Comment était-ce de créer des décors pour Werner Herzog ?
Werner Herzog a été à mes débuts une de mes influences majeures. Pour moi son approche est celle d’un documentariste, par opposition à mon expérience et mon travail qui est plus porté sur la narration. Ses univers découlent de la réalité qu’il crée, et mon travail était, à travers les décors, de l’aider à définir les personnages et les différents endroits du film.
Quelle a été votre approche visuelle dans la conception des décors ?
Le fait de tourner à
La Nouvelle-Orléans nous a permis beaucoup de liberté. Le personnage de
Nicolas Cage a des traits de caractère qui ressemblent à certains aspects de la ville comme le désastre, la souffrance et la dépravation, et on retrouve tout au long du film plusieurs thèmes et éléments visuels comme l’eau et la religion. Avec Leonard Spears, mon ensemblier, nous avons disséminé dans le film toute une iconographie religieuse qui accompagne le personnage et fonctionne comme un hommage.
La Nouvelle-Orléans est une ville très catholique, et cela forme un excellent contraste avec le personnage de Nicolas.
Quelles difficultés avez-vous rencontrées ?
Werner n’aime pas beaucoup discuter de la conception des décors. Cela m’a laissé une grande liberté créatrice, mais cela a aussi posé un certain nombre de problèmes. Par chance, Werner a beaucoup aimé les décors que j’ai créés pour le film.