Notes de Prod. : Away we go

    en DVD le 24 Mars 2010

Entretien avec Dave Eggers et Vendela Vida (Scénaristes de Away we go)

Comment vous est venue l’idée du scénario de Away we go ?
Le premier de nous deux à avoir eu une expérience en matière de scénario a été Dave, lorsqu’il a coécrit Max Et Les Maximonstres avec Spike Jonze. Ce devait être en 2005. Tandis qu’ils progressaient dans leur travail, cette forme d’écriture particulière nous est devenue peu à peu plus familière et nous nous sommes sentis prêts à nous lancer. Notre première idée était de parler de la difficulté d’élever un enfant dans ce qui était à l’époque une bien étrange Amérique. Nous nous sommes demandé s’il existait un moyen d’élever un enfant de façon rationnelle dans cet environnement... Tout est parti de là. Mais ensuite, l’idée conductrice a pris une direction différente.

Comment s’est déroulée l’écriture proprement dite ? Travaillez-vous côte à côte, parlez-vous ensemble des scènes ou les écrivez-vous l’un après l’autre ?
Nous avons tout écrit ensemble. La plus grande partie du texte est née dans le canapé du salon, juste avant et juste après la naissance de notre fille. Nous nous asseyions ensemble dans le canapé, et quand elle dormait ou que Vendela l’allaitait, nous parlions des scènes et l’un de nous les tapait. Le principe, c’était de nous faire rire l’un l’autre.

Quelle est la part de votre expérience personnelle dans cette histoire - concernant notamment la grossesse, la recherche d’un foyer, la progression vers l’âge adulte ?
Étrangement, elle est très faible. La seule chose qui soit vraiment liée à notre expérience personnelle, c’est que nous avons deux enfants, et que le couple du film va en avoir un. Pour le reste, il est curieux de constater combien il y a peu de ressemblance entre notre vie et celle de Burt et Verona. Pour commencer, nous n’avons jamais eu à nous poser la question, alors que le bébé était en route, de savoir où nous allions vivre. Nous vivions au même endroit depuis longtemps, et les grands-parents de notre fils et notre fille habitent juste à côté depuis leur naissance. Nous avons eu la chance d’être plus installés que Burt et Verona, d’avoir déjà nos racines. Nous avons seulement imaginé ce que ce serait d’être moins attaché à un lieu, de voyager çà et là, d’essayer de se représenter sa future famille dans tel État ou telle ville... Au fil du temps, nous avons écrit quelques scènes qui étaient plus proches de ce que nous avions nous-mêmes vécu, mais ce qui est bizarre, c’est qu’elles ont finalement été supprimées. Elles n’étaient plus aussi drôles sur le papier, ou bien elles ne correspondaient pas à la personnalité des protagonistes. En définitive, le film est quasiment à 100% de la fiction.

Y a-t-il des éléments dans certaines scènes d'Away we go ou bien des traits de caractère des personnages qui sont inspirés de votre vie ou de celle de vos proches ?
Pas directement de nos amis, mais peut-être de styles deparents que nous avons pu observer autour de nous. Dans le film, Burt et Verona entament un grand voyage pour essayer de trouver un endroit où s’installer, mais ils essaient aussi de savoir quel genre de parents ils vont être, et quel genre d’enfance ils veulent offrir à leur enfant. Nous avons donc voulu montrer différentes sortes de parents - ceux qui ne censurent rien de ce qu’ils disent devant leurs enfants, ceux qui gardent un œil sur eux en permanence, ceux qui finalement ne veulent pas être parents...

Avez-vous volontairement cherché à éviter certains clichés du couple, comme par exemple un affrontement ou une rupture dans la deuxième moitié de Away we go, une réconciliation... ?
Nous savions que ce couple avait un bébé en route, et si nous les avions fait rompre au beau milieu du film, ils seraient passés pour des gens vraiment irresponsables. Nous avons donc décidé très tôt que nous ne voulions pas d’une rupture, suivie par le montage habituel de scènes qui les montrent chacun seul de son côté, ou avec leur meilleur ami, ou tristes et solitaires dans un bar bondé... Nous pensions que nous étions en train d’essayer d’écrire sur un couple qui s’aime vraiment beaucoup, où chacun sait les défauts de l’autre, et qui sont déterminés à rester ensemble. Nous nous sommes dit que la partie conflictuelle de l’histoire devait venir d’ailleurs, d’un horizon moins stéréotypé.

Carnet de tournage sur Away we go

Le 2 mai 2008 - Du changement chez Sam Mendes
Ça va vite à Hollywood ! Tellement vite que Sam Mendes n’a pas encore eu le temps de trouver un titre à sa comédie. Du coup, Toni Colette qui devait initialement rejoindre le tournage du film en avril, se voit chiper la place par Maggie Gyllenhaal. Et oui, les retards de tournage, ça se paye cash.
Au cas où vous auriez loupé les news sur le film de Mendes, voici un petit résumé. On y verra un couple, John Krasinski et Maya Rudolph, qui part à la recherche d’un foyer chaleureux où il pourra s’installer et construire une famille. Pour les besoins du scénario, co-signé Dave Eggers et Vendela Vida, Maggie Gyllenhaal incarnera une vieille amie de Krasinski devenue professeur.

Away We Go : Notes de Production

Partir pour se trouver
Away we go est le premier film que Sam Mendes réalise d’après un scénario original depuis AMERICAN BEAUTY. Il confie : «J’éprouvais le désir de travailler sur un scénario qui ait été écrit par des auteurs confirmés. Celui de Dave Eggers et Vendela Vida était excellent, le ton était léger tout en traitant d’un sujet sérieux. Et surtout, il m’a beaucoup fait rire ! »

Away we go, un film vert

Away we go est un film ‘‘vert’’ : durant le tournage, des carburants alternatifs ont été utilisés, 49% des déchets ont été recyclés ou transformés en compost, et les émissions de carbone ont été significativement réduites. Ces consignes ont été respectées tout au long du tournage qui a conduit l’équipe dans trois États américains différents, le Connecticut, l’Arizona et la Floride, au cours du printemps 2008.
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • Paris 14h : 1 043 entrées
  • 1er jour IDF : 7 077 entrées
  • 1ère semaine IDF : 64 632 entrées
  • Cumul IDF : 159 484 entrées

  • 1ère semaine France : 107 127 entrées
  • Cumul France : 264 174 entrées