Carpe Diem !
L'animus 2.0 est arrivé ! C'est un secret de Polichinelle, nous sommes face à un titre attendu au tournant. Bluffant par sa technique et son ambiance, le premier
Assassin's Creed souffrait aussi d’une certaine répétitivité. Quid d'
Assassin's Creed II ?
Tout comme son aîné, ce soft jouit d'une réalisation lumineuse. Ubisoft nous présente ainsi le digne successeur d'Altaïr : Desmond Miles - aka "Ezio le beau gosse de Florence", qui s'est lancé dans une vendetta meurtrière contre les familles les plus influentes d'Italie, pour laver l'honneur de ses proches et débarrasser le pays de la corruption. Les temps changent mais l’aventure continue… Et Ezio le fait avec classe dans sa tenue de tueur - loin de ressembler à Arlequin, il n'a rien d'un guignol ! Il est un alter ego d'Altaïr de haute volée. Ipso facto, nous sommes toujours au coeur du combat opposant la confrérie des
Assassins aux Templiers, cette fois en pleine Renaissance italienne, presque 300 ans après la Troisième Croisade et les neuf crimes d'Altaïr qui ont marqué l'Histoire. Florence la magnifique où l'on croise Laurent de Medicis au coin d'une rue comme Leonard de Vinci, qui joue d'ailleurs le rôle de "Q" chez James Bond, en fournissant à Ezio l'arsenal ingénieux et efficace
dont tout assassin a besoin. Oui, car l'environnement est riche en détails, ce qui apporte une réelle authenticité.
Profitant du contexte scénaristique, le
jeu en profite pour glisser logiquement quelques nouveautés comme le système bancaire, les boutiques, les médecins... Le jeune
Assassin peut désormais récupérer, gagner ou voler des florins et s'octroyer de nouvelles armes, renforcer son armure, et même s'acheter des œuvres pour égayer son intérieur. Ne négligez pas votre équipement car son impact est bien plus fort que dans le premier opus : avoir la meilleure armure simplifie largement la vie ! Bonne nouvelle,
Assassin's Creed II adopte le précepte
"Mens sana in corpore sanos" à la lettre puisque Ezio est toujours aussi agile et intelligent... Qu'il est grisant de bondir sur les toits, d’escalader n’importe quel édifice pour profiter de vues vertigineuses, de galoper à cheval, de nager (nouveauté), de naviguer sur une gondole ou même planer grâce à l’aile volante de Léo !
Les combats demeurent hyper spectaculaires, avec des chorégraphies propres à chaque arme : tout est plus technique, même les tactiques de fuite. Tout est question de timing bien que le lock aide énormément - sans oublier la fameuse botte de "je t'attrape et je t'égorge" qui fonctionne toujours aussi bien. Ezio peut aussi effectuer des nouveaux mouvements : ainsi, planqué dans une botte de foin, agrippé sur le rebord d'une tour, juché sur une poutre, il fait preuve d'une précision chirurgicale pour tuer.
Pour conclure, je vous dirais que j'apprécie la progression qui va crescendo dans l'aventure... Que
le jeu est beaucoup moins linéaire que le premier. Que c'est une véritable symphonie visuelle et sonore, un opéra orchestré avec maestria... Un spectacle qui nous éblouit tout du long. N'importe quel joueur ne peut qu'adhérer à l'univers global - et même si l'I.A ennemie est faible,
Assassin's Creed II est loin de mériter un
vade retro !
En cette période de fin d'année, la guerre du soft qui trônera sous le sapin fait rage...
Assassin's Creed II est un sérieux challenger... Malheur aux vaincus.
Note générale : 18 / 20
Grégory Vhé