« L’objectif premier était de faire exprimer le vécu, de traduire en paroles les sentiments éprouvés au cours de l’ascension », explique Rémy Tézier. En montagne on parle peu, on vit... C’est là tout le talent de Catherine : pas de textes écrits d’avance, seulement les mots justes, ceux qui illustrent à merveille le plaisir et le rêve de grimper, tout simplement.
Comme l’exprime
Bernard Giraudeau, le narrateur, « d’habitude elle disparait... Cette fois elle nous emmène et livre un peu d’elle-même et de la passion qui l’anime ».
C’est en juin 2006 que débute le tournage, après des repérages réalisés à la fin de l’hiver. Un tournage qui va durer 2 mois, entre 3 000 et 4 500 m d’altitude.
L’alternance entre les prises de vues depuis la paroi et les prises aériennes donne au film tout son caractère : le spectateur vit la cordée, mais ne perd pas de vue l’immensité de la Montagne. Pour la première fois un film de montagne est tourné avec des moyens de cinéma : une véritable innovation dans les moyens techniques, comme l’utilisation de la grue pour permettre de réaliser des images aussi bien intimistes -les échanges des compagnons de cordée- que spectaculaires, de l’immensité de la montagne.