Notes de Prod. : Entre les murs

    en DVD le 04 Mars 2009

Notes de Tournage...

Le 17 Juillet 2008 - La Palme d'or à New York

Décidément, le film de Laurent Cantet, Entre Les Murs, Palme d’or 2008, n’en finit pas de fasciner outre-Atlantique. Le festival de New York vient en effet d’annoncer que le long-métrage sera projeté en ouverture le 26 septembre prochain. A noter qu'un autre cinéaste français sera à l’honneur dans la Big Apple. L’événement rendra ainsi hommage à Guy Debord à l’occasion du trentième anniversaire de son film In Girum Imus Nocte Et Consumimur Igni.

La fiction documentaire basée sur le quotidien d’une classe de collège français, est également au programme des avant-premières du festival du film de Toronto qui aura lieu du 4 au 13 septembre prochains.
En France, il faudra attendre le 24 septembre pour visionner le film inspiré du roman de François Bégaudeau.

Le 10 Juin 2008 - Entre les murs sur les planches

Le roman Entre les murs de François Bégaudeau, dont l’adaptation cinématographique (Entre Les Murs) a reçu la Palme d’Or du 61ème Festival de Cannes, aura l’honneur des planches du Théâtre Ouvert de Paris, du 16 janvier au 14 février 2009.

Les représentations de la pièce inspirée d’Entre les murs prolongent la collaboration entre l’auteur et l’Ecole pratique des auteurs de théâtre (Epat) débutée fin 2007. A cette époque, l’Epat et François Bégaudeau travaillaient uniquement sur le texte en tant que « matériau mouvant », selon le Théâtre Ouvert. Pour les représentations de début 2009, le metteur en scène François Wastiaux dirigera huit comédiens issus de l’Epat.

L’histoire, si vous ne la maîtrisez pas encore, c’est celle d’un professeur de français enseignant dans un collège difficile. Laurent Cantet en a tiré le film « palmé » qui sortira le 24 septembre prochain.

A la sortie d’Entre les murs, François Bégaudeau a reçu le Prix France Culture – Télérama 2006. Récemment, le film éponyme a récolté la palme. Alors, à quand le Molière ?

Le 28 Mai 2008 - Des sans-papiers entre les murs

L’exposition médiatique d’une Palme d’or a évidemment d’énormes retombées sur le milieu du cinéma, mais aussi parfois sur la vie politique. Cette année, on peut dire que Sean Penn et son équipe ont frappé fort.

Trois jours après cette Palme d’or, le film Entre Les Murs fait toujours la une des journaux, largement relayé par le pouvoir de la télé. Ces 24 jeunes secouent la France comme ils ont secoué le Festival de Cannes. Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, Aïssata, d’origine malienne et mère de Boubakar, un des adolescents du film Entre Les Murs est convoquée ce mercredi à la préfecture de police « pour examen de sa situation », en vue d’une procédure de régularisation.

Soutenue par Laurent Cantet, militant du réseau Education sans frontières, depuis le début de cette énième démarche, elle s’était présentée le 26 mars dernier au centre de réception des étrangers de la préfecture pour obtenir un titre de séjour. Cette fois, la situation risque de franchement s’améliorer pour cette mère de famille, grâce aux projecteurs du Festival de Cannes.

Alors, on ne va pas s’en plaindre, c’est très bien pour Boubakar et pour sa mère Aïssata. Rien que pour ça, c’est déjà un film utile. Mais, pour les autres ? Faut-il s’appeler Eunice Barber et être capable de remporter une médaille d’or aux Jeux Olympiques pour se voir régulariser très vite ? Faut-il jouer dans un film palmé à Cannes pour pouvoir être régularisé ? Faut-il être seulement capable d’apporter sa dose de prestige à l’échelle internationale à la France pour être « régularisable » ?

A la question posée par Yves Calvi à Nicolas Sarkozy lors de son intervention télévisée du 24 Avril 2008 : « Ne pensez-vous pas qu’il soit possible de régulariser un sans papiers qui travaille en France depuis un minimum de 5 ans ? », le président français avait répondu un « Non » ferme et définitif. Pour le prestige de la France, oui, pour monsieur tout le monde, plus acharné au travail que le français moyen et qui accumule les jobs pour se loger, se nourrir et nourrir tout un village en Afrique, non.

Le 26 Mai 2008 - Les réactions à la Palme d'Or

Décernée dimanche 25 mai au film de Laurent Cantet intitulé Entre Les Murs, la Palme d’or du 61e Festival de Cannes a créé la surprise.

Traitant de l’Education avec un grand « E », le film a été salué par de nombreuses personnalités politiques. On peut citer la ministre de la Culture Christine Albanel, qui a déclaré dimanche que « ce film porte une réalité sur des relations complexes qui existent dans une classe qui est le reflet de la diversité française. » Elle a également, selon l’AFP, exprimé son « immense joie pour cette Palme française, la première depuis 1987 avec Maurice Pialat (Sous Le Soleil De Satan). »

Le président Nicolas Sarkozy a également tenu à exprimer sa « joie » et sa « satisfaction » quant à l’attribution de la Palme d’or au film de Laurent Cantet, saluant le « tact » et la « finesse » du réalisateur. Il a ajouté que le film « montre les difficultés de l’école dans la France d’aujourd’hui mais aussi les efforts, les espoirs et les réussites des professeurs dont l’engagement au service des élèves forme la trame du film. »

Quant au député Jack Lang, il s’est dit « doublement comblé » par la récompense, en ajoutant que le film « tombe à point nommé au moment où (…) le gouvernement aime si peu et si mal l’école. »

Dans un autre registre, François Bégaudeau, l’acteur principal du film qui joue le rôle de François, un professeur de français, estime qu’Entre Les Murs « est plutôt un film à destination des vieux », ajoutant que « tous ces gens qui prétendent juger la jeunesse (…) en deux ou trois aphorismes, ça leur fera du bien de prendre des nouvelles de la jeunesse. » Et pour certains élèves de la classe du film, la Palme d’or est un « truc de dingue ». Selon Nassim Amrabt, qui incarne son propre rôle, ils ont « vécu l’inimaginable ». Les adolescents ont évoqué leur expérience cannoise en ces termes : « Cela nous a fait réfléchir, nous a fait grandir. » Mais Jean-Claude Defaux, le principal du collège Françoise Dolto dont certains élèves du film sont issus, a déclaré que bien que « très, très contents », il veillerait à ce que ces nouvelles stars « restent des élèves » car « certains ont des examens à passer. »

Et le mot de la fin ira à Véronique Cayla, la directrice du centre national de la cinématographie (CNC) qui qualifie Entre Les Murs de « film généreux, sensible et profondément humain, qui reflète la diversité et la complexité de la société française. » Elle ajoute que cette Palme d’or « consacre la vitalité du cinéma français. »

Une belle surprise que cette Palme d’or attribuée à un film qui, selon Sean Penn le président du jury, « a une écriture magique, une générosité magique... » Bref, que du bonheur !

=> Voir notre site spécial Cannes !!!

Entretien avec Laurent Cantet et François Bégaudeau

Au tout début

Laurent Cantet Avant le tournage de Vers le sud, j’avais eu l’idée d’un film sur la vie d’un collège. Très vite, le projet s’était imposé de ne jamais sortir de l’enceinte de l’établissement. De plus en plus de gens parlent de «sanctuariser» l’école. Je voulais au contraire la montrer comme une caisse de résonance, un lieu traversé par les turbulences du monde, un microcosme où se jouent très concrètement les questions d’égalité ou d’inégalité des chances, de travail et de pouvoir, d’intégration culturelle et sociale, d’exclusion. J’avais notamment développé une scène de conseil de discipline, que je voyais comme une sorte de «boîte noire » du collège. À la sortie de Vers le sud, j’ai rencontré François qui présentait au même moment son nouveau livre, Entre les murs. Son discours était un contre-feu aux réquisitoires sur l’école d’aujourd’hui : pour une fois, un prof n’écrivait pas pour régler ses comptes avec des adolescents présentés comme des sauvages ou des abrutis. J’ai lu le livre, et j’ai eu immédiatement le sentiment qu’il apportait deux choses à mon projet initial : d’abord, une matière, une sorte d’assise documentaire qui me manquait, et que je m’apprêtais à constituer en allant moi-même passer du temps dans un collège ; et surtout, le personnage de François, son rapport très frontal avec les élèves. Il a ainsi condensé et incarné les différentes facettes de profs que j’avais d’abord imaginés.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 3 020 entrées
  • 1ère semaine IDF : 142 633 entrées
  • Cumul IDF : 448 997 entrées

  • 1ère semaine France : 447 015 entrées
  • Cumul France : 1 561 975 entrées