Notes de Prod. : Lust, Caution

    en DVD le 20 Août 2008

Introduction du réalisateur

A mes yeux, aucune histoire de Eileen Chang n’est plus belle ou plus cruelle que Lust, Caution. Elle a travaillé sur cette histoire pendant des années, y revenant comme un criminel retournerait sur la scène de son forfait. Pour faire notre film, nous n’avons pas vraiment adapté l’œuvre de Chang, nous l’avons ré-interprétée, tout comme ses personnages jouent et rejouent leurs rôles.

Eileen Chang décrit la violente émotion ressentie par Wong Chia Chi, alors toute jeune étudiante, après avoir joué sur scène pour la première fois ; sa difficulté à la calmer, même après un souper avec ses amis du théâtre et une promenade.

En lisant cela, mon esprit m’a brusquement ramené à ma première expérience sur scène, en 1973 à l’Académie des Arts de Taipei. La même énergie à la fin de la pièce dans laquelle je jouais. J’ai compris à quel point cette expérience était importante dans l’œuvre d’Eileen Chang et comment elle pouvait être utilisée dans le film.

Elle comprenait le jeu d’acteur comme quelque chose de brutal par nature : les animaux, comme ses personnages, utilisent le camouflage pour échapper à leurs ennemis et pour leurrer leur proie. Mais l’imitation et la représentation sont aussi des moyens de s’ouvrir à davantage d’expérience, à de nouveaux rapports aux autres, ainsi qu’à l’art et à la vérité.

Ang Lee

Le contexte historique

C’est en 1937 que le Japon s’empare des principales villes chinoises mais Hong Kong reste zone libre jusqu’en 1941.

Wang Jingwei crée à Nankin en 1940 un gouvernement à la solde des Japonais jusqu’à leur capitulation en 1945.

La chronologie

Notes de production

Bill Kong, producteur
Ang Lee, réalisateur
Wang Leehom, acteur (« Kuang Yu Min »)
Tony Leung, acteur (« Mr. Yee »)
Rodrigo Prieto, directeur de la photographie
James Schamus, scénariste / producteur

Bill Kong : Ce film est une magnifique histoire d’amour ... En tant que producteur, je suis toujours à la recherche de projets qui peuvent voyager au-delà des frontières de l’Asie.

Le travail de reconstitution

La génération d’Ang Lee est la dernière à conserver le souvenir de cette époque. Les jeunes d’aujourd’hui en ignorent tout. Petit à petit, les lieux ont disparu. Dans le film, certaines scènes censées se dérouler à Shanghai ont dû être tournées en Malaisie et le décor final de la grande rue a été entièrement reconstruit en studio.

Entretien avec Tang Wei

Q: Aviez-vous lu les écrits de Eileen Chang – ou au moins la nouvelle qui a inspiré Lust, Caution – avant le tournage ?

Tang Wei :

J’aimais déjà l’œuvre de Eileen Chang. Je lisais ses histoires à ma mère. La plupart des gens ont lu d’autres histoires plus célèbres d’elle.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 51 094 entrées
  • Cumul IDF : 101 375 entrées

  • 1ère semaine France : 92 291 entrées
  • Cumul France : 190 342 entrées