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Au bout du compte, c’est l’ordre qui compte. Pourquoi s’encombrer de détails ? On ne peut pas faire une omelette sans casser des oeufs. “
Capitaine Biggs
Grandir dans les rues de Los Angeles a marqué
David Ayer. Son Los Angeles, celui de South Central, n’est pas celui qu’on rencontre le plus souvent sur le grand écran. La plupart du temps, les quartiers difficiles de L.A sont présentés comme des rues infestées de gangs et de drogue, et aux fusillades incessantes. «
Mon Los Angeles est un monde vivant » explique
David Ayer. «
Ce n’est pas juste un monde de gangs, c’est aussi un monde de familles, d’enfants et de mères, un univers d’une incroyable richesse et c’est quelque chose que j’ai toujours voulu revisiter ». «
Le L.A de David est un endroit coloré, empli de vie » dit le Chef Décorateur
Alec Hammond.
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Les atrocités n’arrivent pas dans des endroits isolés. Elles sont perpétrées à quelques mètres de familles avec des enfants, et des vendeurs de glace. » Le tournage dura quarante et un jours, la plupart desquels furent, des extérieurs nuit et en situation dans les quartiers les plus mal famés de Downtown Los Angeles, où les tournages ne s’aventurent que rarement... «
On a tourné ce film dans les endroits les plus défavorisés et désespérément pauvres de Los Angeles, mais la manière dont nous avons été reçus était tout simplement bluffante » remarque
Erwin Stoff.
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Les habitants n’auraient pas pu être plus accueillants. Où que nous allions, ça se transformait en fête de quartier. C’était une des grosses surprises du tournage. » Le plateau de tournage était entièrement bilingue. Ayant grandi entouré d’hispanophones, Ayer parle couramment la langue. Sur le plateau, il a créé un environnement reflétant le paysage culturel de Los Angeles. «
Lorsque je suis arrivé sur ce projet, j’étais intimidé face à ces acteurs qui avaient mis en moi toute leur confiance » note
David Ayer. «
Ça a été un grand challenge, mais je suis vraiment fier d’avoir mené ce projet jusqu’au bout. »