Notes de Prod. : Bande de sauvages

    en DVD le 13 Décembre 2007

Le Tournage

Une fois que les acteurs ont été prêts à enfourcher leurs machines,tout le casting, l’équipe technique et des centaines de Harley ont embarqué pour le Nouveau-Mexique, où a été tourné Bande De Sauvages. Albuquerque a servi de décor pour la ville de Cincinnati,et les montagnes et forêts environnantes ont été utilisées pour tous les paysages traversés durant l’aventure.
Bien que situé sous une latitude clémente, le climat du Nouveau-Mexique est facilement changeant. Walt Becker raconte : “Comme c’est un road-movie, nous avons passé trois mois en plein air. Durant le tournage, nous avons eu des tempêtes de poussière, des minis cyclones et des pluies torrentielles. Nous avons aussi eu des journées où il faisait 40 degrés avec un vent constant de 60 km/h toutes les après-midi. C’était à se demander si on ne tournait pas Lawrence d’Arabie !”
Bien que la majorité des scènes aient été tournées sur la route, d’autres ont aussi été filmées en intérieurs, les premières étant celles se déroulant dans les confortables maisons de Cincinnati appartenant aux personnages phares, les autres étant celles prenant place dans cette poussiéreuse ville de western encerclée par les Del Fuegos. Afin de construire un univers reflétant le contraste entre les quatre banlieusards et les terrifiants Del Fuegos, Walt Becker a fait appel au chef décorateur Michael Corenblith. Michael Corenblith raconte : “J’ai adoré l’idée de mélanger l’esprit Easy Rider et des éléments se rapportant plus au western. J’étais aussi attiré par le fait de matérialiser un voyage à travers tout le pays en ne tournant que dans un seul Etat.”

Le chef décorateur poursuit : “La palette de couleurs évolue beaucoup durant le film. Au début les couleurs sont simples et un peu fades, comme celles que l’on utilise dans les bureaux et hôpitaux, ensuite elles évoluent jusqu’à cette explosion de teintes vives au cours du Festival au Nouveau-Mexique. Ce contraste entre deux mondes est aussi sensible dans les deux bars de bikers du film. Le premier est le repaire de nos quatre compères à Cincinnati : le Byker’s Island. Cet endroit est une mise en scène de l’idée que se font les gens d’un bar de bikers : des choppers en vitrine, un gros logo bien visible, et tout un tas de babioles en vente. Mais dans ce genre de bar tout n’est qu’apparence.
Le bar des Del Fuegos est tout son contraire : c’est un vrai bar de bikers, un club fermé à la gloire de ses clients et de tout ce qu’ils pourront trouver à boire.”
Le décor du bar des Del Fuegos a été créé sur le site historique du Bonanza Creek Ranch qui a été utilisé dans des douzaines de westerns comme The Lone Ranger, Silverado, Young Guns ou “Lonesome Dove”. Michael Corenblith explique : “Je savais que Walt Becker voulait un décor qui ne soit pas étranger au public, alors j’ai fait ce bar qui est un croisement entre un saloon de western et un bar de la Route 66 avec une architecture hybride et une belle double-porte de cow-boy dans la plus pure tradition du genre.”
La majeure partie du tournage s’est déroulée à Madrid, au Nouveau-Mexique, un village de mineurs du XIXe siècle devenu ville fantôme puis ensuite réhabilité par une communauté d’artistes. Dans le film, cette ville est harcelée par les Del Fuegos.
Le producteur Mike Tollin se souvient : “Nous voulions que la ville soit la plus réaliste possible : pas trop jolie, ni trop petite ou trop grande. Il fallait que l’emprise des Del Fuegos sur cette communauté reste crédible.”
A Madrid, le chef décorateur Michael Corenblith a aussi créé un autre décor très important pour l’histoire : le restaurant “Maggie’s Diner”.
Il explique : “Cet endroit est véritablement le cœur de la ville, l’endroit où se déroule pratiquement toute l’action. Il a été construit sur une propriété inoccupée en utilisant tous les clichés des petits restaurants que l’on trouve le long de la mythique Route 66: des alcôves confortables, un gros comptoir avec des tabourets, et un plafond tôlé. D’une certaine façon, nous avons transformé cette vieille bourgade de mineurs en une sorte de petite ville de campagne.”
Pour les besoins d’une scène clé du film, le Festival du Chili de Madrid, Michael Corenblith a même construit une charmante place de village sur un parking vide en le décorant de belvédères, de jardins et de banderoles de fête. L’effet produit était tellement sympathique que les résidents ont même proposé d’organiser prochainement un véritable Festival du Chili !

Une autre création impressionnante de Michael Corenblith est cette source d’eau chaude censée se trouver dans le parc des Ozarks en Arkansas. Comme aucun lieu ressemblant ne se trouvait au Nouveau-Mexique, Michael Corenblith s’est servi d’un petit ensemble de pierres dans les montagnes de Jemez, sur lequel il a sculpté de faux rochers pour parvenir à créer une petite source idyllique. Ayant tourné Milagro de Robert Redford dans la même région, le directeur de la photographie Robbie Greenberg connaissait déjà la beauté du Nouveau-Mexique. Il possédait tout le talent nécessaire pour capter sa lumière toujours changeante.
Walt Becker confie : “Je pense vraiment que cette comédie est meilleure grâce au travail de Robbie Greenberg. Il ne voulait pas donner à ce film le même éclairage un peu outré que l’on peut voir dans toutes les grosses comédies américaines. Sa lumière est vraiment très riche et très belle, cela permet de capter à la fois tout l’humour et toute l’intensité dramatique de l’histoire. Grâce à lui,les acteurs ont l’air merveilleux dans toutes les scènes.”

C’est à la chef costumière Penny Rose, connue pour son travail sur Pirates Des Caraibes, qu’est revenue la tâche d’habiller les personnages du film. Bien qu’il y ait une grosse différence entre habiller des pirates et des bikers, Penny Rose y voyait un certain lien. Elle raconte en plaisantant : “Après tout, c’est un peu le même sujet : des garçons et leurs jouets! ”
Penny Rose voulait insister sur le caractère de chaque personnage. Elle explique : “En lisant le scénario, j’ai senti que bien qu’il s’agisse d’une comédie, c’est une histoire qui a aussi une grande profondeur. On ne peut qu’être touché par ces quatre personnages et je souhaitais qu’ils aient tous une apparence bien distincte.”
Pour y parvenir, Penny Rose a longuement discuté avec Tim Allen, John Travolta, Martin Lawrence et William H. Macy afin d’habiller chacun en accord avec l’image qu’ils avaient de leur personnage.
Elle se souvient en particulier d’avoir passé un très bon moment avec William H. Macy et son mémorable costume. Elle raconte : “Dudley a un look bien précis. J’ai envoyé à William un plein chargement de casques et il a sauté sur le modèle Outrider 1940. A cause de son look vraiment rétro, ce casque a conditionné tout le reste de son costume. Ses lunettes bizarres qui se fixent derrière la tête et se rattachent devant l’une à l’autre avec des aimants allaient parfaitement avec l’ensemble, j’ai insisté pour qu’il les porte sur le tournage car il était vraiment hilarant avec.”
William H. Macy commente : “Mon costume était vraiment chouette mais à la réflexion, je ne sais pas si c’était vraiment une bonne idée de porter des pantalons en cuir noir au Nouveau-Mexique en plein mois de juillet !”
Afin d’habiller les quatre acteurs et tous les Del Fuegos, Penny Rose a utilisé toute une gamme de tenues de motards, des plus classiques aux plus modernes, tout en restant fidèle à Harley-Davidson qui a fourni à la production quelques-uns des objets les plus représentatifs de la marque. Penny Rose raconte : “Les services de Harley-Davidson ont été remarquablement coopératifs. Ils ont fourni des blousons, des pantalons, des casques, tout ce que nous voulions. Ils ont été extrêmement généreux.”
Walt Becker résume son expérience sur le tournage : “Quand vous faites un film avec une demi-douzaine d’acteurs de classe mondiale et une équipe technique merveilleuse, le défi est de permettre à tout le monde de prendre du bon temps. Il y avait tellement de talents que chaque matin, je me réveillais en me disant que tout cela était un rêve.”
Mike Tollin conclut : “Nous nous sommes beaucoup amusés sur le plateau, mais ce qui est resté à la fin, c’est cette soif d’aventure qui s’est allumée en chacun de nous. A la fin du tournage, tout le monde ne parlait plus que de faire sa propre virée à moto, comme nos quatre personnages !”

Notes de Tournage

Le 6 janvier 2006 - John Travolta et Tim Allen en duo dans une comédie ?
John Travolta (Pulp Fiction, Volte Face) et Tim Allen (Galaxy Quest) devraient très prochainement partager pour la première fois l'affiche d'une comédie intitulée Wild Hogs.
Si les négociations aboutissent, les deux acteurs interpréteront les rôles principaux de ce film où quatre hommes d'âge mûr décident de rompre avec la monotonie de leur vie et de réaliser leur rêve en devenant motards. Ils partiront alors à l'aventure dans l'espoir de rencontrer les vrais Hell's Angels.
Produit par Tollin/Robbin Productions, Wild Hogs sera réalisé par Walt Becker (Le coup de Vénus, American Party - Van Wilder Relations Publiques) d'après un scénario de Brad Copeland. Habitué des comédies populaires depuis Super Noel en 1994, Tim Allen ne devrait pas être dépaysé par le script. John Travolta tentera lui de renouer avec le succès après les échecs successifs de The Punisher (2004) et Be Cool (2005). Wild Hogs réconciliera-t-il l'acteur avec le box office ? Réponse en 2007…

Notes de production

Il fut un temps où partir sur sa moto au hasard des routes et des rencontres était le summum de la rébellion face à une société normalisatrice. En ce temps-là, l’essence ne valait rien,on ne parlait pas d’assurance et Dennis Hopper réalisait Easy Rider. Aujourd’hui, les choses ont bien changé et la plupart des motards enfourchent leurs engins uniquement le week-end pour faire le tour de la ville. Ils tentent de retrouver un peu de cet esprit de liberté qui brûle encore sous leur costume de cadre, de père de famille,dans leur vie bien rangée...
 

Box-office au 08 Janvier 2010

  • 1ère semaine IDF : 42 980 entrées
  • Cumul IDF : 99 516 entrées

  • 1ère semaine France : 150 362 entrées
  • Cumul France : 400 146 entrées