissant pendre comme une corde. Il pouvait alors fixer la fenêtre et voir les courageux débuts d’un personnage.»

Construire les personnages à travers les détails

«Cela se passait en 1955, dans une partie de l’ouest du Connecticut
où trois villages s’étaient développés et avaient été par la suite reliés
entre eux par une large et bruyante autoroute.»

Richard Yates

À travers le style visuel du film, Sam Mendes voulait à la fois évoquer le portrait détaillé fait par Richard Yates d’une Amérique conformiste en 1955, tout en pointant la caméra sur les conflits conjugaux des personnages, qui dépassent toute temporalité. L’idée était de représenter un univers vivant de maisons impeccables mais étouffantes, d’immeubles de bureaux majestueux mais sans âme, et de soirées arrosées mais peu agréables avec les voisins – ce monde étant finalement très peu éloigné du nôtre.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 2 410 entrées
  • 1er jour IDF : 18 853 entrées
  • 1ère semaine IDF : 166 311 entrées
  • Cumul IDF : 398 680 entrées

  • 1ère semaine France : 409 484 entrées
  • Cumul France : 1 120 885 entrées