Notes de Prod. : 99 f

    en DVD le 26 Mars 2008

Notes de tournage

12 octobre 2006 - Jean Dujardin dans l’adaptation de « 99 Francs » au cinéma !
Après le succès mondial de « 99 Francs » de Frédéric Beigbeder, les fans du roman attendaient avec impatience son adaptation au cinéma. Il aura fallu patienter 6 ans pour que le projet se réalise enfin. C’est sous les traits de Jean Dujardin que le célèbre publicitaire blasé, Octave, renaîtra à l’écran. 99 Francs relate l’histoire de ce jeune concepteur-rédacteur d’une agence de pub parisienne. La vie semble lui sourire… Couvert d’argent, de femmes et de soirées branchées, Octave est un homme envié et admiré. Mais cette vie de luxure et de faux-semblants ne lui convient plus. Il mettra tout en œuvre pour se faire licencier et se faire haïr par ses collèges…

Cette critique amère du milieu de la publicité, aux allures d’autobiographie, verra son tournage débuter à partir du 10 octobre dans la région parisienne. La production s’offre la présence du très controversé Jan Kounen (Dobermann, Blueberry) pour la réalisation et de Frédéric Beigbeder pour la narration. 99 Francs devrait sortir dans le courant de l’année 2007.

99 Francs, le livre de Frédéric Beigbeder

Résumé de l’éditeur
« En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'œil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos " Castorama ", " Bricodécor ", " Champion Midas " et " La Halle aux Vêtements ". Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là. »

Propos d’Alain Goldman

Je me souviens d’avoir lu 99 F en Provence, durant l’été 2000. J’avais trouvé le livre génial. Il m'a beaucoup fait rire. Mais, au-delà de l’aspect chronique de la fin des années 90, ce livre m’intéressait parce qu’il traitait de la prise de conscience de la détérioration de l’environnement et du fait que la consommation n’est pas la finalité de l’être humain, qu’être est aussi important qu’avoir. Je me suis dit : voilà un sujet de film formidable, à la fois éphémère - parce que reposant sur la description d’une époque - et durable - ses préoccupations étant devenues prépondérantes dans le monde occidental d’aujourd’hui. Mon ambition n’était pas opportuniste.

Rencontre avec Jan Kounen

Comment êtes-vous arrivé sur ce film ?
Je me souviens d’avoir entendu parler du projet quand j’étais en train d’escalader mon Everest qu’était Blueberry. Et je m’étais dit : “ Ça doit être fun de faire 99 F.”
Je voyais abstraitement l’objet : un film enlevé et corrosif sur le monde de la pub. Un jour, Alain Goldman m’a appelé et m’a proposé 99 F. J’ai demandé à lire le scénario, écrit par Nicolas et Bruno, et j’ai vraiment bien ri. Ce qui est assez rare en lisant un scénario. Mais c’était quand même un pavé de 170 pages, qui à mon sens nécessitait encore beaucoup de travail. En revanche il contenait des moments d’éclats, de brio et d’originalité. Du coup, j’ai lu le livre. Et là, j’ai compris l’énorme travail fait par les scénaristes : si j’avais commencé par le roman, je l’aurais trouvé inadaptable, j’aurais décliné la proposition. En même temps, le livre avait un côté plus militant, plus violent que le scénario – qui était plus parodique.

Rencontre avec Frédéric Beigbeder

Quand il a été question d’adapter 99 F au cinéma, vous avez eu tout de suite envie d’être de l’aventure ?
Quand j’ai rencontré Alain Goldman, je lui ai demandé de me faire confiance, je lui ai dit que je ne serai pas chiant, mais que j’aimerais bien être l’inspecteur des travaux finis. Et il a été formidable parce que je peux dire que j’ai été consulté de A jusqu’à Z. C’est assez génial de pouvoir donner son avis tout le temps. J’ai “ imposé ” à Alain Goldman le tandem de scénaristes Nicolas et Bruno, dont c’était le premier scénario...

Rencontre avec Jean Dujardin

Frédéric Beigbeder dit...
Ça n’engage que lui (rires)!

... il dit que c’est courageux de votre part de passer de rôles comme ceux de « Brice » ou de « OSS 117 » à celui d’Octave dans 99 F. C’est votre avis ?
Non ce n’est pas du courage, c’est cohérent vu ma petite carrière et les quinze films que j’ai tournés. Cette bousculade, je la fais depuis longtemps. Pour moi, quand je passais de Un Gars Une Fille au Convoyeur, c’était une bousculade. Idem quand je passais du Convoyeur à Brice De Nice, puis de Brice De Nice à Oss 117, Le Caire, Nid D'Espions. Pour OSS, des gens m’ont dit : “ Fais gaffe, ce genre de scénario c’est compliqué, le quatrième degré en France ça marche moyen. Ne va pas te foutre là-dedans. ”
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 177 503 entrées
  • Cumul IDF : 389 137 entrées

  • 1ère semaine France : 517 322 entrées
  • Cumul France : 1 233 503 entrées