On a rarement vu casting aussi prestigieux,
Luc Besson ayant choisi des stars internationales de la musique pour prêter leur voix aux personnages principaux du film. Des pointures qui ont aussi en commun de s’être essayées au cinéma…
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Mylène Farmer / Sélénia
Qui, mieux que
Mylène Farmer, pouvait, en France, prêter sa voix à la rousse Sélénia ? Star de la pop, l’incandescente interprète de
Pourvu qu’elles soient douces double pour la toute première fois un film d’animation. On l’a déjà vue au cinéma dans Giorgino sous la direction de son compagnon de l’époque Laurent Boutonnat, également compositeur et réalisateur des œuvres/clips qui ont contribué au culte que vouent ses nombreux fans à
Mylène Farmer.
Madonna / Sélénia VA
Difficile de trouver plus belle diva :
Madonna occupe la première place de la scène musicale pop depuis 1984 et le triomphe phénoménal de
Like a Virgin. Artiste protéiforme, capable d’évoluer avec son époque et de faire appel aux collaborateurs les plus doués du moment,
Madonna s’intéresse très tôt au cinéma. Elle forme dès 1985 aux côtés de Rosanna Arquette le duo comique de
Recherche Susan Désespérément. Suivront
Who’s That Girl,
Dick Tracy,
Snake Eyes (celui d’Abel Ferrara), et surtout
Evita d’Alan Parker, qui lui vaut le Golden Globe de la meilleure comédienne en 1997. Elle a également joué sous la direction de son mari Guy Ritchie dans la comédie romantique
A La Dérive.
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Alain Bashung / Maltazard
Auteur, compositeur, interprète français,
Alain Bashung prête pour la première fois sa voix profonde à un personnage animé. Après avoir débuté sa carrière comme compositeur-arrangeur, il s’empare à son tour du micro et se hisse au sommet des charts avec les tubes
Gaby et
Vertige de l’amour : ses concerts n’ont jamais désempli depuis. Parallèlement à la sortie de ses albums,
Alain Bashung commence à apparaître au cinéma : dans
Felix Et Lola, de Patrice Leconte, ou
La Bande Du Drugstore de François Armanet.
David Bowie / Maltazard VA
Génie de la musique, icône intemporelle et inoubliable Ziggy Stardust,
David Bowie est un habitué des projets cinématographiques ambitieux comme
La Dernière Tentation Du Christ,
Labyrinthe,
Furyo ou
Les Prédateurs aux côtés de Catherine Deneuve. Artiste culte pour toutes les générations, il se verra remettre lors de la prochaine soirée des Grammy Awards un "Grammy Lifetime Achievement Award" rendant hommage à son inimitable carrière.
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Rohff / Max
Fan de 2Pac,
Rohff – pour Rimeur Offensif Honorant le Fond et la Forme – commence à rapper en 1993 et se fait d’abord connaître au travers du collectif Mafia K'1 Fry, qui comprend notamment le groupe 113. Son premier album solo,
Le Code de l’honneur, sort en 1999, mais c’est le single
Qui est l'exemple ? en 2002 qui le fait connaître du grand public. Son quatrième album solo, Au-delà de mes limites, sera disque d’or en moins de deux semaines. Attiré par le cinéma, il y fait ses premiers pas en donnant sa voix au personnage de Max dans
Arthur Et Les Minimoys.
Snoop Doggy Dog / Max VA
Roi du gangsta rap et poulain de Dr Dre - avec qui il signe le cultissime
Chronic, triple album de platine et meilleure vente d'un album rap de toute l'histoire - Snoop Doggy Dog rencontre un immense succès dès la sortie de son premier album,
Doggystyle, directement numéro un dans les charts ! Non content de prêter sa voix à Max, il a accepté que sa démarche inimitable soit enregistrée pour l’animation du personnage, forcément très cool. On a pu le voir au cinéma dans
Baby Boy de John Singleton ou
Starsky Et Hutch de Todd Phillips.
Et aussi :
Freddie Highmore (Arthur en VA),
Dick Rivers (le passeur),
Stomy Bugsy (un Koolomassaï),
Cut Killer (DJ Easy Low),
Michel Duchaussoy (le grand-père),
Jean-paul Rouve (le père),
Valérie Lemercier (la mère),
José Garcia (Davido)….
Citations
« J’avais très envie de faire une voix dans un film d’animation, c’était un rêve caché :
Luc Besson m’a donné cette chance ! J’avais déjà travaillé avec lui sur un clip, c’est quelqu’un de très enthousiaste, qui, en plus, sait vous communiquer cet enthousiasme. C’est aussi un excellent directeur d’acteurs, il était très précis. J’ai passé une bonne demie journée à tâtonner un peu, à chercher le timbre de voix et l’énergie de Sélénia, tout le reste n’a été que plaisir ! C’était un vrai rôle de composition pour moi, même si nous avons en commun d’être rousse ! »
Mylène Farmer
« Il faut savoir s’amuser, opérer une sorte de dédoublement de la personnalité pour rentrer dans le personnage animé et répondre à l’imaginaire du réalisateur. Le doublage est ce que je préfère au cinéma : on n’a pas besoin de surveiller son look ni son allure, on ne se sert que de la voix, et c’est justement mon unique instrument ! » Dicks Rivers
« Comme j’ai attaqué la voix de ce personnage dans les aigus, il n’était pas évident de la moduler. Il fallait aussi suivre la direction du réalisateur : tu ne peux pas te permettre de partir dans ton délire, tu dois l’écouter tout en ajoutant ta petite touche perso. Doubler est bien plus dur que de jouer la comédie ! »
Stomy Bugsy
« Je suis très loin du personnage de Darkos, il fallait donc lui trouver, à partir de la mienne, une voix qui soit vraiment différente. C’était un travail très particulier, j’avais l’impression d’être un autre que moi ! Luc a eu cette idée du cheveu sur la langue, et comme le personnage offrait une belle marge de manœuvre entre le drame et l’humour, on lui a en plus créé une « deuxième » voix quand il est en présence de son père, une voix plus naïve, plus tendre aussi, qui le rapproche de l’enfant qu’il a été ».
Marc Lavoine
« C’est la première fois que je prêtais ma voix à un personnage totalement fictif, sorti de l’imaginaire, du rêve, ou du cauchemar de quelqu’un. Et j’avoue avoir pris beaucoup de plaisir à incarner un « méchant ». C’est toujours très agréable de jouer quelqu’un de glauque, de pervers, cela fait d’ailleurs partie de ce que j’ai pu aimer au cinéma, notamment au travers des vieux films d’horreur. Je me suis notamment inspiré de Vincent Price ou Christopher Lee : ce sont d’immenses acteurs shakespeariens qui se sont beaucoup amusés à hypnotiser leurs partenaires, à leur sucer le sang ! J’aime beaucoup la noblesse de leur élocution et l’attitude très théâtrale qu’ils adoptaient dans ces films d’horreur. J’ai aimé retrouver cela avec Maltazard, un personnage complexe, aux multiples facettes. Techniquement, la musique aide beaucoup pour le doublage puisque la notion de rythme est essentielle au cinéma ».
Alain Bashung