Notes de tournage...16 décembre 2005 - 78 millions d'euros pour Astérix aux jeux olympiques !
Le troisième film tiré de la célèbre bande dessinée relatant les aventures d'Astérix et Obélix sera tourné en Espagne, avec un budget annoncé de 78 millions d'euros !
Ce troisième volet cinématographique fait suite à Astérix Et Obélix Contre César de Claude Zidi et Astérix Et Obélix : Mission Cléopâtre d' Alain Chabat. Il devrait être réalisé par Frédéric Forestier (Les Parrains avec Gérard Lanvin, Gérard Darmon et Jacques Villeret). Le casting de ce nouvel « Astérix » est hétéroclite… Alain Delon incarnera Jules César, Jean-claude Van Damme sera l'athlète romain Cornedurus et le rôle d'Obélix devrait être repris par Gérard Depardieu. Quant à Astérix, joué les deux fois précédentes par Christian Clavier, il devrait être interprété par l'acteur montant Clovis Cornillac, actuellement à l'affiche du film Le Cactus. Selon les médias espagnols, le film comptera également des apprentis acteurs aussi prestigieux que Zinedine Zidane, David Beckham et Michael Schumacher.
Le film, qui devrait réunir quelque 300 acteurs et figurants, sera tourné dans le complexe de studios de la Ciudad de la Luz, à Alicante, au sud-est de l'Espagne. Francisco Camps, le président de la région de Valence, a indiqué que le budget total du film serait de 78 millions d'euros, « dont 28 resteront à la ville d'Alicante ». La date de début de tournage est prévue pour mai 2006, pour une sortie en salles en décembre 2007, mais ces informations n'ont pas été confirmées. Patience… A propos du filmÇa commence comme un rêve d’enfant. Il y a longtemps en effet que Thomas Langmann rêvait de porter lui-même Astérix à l’écran. C’est d’ailleurs lui qui est à l’origine de la transposition au cinéma des aventures du petit Gaulois. Grand fan depuis toujours des albums de Goscinny et Uderzo et sûr du succès que remporterait une adaptation en chair et en os, il a fait croire, il y a quinze ans, qu’il était mandaté par son père, Claude Berri, l’homme-phare du cinéma français, pour jeter les bases d’un tel projet et a organisé, avec la complicité de la fille du dessinateur d’Astérix, Sylvie Uderzo, la rencontre entre les deux hommes. On connaît la suite : Astérix Et Obélix Contre César, réalisé par Claude Zidi en 1999, 9 millions d’entrées France. Astérix Et Obélix : Mission Cléopâtre, réalisé par Alain Chabat en 2002, quasiment 15 millions de spectateurs français. Et c’est lorsqu’a capoté le troisième projet, Astérix en Hispanie, que Thomas Langmann, a décidé, avec sa société, La Petite Reine, et toujours le soutien de Pathé, de se lancer lui-même à l’assaut du monument Astérix. La préparationAprès la visite de plusieurs sites en Europe et en Afrique du Nord, ce sont les tout nouveaux studios d’Alicante, « La Ciudad de la luz », en Espagne qui sont choisis. 95 % du tournage se déroulera là. En dehors d’apports financiers non négligeables, d’une situation climatique idéale, d’une infrastructure flambant neuve, ces studios disposent aussi d’immenses « backlots », vastes terrains vierges dominant la mer sur lesquels va pouvoir être installé l’un des décors phares du film – et l’un des plus spectaculaires jamais construits pour un film français : le stade olympique. La conception en est confiée à Aline Bonetto, la fidèle décoratrice de Jean-Pierre Jeunet, qui travaille avec lui depuis Délicatessen et pour qui elle a créé les décors impressionnants des tranchées d’ Un Long Dimanche De Fiançailles (qui lui a valu son deuxième César et sa première nomination aux Oscars). Le CastingChemin faisant, Thomas Langmann et Frédéric Forestier composent le casting. Et peu à peu, Clovis Cornillac, Gérard Depardieu, Alain Delon et Benoît Poelvoorde sont rejoints par Stéphane Rousseau, le comique québécois, qui sera Alafolix, le jeune premier gaulois, Vanessa Hessler, sublime jeune fille italo-américaine qui jouera la princesse Irina et dont les Français connaissent le visage depuis la publicité Alice, Franck Dubosc, qui ressemble comme un clone au barde Assurancetourix, Jean-pierre Cassel, qui a pris les traits du druide Panoramix (ce sera l’un de ses derniers tournages), mais aussi José Garcia, âme damnée de Brutus, Alexandre Astier, créateur et héros de Kaamelott, lieutenant de Brutus, Elie Semoun, et Bouli Lanners, complice belge de Poelvoorde, méconnaissable sous la perruque, la barbe et la toge du roi grec Samagas, Francis Lalanne (autre barde, aussi insupportable qu’Assurancetourix). Les rejoindront aussi Jérôme Le Banner, champion du monde de K1, boxe pieds- poings, qu’on dirait dessiné par Uderzo, sous les traits d’un centurion, Nathan Jones, le géant découvert dans Troie aux cotés de Brad Pitt. Le tournageLe 19 juin 2006, le tournage débute pour quelques jours dans la forêt de Fontainebleau où Uderzo, accompagné de sa fille et de son gendre, Sylvie et Bernard de Choisy, associés à la production du film, viennent découvrir Clovis Cornillac en Astérix et retrouver Gérard Depardieu en Obélix. Mais très vite, l’équipe se retrouve à Alicante dans les studios dominés par le stade olympique. Elle va y rester jusqu’aux premiers jours de novembre... Pendant tous ces longs mois, « La Ciudad de la luz » va ressembler à une ville en chantier, au Q.G. d’une armée en campagne, à une véritable usine tout entière dédiée à Astérix, avec d’immenses entrepôts où l’on va de l’un à l’autre grâce à de petites voitures électriques. Ateliers de construction, de finition, de peinture, de couture, de coiffure, rayonnages interminables de costumes, d’accessoires, d’armes et boucliers, de postiches... La post-productionA côté du montage, qui a d’ailleurs déjà débuté parallèlement au tournage, et de la musique, dont Frédéric Talgorn, le compositeur d’ Anthony Zimmer et de Nos Jours Heureux, a déjà écrit l’essentiel, la partie la plus lourde et la plus longue de la post-production, qui durera de décembre 2006 à octobre 2007, est bien sûr la réalisation des effets spéciaux puisqu’il y aura dans le film plus de mille plans truqués... Pour répondre au volume de travail par rapport aux délais dont il dispose, le superviseur des effets visuels, Christian Guillon de E.S.T. a réparti la charge entre trois sociétés. De 150 à 200 personnes peuvent ainsi travailler en même temps sur le film. Pour leur simplifier la tâche, il a préféré limiter les allers-retours entre les différentes sociétés et a confié des séquences entières à chacune. Buf s’occupe du rêve de Brutus lorsqu’il se voit à la tête d’une armée innombrable, et du stade où il faut rajouter les gradins et y faire vivre la foule des spectateurs. Dubois a en charge l’extension numérique des décors, rajoutant ces éléments qui vont donner une dimension supplé- mentaire aux palais de Samagas et de César, et créant les extérieurs du palais de César, de Rome ou d’Olympie. Ainsi que les effets « bourre pif », liés à la prise de potion magique et à ses conséquences : effets d’illumination, de vitesse, de surnaturel, etc. A Microsimage reviennent les cascades, et notamment celles de la course de chars... Tout cela est assez complexe parce que le résultat doit être parfait en termes de mouvement de caméras, de rendu de l’image, de couleur. On ne doit pas voir la différence entre le vrai et le faux, entre ce qui a été tourné « en vrai »et souvent en extérieurs, ce qui a été filmé sur fond bleu en studio et ce qui est rajouté virtuellement... Entretien avec Gérard DepardieuC’est la troisième fois que vous retrouvez le personnage d’Obélix. Qu’est-ce qui vous touche chez lui ?
Gérard Depardieu – L’amour qu’il a pour les choses et les gens qui l’entourent. C’est quelqu’un qui n’a aucune mauvaise pensée. Il ne voit pas le mal – c’est quand même reposant ! En plus, s’il lui arrive de le voir, il s’amuse avec. C’est quelqu’un d’extrêmement intelligent qui, grâce à la potion magique, est muni d’une force incroyable qu’il n’utilise jamais à mauvais escient. C’est la beauté de cette bande dessinée... Entretien avec Clovis CornillacVous souvenez-vous de la première fois que Thomas Langmann vous a proposé de jouer Astérix ?
Clovis Cornillac – Très bien puisque... je lui ai dit non ! Cela devait être au début de 2005. Je trouvais que ça n’avait pas beaucoup de sens. Je ne comprenais pas pourquoi il me le proposait. Heureusement, il a insisté et est revenu plusieurs fois à la charge. Entretien avec Alain DelonAvez-vous été surpris que Thomas Langmann vienne vous proposer de jouer César dans Astérix Aux Jeux Olympiques?
Alain Delon –Disons que je n’ai pas été surpris par César mais que j’ai été surpris par le contexte d’ Astérix! C’est tout à l’honneur de Thomas Langmann d’avoir insisté pour me faire lire le scénario bien qu’ayant déclaré que j’arrêtais le cinéma. Hormis une petite participation dans Les Acteurs de Bertrand Blier, je n’avais pas fait de film depuis 1998, depuis Une Chance Sur Deux. Lorsque j’ai refermé le scénario, j’ai dit : « Je le fais ». C’est aussi simple que ça. Astérix Aux Jeux Olympiques est donc mon retour au cinéma. J’ai trouvé le scénario vraiment bien et le rôle fabuleux. Et en même temps inattendu – pour l’acteur que je suis et que connaissent les spectateurs. Entretien avec Benoit PoelvoordeComment définiriez-vous le Brutus que vous jouez dans Astérix Aux Jeux Olympiques ?
Benoît Poelvoorde – C’est très simple : je suis le fils de César et je veux devenir César à la place de César. Comme Iznogoud ! Je veux tuer mon père et aussi gagner les Jeux Olympiques pour obtenir la main de la princesse Irina. Je suis donc le méchant ! Entretien avec Thomas Langmann et Frédéric ForestierThomas, qu’est-ce qui vous touche tant dans les albums d’Astérix?
Thomas Langmann – Pour moi, c’est lié à l’enfance. J’ai toujours eu une très grande tendresse pour les albums et surtout pour Obélix. Quand je lisais la B.D., que je voyais les dessins, que je regardais la couleur des sangliers et que je voyais Obélix manger des sangliers, ça me donnait faim ! C’est un personnage qui n’a pas d’âge, qui a cette force incroyable et en même temps toujours l’envie de reprendre une goutte de potion magique. Il est à la fois généreux et sans retenue. C’est vraiment un personnage de mon enfance. A côté, Astérix est plus adulte, plus réservé, plus français sans doute, mais il est bien plus complexe qu’il n’en a l’air, et ce qu’a très bien compris Clovis... |
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