Afin de donner une nouvelle dimension aux poursuites automobiles,
Jerry Bruckheimer et
Michael Bay ont décidé d’aller le plus loin possible, aussi bien dans le choix des véhicules impliqués que dans les lieux de tournage et la façon de filmer.
Le réalisateur explique :
"Les trois points ont été particulièrement travaillés. Nous avons utilisé des Ferrari qui ont été testées par le célèbre pilote cascadeur Henry Kingi sur la piste d'un aéroport pour définir tout ce qui était possible en matière de manœuvrabilité et de contrôle de trajectoire."
Pour les besoins du film, la production a réussi à obtenir l’autorisation exceptionnelle de fermer l’immense et spectaculaire voie Mc Arthur de Miami, l’une des artères les plus célèbres et les plus fréquentées de la mégapole.
Jerry Bruckheimer raconte :
"La poursuite qui s’y déroule tient sur une seule page du script, mais elle nous a demandé des mois de préparation, des dizaines d’autorisations et quatre jours de tournage !"
Avec le concours des autorités et des différents services techniques de la ville et de l’Etat de Floride, la circulation a été détournée. Ce sont plusieurs dizaines de milliers de véhicules particuliers qui ont dû être renvoyés sur des déviations. Sur la voie Mc Arthur, seules des voitures pilotées par des cascadeurs sont présentes au moment de l’action.
Michael Bay confie :
"C’est toujours un cauchemar. Il faut coordonner plusieurs dizaines de véhicules et plusieurs caméras, et si un seul de ces éléments impliqué ne fait pas exactement ce qui est prévu, il faut tout recommencer, effacer les traces de dérapage sur le bitume, enlever les débris. C’est incroyable le temps que tout cela prend, mais ça en vaut vraiment la peine visuellement."
Afin de filmer les courses poursuites comme le souhaitait
Michael Bay, Andy Gill et Steve Picerni, les coordinateurs des cascades, ont mis au point un véhicule spécial.
Steve Picerni raconte :
"Michael voulait pouvoir filmer les voitures de très près, afin de placer le spectateur au centre de la course. Il fallait un véhicule de faible encombrement, très bas de caisse mais tout de même capable de rouler à plus de 100 km/h en portant une ou deux caméras 35 mm ! Nous avons équipé le châssis d’un grand kart avec un moteur gonflé. Les caméras étaient réparties sur tout le véhicule, qui ressemblait à un blindé échappé de Mad Max ! Cet outil nous a permis de nous glisser au plus près de l’action, frôlant les bolides. Il fallait une maîtrise du pilotage rarement atteinte pour un film. Les images sont à couper le souffle."
Jerry Bruckheimer conclut :
"BAD BOYS II obéit à une logique toute simple : à travers des retrouvailles avec des personnages auxquels le public s’est attaché, nous voulons emmener chacun dans une aventure aussi spectaculaire que fun ! Cramponnez-vous !"