Notes de Prod. : L'échange

    en DVD le 02 Juin 2009

Le tournage

Eastwood, Imagine, Angelina Jolie : l’échange devient une réalité
Ce scénario choc, «basé sur des faits réels», retint l’attention de Brian Grazer et Ron Howard, deux producteurs qui excellent à porter à l’écran des histoires vécues, et qui ont remporté d’immenses succès critiques et populaires avec American Gangster, Un homme d’exception, De l’ombre à la lumière et Apollo 13.

«Travailler sur du concret a toujours été pour moi une expérience stimulante», observe Grazer. «J’aimais les thèmes de l’échange, je trouvais son contexte social fascinant – horrible à certains égards, mais captivant. L’authenticité des événements donnait à l’histoire un fort impact émotionnel.»

Connaissant le goût de Clint Eastwood pour les histoires vécues, Grazer et Howard lui firent parvenir le scénario de l’échange sur lequel ils avaient pris une option. «Je l’ai emporté avec moi à Berlin, l’ai lu dans l’avion au retour, et l’ai beaucoup aimé», dit le réalisateur. «Sitôt rentré, j’ai appelé Brian et Ron pour leur donner mon accord. Ils m’ont appris qu’Angelina leur avait dit oui entre-temps. «Elle sera formidable dans ce rôle», leur dis-je. «J’aime beaucoup ce qu’elle fait.» Et c’est ainsi que le projet s’est monté – très vite et en toute simplicité.»

Associé de longue date d’Eastwood, le producteur Robert Lorenz fut tout aussi impressionné par le scénario de Straczynski : «Arrivé à la quinzième page, je me suis forcé à relire l’introduction pour vérifier que cette histoire insensée était bien une histoire vraie. Joe (Straczynski) avait astucieusement inséré des photocopies d’articles de journaux toutes les 15 ou 20 pages pour rappeler au lecteur qu’il s’agissait bien de faits réels – des faits d’autant plus surprenants qu’ils semblaient depuis longtemps oubliés.»

Pour Eastwood, Lorenz et l’équipe Imagine Entertainment, la participation d’Angelina Jolie était un atout majeur, propre à crédibiliser cette «histoire plus étrange que toute fiction» et à lui donner sa pleine résonance émotionnelle. «Angelina est quelqu’un d’unique», observe Eastwood. «Elle me fait beaucoup penser aux actrices de l’âge d’or du cinéma hollywoodien : Katharine Hepburn, Ingrid Bergman, Bette Davis, Susan Hayward, qui avaient toutes des personnalités très affirmées et une grande présence. C’est une actrice exceptionnelle.»
Howard et Grazer furent comblés sur tous les plans. «Après avoir acheté ce scénario, j’ai regardé la liste des meilleurs réalisateurs mondiaux», révèle Grazer. «C’est toujours ainsi qu’on procède : on commence par dresser une «dream list» et on descend d’un degré à chaque nom. Moi je me suis arrêté au premier nom : Clint. Et c’était formidable d’avoir Angelina Jolie. Elle était parfaite pour ce rôle. Elle dégage une telle émotion, une telle présence, une telle intensité…»
L’actrice avait cependant hésité à tourner une nouvelle histoire d’enlèvement dans la foulée d’Un cœur invaincu (où elle incarnait Mariane Pearl, épouse du journaliste Daniel Pearl, kidnappé et assassiné durant une mission au Pakistan). La lecture du scénario eut raison de ses doutes : «C’est une histoire extraordinaire qui m’a captivée. Chaque fois que Christine repartait au combat, je m’entendais l’encourager : «C’est ça, vas-y !!» J’admirais cette femme, mais je ne voulais pas faire un film sur un enlèvement d’enfant car ce n’est pas le genre de situation que je souhaite vivre dans ma tête ou voir prendre place dans mon univers. Finalement, c’est l’obstination de Christine, sa ténacité qui m’ont fait changer d’avis. J’aime tout spécialement cette histoire à cause de la manière dont elle dénonce la corruption des hommes de pouvoir. Elle est à cet égard d’une grande actualité.»

Le tournage fit une forte impression sur l’équipe et les comédiens, et tout particulièrement sur Jolie, qui se bat depuis des années pour la protection de l’enfance : «Des films comme celui-ci, qui exigent de l’acteur un gros investissement, créent des liens forts sur le plateau. On pleure en chœur, on se met tous en colère et on passe le cap en se serrant les coudes. C’est comme un petit voyage où l’on partage les mêmes émotions, les mêmes expériences et où l’on devient très vite amis.»
Eastwood conclut en paraphrasant la formule de James Cagney à ceux qui l’interrogeaient sur sa méthode : «Plante-toi solidement sur deux jambes, regarde les gens droit dans les yeux et dis la vérité» – Une formule que Christine aurait pu faire sienne…
S’il était en vie, Walter Collins aurait aujourd’hui 89 ans…

Notes de production

«Mrs. Collins a fait un exposé précis, indiquant qu’elle savait dès le départ que ce garçon n’était pas son fils disparu… Après l’avoir soumise à un interrogatoire serré, le Président Schweitzer lui a demandé ce qui s’était passé juste avant son internement psychiatrique à l’Hôpital du Comté. «On m’a fait comparaître devant le capitaine Jones en présence de plusieurs autres personnes», a-t-elle déclaré.

L’Histoire

La chronique de L.A. est émaillée de faits divers à sensations, de crimes maquillés, de meurtres et d’histoires de corruption. Du procès de Roscoe «Fatty» Arbuckle pour le viol et l’assassinat de la starlette Virginia Rappe en 1921 à l’enlèvement de l’évangéliste Aimée Semple McPherson en 1926 et au meurtre du Dahlia Noir en 1947, des scandales ont terni durant des décennies l’image de L.A. et de ses dirigeants.

Des flics, un prêtre, un tueur en série : le casting

Durant son odyssée, Christine eut à la fois des supporters et des détracteurs. Dans la première catégorie, les plus efficients furent le Révérend Gustav Briegleb, pasteur des églises presbytériennes St. Paul et Westlake de L.A., et l’avocat S.S. Hahn. Dans celle des détracteurs, se situe en premier lieu le capitaine de police Jones, qui fut durant sept ans un adversaire acharné de Christine. Le scénariste a conservé autant que possible les noms des protagonistes et a aussi amalgamé divers personnages et types représentatifs du L.A. de l’époque.

Décors et costumes : L.A. dans les années 1920

Réalisateur de plus d’une trentaine de films, Clint Eastwood est connu sur les plateaux pour sa rapidité et son efficience. Il réduit délibérément le temps de répétition pour préserver la spontanéité et l’authenticité du jeu et n’a pas pour habitude de multiplier les prises. Cette approche, qu’apprécient uniformément ses interprètes, découle de ses propres préférences d’acteur : «Tout ce que je fais en tant que réalisateur se base sur ce que j’apprécie en tant que comédien», explique-t-il. «On acquiert une certaine expérience au fil des ans, on découvre qu’il arrivera toujours sur le plateau des choses imprévues, bonnes ou mauvaises, auxquelles aucune préparation ne fera jamais obstacle. Chaque tournage reste une expérience passionnante où l’on tente de donner vie à ce qui n’est encore qu’un petit tas de pages imprimées.»
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 741 entrées
  • 1ère semaine IDF : 154 580 entrées
  • Cumul IDF : 437 693 entrées

  • 1ère semaine France : 452 651 entrées
  • Cumul France : 1 421 478 entrées