Comme dans ses précédents longs métrages, le parcours initiatique emprunté par ses personnages doit les mener à la rédemption, quitte, en cours de route, à choquer les âmes les plus sensibles. « J’ai l’impression que si je ne provoquais pas les spectateurs, il n’y aurait aucune réaction de leur part, et c’est justement ce que je recherche en priorité dans mes films ».
Mads Mikkelsen, acteur fétiche à qui il a confié cette fois le rôle d’Ivan, confirme :
« il est essentiel de provoquer les gens pour les pousser à se faire leur propre opinion et à débattre sur le sens du film ».
Appelé à endosser l’habit d’un pasteur particulièrement original, le comédien avoue de longs mois de travail avec son réalisateur avant de trouver la bonne démarche et la bonne élocution de son personnage.
« Les scènes concrètes étaient les plus difficiles à rendre crédibles, en particulier celle où je me mets à saigner de l’oreille avant de m’évanouir ».
Loin d’avoir choqué l’Eglise, la vision très personnelle de la foi d’
Anders Thomas Jensen lui vaut d’être lauréat dans son pays d’un Prix culturel remis par les prêtres danois! Une distinction à la hauteur du succès remporté par Adam’s Apples au Danemark comme à l’étranger : il a reçu le Robert 2006 du meilleur film, équivalent de nos César, ainsi que le Grand Prix et Prix du Public au Festival International du Film Fantastique de Bruxelles.