Alien, 25 ans après…
En 1979, sortait sous la bannière de Twentieth Century Fox le chef-d'œuvre de
Ridley Scott : ALIEN. Salué par la critique et le public du monde entier comme l'un des plus beaux fleurons du cinéma de science-fiction, ce film pionnier donnera naissance à une "franchise" Fox de trois longs métrages : ALIENS de
James Cameron (1986), ALIEN3 de
David Fincher (1992) et ALIEN - LA RÉSURRECTION de
Jean-pierre Jeunet (1997).
En 1987, Twentieth Century Fox lançait une autre créature extraterrestre dans le film de
John Mctiernan PREDATOR, dont le monstre éponyme, invisible et doué d'une force colossale, semait la mort dans la jungle sud-américaine. Trois ans après un féroce affrontement avec Arnold
Schwarzenegger, la créature terrorisait la "jungle" de Los Angeles dans PREDATOR 2.
Vingt-cinq ans après les débuts d'ALIEN, ALIEN VS. PREDATOR réunit les monstres des deux franchises parmi les plus terrifiantes de l'histoire du cinéma. Le projet émergea il y a près de dix ans, et c'est après avoir étudié moult propositions que Twentieth Century Fox donna son aval au scénariste/réalisateur Paul W.S. Anderson (MORTAL KOMBAT, RESIDENT EVIL). Celui-ci suggéra de situer l'histoire sur Terre, de nos jours, entre celles de PREDATOR et d'ALIEN. "J'avais rencontré au fil des ans plus de quarante scénaristes", rapporte le producteur
John Davis. "L'angle choisi par Paul nous a totalement séduits. Jeter des personnages humains au cœur du conflit Alien/Predator donne à l'histoire une tout autre résonance."
Anderson avait eu cette idée dès le début de sa carrière, bien avant que le studio ne lui demande d'exposer ses conceptions.
Paul W. S. Anderson :
"Il y a 9 ans, pour m'amuser, j'avais joué avec l'idée d'un film associant Alien et Predator. Je présentais alors à Sundance mon premier long métrage : SHOPPING, une production européenne indépendante, et j'étais loin de penser que j'aurais un jour l'occasion de travailler sur un film de l'importance d'ALIEN VS. PREDATOR. "Huit ans plus tard, la Fox, qui essayait depuis quelque temps de faire ce film, m'appella et me demanda si j'avais des suggestions à ce sujet. Mon "pitch" fut, pour l'essentiel, basé sur cette idée initiale."
John Davis :
"Paul n'est pas seulement un réalisateur de talent, c'est aussi le plus grand fan d'ALIEN et de PREDATOR. Il a vu les deux films originaux des centaines de fois et peut en réciter chaque scène. La condition sine qua non d'un film excitant, c'est que le réalisateur se passionne pour le matériau et soit pleinement motivé. Paul devait faire ALIEN VS. PREDATOR."
ALIEN VS. PREDATOR part du postulat que des Predators vinrent sur Terre il y a des milliers d'années, y furent vénérés comme des dieux et marquèrent profondément certaines cultures - notamment les Aztèques et les Mayas.
Paul W. S. Anderson :
"L'idée me vint d'un plan de PREDATOR 2 où l'on voit très brièvement l'intérieur du vaisseau spatial du Predator, de style aztèque. Ayant noté ce curieux détail, je me suis demandé quels effets les Predators auraient pu avoir sur d'anciennes cultures."
"Weyland a fait fortune dans l'industrie de haute technologie. Il est le père de la robotique moderne, et c'est à son image que sera créé, un siècle et demi plus tard, l'androïde Bishop."
S'appuyant sur leurs contributions antérieures à la série ALIEN, ainsi que sur les dessins originaux de H.R. Giger et les concepts de leur ancien maître Stan Winston sur PREDATOR, Gillis et Woodruff veillèrent à apporter un minimum de changements aux deux créatures, par respect pour leurs fans.
Alec Gillis :
"Giger et Winston avaient fait un travail brillant. Nous avons tenté, pour notre part, d'améliorer la performance par le biais de nouveaux procédés de fabrication et d'articulations plus souples, ainsi qu'en donnant aux monstres une silhouette plus compacte et plus puissante."